Dingu'ego
Et tous les dimanches, s’en suivent
Les mêmes à tous ceux qui
Et tous les dimanches, s’en épuise
Le même à tous ceux qui
L’idem à la savoir
Le rêve de se revoir…
Pas de grande poésie
Simple mot, un après l’autre
Où senteurs, couleurs, et puis
Dingu’ego, un si près de l’aorte
Alter propos, ce reflet
Qui jamais…
Et tournent les semaines, les saisons,
Tout ce qui freine, nenni raison,
Dans la peau, battement
Passion, dingu’ego, secrètement…
Et tous les dimanches, j’écris au ciel
J’applaudis les hirondelles
J’acclame le nuage qu’émerveille
Lorsque surgit cette pluie, qu’elle
Disait en soupir, me voilà
Le temps passe, ce dimanche, fracas
Et qu’importe si, comment ou pourquoi
Que le vent repousse mes rimes
J’allume un feu d’émois,
Passion, si grand privilège, hymne
D’avoir connu son regard
Sourire qui depuis, phare…
Chaviré...
Qui se souvient, d’hier pour demain
Qui répondra, prière d’essaims
Et aujourd’hui, sentir le souvenir
Comme un bouquet de fleurs
Et rien ne change, point d’échange
L’amour mélange, tous des anges
Le pire vient du meilleur
La nuit précède le jour, ailleurs
A tour de rôle, qui, se souvient
Qui comprendra, l’innerve dessein
Qu’au temps enrôle, le rêve, brasier
Doux moment à ses côtés…
Et rien ne dérange, ne s’arrange
L’amour phalanges, nous en grange
L’écrire éteint la blancheur
Seul, sur le banc des remparts, pleureur…
Déposé, masque au calme, lueurs
Si vague aux vagues horizons
Et au chant de sirène, rieur
Qui se souvient, unique plongeon…
Y a pas de prix, ni de vainqueur
Y a ni grandeur, ni vie infinie
Et assis, ma folie rime cette lueur
Et qu’importe la saleur, je n’oublie…
Hygièvie
Aimer à se détruire
Prisonnier dans cette peau
On a tous envie, besoin de sentir cette main sur nous, au plus intime, cajolant nos sens que mot ne pollue.
...
Écrire bien mieux que ceux qui lisent parfois
Vivre bien mieux que ceux qui disent aloi
Le reste n'a point d'importance
Suffit alors d'oser, existence
Lorsqu'aux pas, au long des remparts
La nostalgie, tristesse se déverse aux regards
De toute part jusqu'à ce phare
Celui qui se libère de ceux qui détiennent or
Celui qui s'amourache de ceux qui s'endorment
L'ambre paradisiaque, immense
Suffit alors d'essayer, existence.
Inespéré d'aimer inopinément
En destinée se rencontrer séant
Inavoué désir, complément
Trouverons bise, chaudement
L'étincelle commune
Suffit d’un poème, si doux
Si vous, lisez crème, de vous
L’étoile allume l’espoir,
Fleur d’un baiser, à voir…
Et dans la forêt, il y avait
Plus qu’un conte de fée
De loups, d’ours mal léchés
En suivant les arbres,
Après le ruisseau, il y avait
Plus qu’une histoire mais
L’écrire, je n’en dirai pas plus…
Il y avait, ni chasseur, ni princesse
Il y avait ni château, ni diablesse
Viens, je t’y emmène, tu comprendras
Et quand tu verras, la couverture naïade, là
Tu sauras, tout nus tout bronzés, voilà
Tu comprendras, tous cru, tout enlacés, tu sauras
Le vivre, je n’en dirai pas plus…
Suffit d’un poème, si fou
Si vous lisez sexe, de vous
N’êtes l’étoile à mon âme
Couleur d’un baiser, flamme…
Impensable...
A quel moment, dans la chemise, sait-on
Ce vacarme incessant,
A quel moment, sous le soleil, dit-on
Chacha de cuba, envahissant
Et lorsque son regard croise le mien
Que ses mains prennent le pas
Le monde tourne, la vie prend dessein
La seule, pensée, indéniable negra
A quel instant, sous le chapeau, sort-il
L’oiseau du bonheur, illumine
A quel instant, scintille albumine
Sentiment sans blabla, idylle…
Et lorsque son sourire entre au mien
Que ses petits mots crèvent mon écran
Le monde tourne, la vie prend dessein
La seule, pensée, indéniable élan…
Vieux, Poe aime....
Dans un vieux poème, j’ai trouvé
Les mêmes souvenirs oubliés
Là où même certains trainent
Leurs amours qu’entrainent
Aux plages des senteurs
Chichi, pan bagnat, et ailleurs
Toutes celles, venues un été
Endiablées, mon chagrin
Les années en béton, enclin
Là où même certains daignent
J’ai aimé écrire, poétiser
Dans ces mots, l’émotion même
Là où mêmes remparts empoignent
Les ombres vagues qui témoignent
Ses substances, ambroisie…
Dans un vieux poème, j’ai moi aussi
Vu le tumulte, cœur adolescent
Devenu au fil des ans, maintenant
Papa, vieux quadragénaire envieillit
Là où même s’empare l’insouciance
D’indifférence qui au temps silence
Fronce le cœur, enraidit l’enfance
Où s’enlie, se lit et se lie d’alternance
Les vieilles poésies, provinces endormies
Si décadence, les mouettes ricanent
Là où même au vent, j’ai écris
Rien de ce que j’ai voulu, panne
Le rêve d’une cendrillon, oui
Manque son dernier baiser
Là où même, j’aimerai tant aimer…
Fou, tu, foutu regard...
Dans quelle ville, quelle gare
Camisole réponse
Et pour vous de toute part
S’obstine le silence
Sens aux sciences,
Immense défiance
Traité de fou, m’en fou !
Comprimés, interné
Et du coup, à genoux
N’ayez aucun regret,
Le style fraternel y est
Débile en corps mais ;
Et au bout, de partout
Des gouts, par-dessus tout
Dans quelle ville, quelle gare
Impossible réponse
Même sort, en amarre
Dans ces décors, défiance
Bien trop fou, je l’avoue
Dans quelle ville, quelle gare
Dans quelle fille, quel phare
Bout de moi, pour découvrir
Fou de pourquoi, enjoue, s’épanouir
L’incompréhension, test d’asile
Lignes, vos regards, conciles
Brûlant rêves, asphyxiant le poète
Comprimé de vos états, pleins la tête
Solitaire aux ailes d'écrits, plume
A cette même question, votre enclume
Dans quelle ville, gare aux fous...






