Mon coeur bat, rat !
Juste hier encore
Alors que la ville dort
Tu es venue, seule, souriante
M’as parlé, me disant
Je suis navrée, suis désolée
Je ne saurai, ne pourrai...
Les lumières se sont éteintes,
En résonne, tout dedans
Plus rien, le vide intérieur
Le silence, cri en résonnance
Pourtant tout avait si bien commencé
Si bien préparé cette matinée
Réservé banc avec vue, mer en douceurs
Mis brioche vintage, parfum de consonance
Tu es venue, seule, souriante
Tu m’as parlé, m’annonçant
Je suis navrée, suis désolée
Je ne saurai, ne pourrai
Mon âme s’est figée,
Mes yeux inondés
Respecter, apparence
Anéanti, mourir d’élégance…
La vie achemine toujours
Mon coeur au tien
Chaud matin
Tous idem
Hier assis aux remparts, vagues brisures
Noirâtre ombilicale
Lisez là ma douleur
Froide qu'explosive
Lisez cela depuis mon coeur
Expressive que dévastatrice
D'écrire bien plus que des maux
Planter, pieux au bonheur
Toucher dans mes fondements
Je ne supporte pas, douleurs
Je ne supporte plus, grondement
Et d'haleine sur, tous ces problèmes
Génitrice défaillante, blessante
Insupportable par delà même
Confrontation, besogne tuante
Lisez là ma détente
L'enfant, poumons d'amiante
Blessures, fossé, frustrations béantes.
Minuterie enclenchée
Reprogrammation, assez !
Promesse, plus jamais cela !
J’aurai voulu son cœur
Prodiguer doux baiser
Sans rien toucher
Liberté, ailleurs
J’aurai voulu, mon amie
Amnésie à la vie
Au bonheur promit
Espérer, épidémie
J’aurai voulu sa main
Tenir les lendemains
Regard aux saisons
Poète, déchainement
J’aurai attendu, mon amie
Elle ne viendra ici
Qu’ailleurs, fini
Accidenté, éblouis
J’aurai mortel au cœur
Sang tant, souffre douleur
Jamais je n’oublierai ceci
Flèche, soit ! je m’oublie…
Un baiser de vous
"L'amour est délicat : un rien le froisse ; tout dépend, sache-le, du tact de nos câlineries. Un baiser maladroit peut faire bien du mal.”
--Le baiser, Guy de Maupassant
Version troubadour
L’amour, pays du rêve et d’espoir
Si fragile à la frisure, mégarde
Que même tact ne le sauvegarde
Du froid, l’absence foutoire.
Un baiser, déposé réciproque
Câline d’entrevoir l’âme reflet
Si délicat, sache que
Tout pour un tel baiser
Flore Toulouse, coeur léger
Après-midi, pas dans les siens
Marchant aux berges de Garonne
Déambulant, nue main
Soleil d’automne
Qu’illumine d’espoir
Et jusqu’au calice, boire
L’inutile passion
L’impossible raison
Qu’elle dise enfin
L’unique ou pas
Qu’elle dise fin
Ou d’aventure, nous y voilà !
Briques roses où reflètent encore
Les sourires, les souvenirs
Du goût de son corps
Après-midi, soleil d’avenir
Avançant à ses côtés
Espérant cette réciprocité
Marcher déraison, avant ture
Sans lendemain, fermer devanture
Qu’elle dise sa faim
Tunique repas
Qu’elle dise enfin
Fermeture s’il n’y a !
St-Cyprien, terrasse d’un café
Rime sans liaison, amertume
Déflore Toulouse et m’inhume
Sentiment en cendres
Phénix, bel et bien mort
Plus de poésie, Arènes sort
Lorsque, elle, s’en va, nu regard
Fin, plus rien, vite mon phare…









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