Handicap invisible
Que devinrent Poètes sans plus de Muses
Tant de Pierrot sans Lune, de plumes mortes
Que devinrent Poètes sans rime qu’amuse
D’Amants sans Une, de feuilles aortes
La fièvre ruisselle, aux coups qui colportent
Ecarlates ailes, ce poids, nuées qui n’exhortent
Ma Rêvéalité évanouie…
Et pourtant, à l’intérieur, tout enfouit
Respire, transpire, d’écrire lyres
Et pourtant coup, chancelle le troubadour, ire !
Quel reste, jeunesse, bonheur au vent
Au fond, que des mots gavés, tourment
Beau printemps, doux souvenirs intérieurs
Qui reste là, clopin-clopant, philo meilleur…
FamiElle
Tant de silences, de pauses blanches
Des heures qu’on ne voit pas
Et tourne les aiguilles, les dimanches
Sans bonheur, on ne vit pas
La radio aux musiques grésillant
Les mêmes autrefois
Quatre mots sur accord grattant
Même refrain, même pourquoi
Applaudir ou détester au naufrage
L’amour du fond, cale d’indifférence
Là où même affamé, en esclavage
Je chante ce toi… abstinence…
Un pour unique deux pour mieux
Même si à trois, parbleu
Tout devient médicament blues
Un pour et deux, cieux
Même si à trois, adieux
Chante, chante, seuil Toulouse
Syndrome post-commotionnel
Lorsque demain, enfin, coup, étoiles fileront
Lorsqu’enfin, demain, doux, fiel sang
Je n’aurai ni mystère, ni battements hard
Ni fou, criant help cachets, cauchemar
Coup
Suffit juste d’un, ni plus, déchirure, suture
Pour que naissent tempos, aigreurs d’angoisses
Et fondent flèches de médocs, poisse !
Des rythmes juste d’un, mûr et endure…
Coup
Suffit, sans doute, ni moins, du temps à l’affaire
Pour que naisse hier et sourire sans douleur
Et qu’enfin cesse, ces vautours aux nuits d’aigreur
Passe le présent, rien que demain, pour….Être
Les fleurs du mal-être
Dans ce corps de solitude, lourdes artères
Blanc ou rouge, croisement en clous
Dérive cœur en coups
Battement, bats, bats en serre
Les fleurs du mal
Dans ce port de solitude, sourdes prières
Organes concert, carambolages en roue
Dérive l’esprit, mais où ?
Où ? là ? Là-bas, pas clair
Les fleurs du mal-
Être…
Ici au-delà
Sur ses lèvres, offense baiser
Lèvres apposées
Le sens, sentiment
Sûr, elle m’entraine, m’emmène
Sur, elle m’ensorcelle
Le sang, sentiment
Si, sale annale en mots
Si, male en râle d’ego
Le son, sentiment
Si sûr, mains en lit superposé
Enterrée, ciel, partagé
Le néant, néanmoins…
Entre nous
Parmi toutes ces mains qui croisent,
Qu’effleurent parfois mes sens
J’adore,
Le soleil aux regards, les plaisirs aux lèvres
Lorsque d’un bonjour, vous, fièvre
Encore
Démarche, senteurs privées, fou
Lorsqu’aux voix douces, choux
Amore
Jusqu’aux étoiles, rêve l’âme
Aux temps sinueux qu’enflamment
Vos corps
26/07/2011
vite un hasard
J’aimerai tant, au vent, souffle d’ans
Une bise tiède qu’enivre aux souvenirs
Un présent à cet instant
Je voudrai tant, au chant, douce enfant
En miel de lèvres, ce fou sourire
Qui fige ce poème soupirant
Tant à t’aimer, tant à oublier
L’inoubliable passé, à tes côtés
Tant à penser, tant te désirer
L’imaginable conte de fée
Et au pas, réveille-nous
Et à la vie, aimons-nous
Les Cendres aux freins à main
Entre mondes, refermer la parenthèse
Un point mit au bout, tout au bout
Fallait, trop à perdre, d’haleine
Entre prunelles, libérer Nous
Le rêve, la foi destructrice
Treize années, malheur fratricide
Alter, envers revers, l’enfer
Entre elle et moi, enfermer de parenthèse
Un point en terre, qu’enferme à terme
Entre cœur et raison, l’invisible infini, blesse
Croix de mer...
Sais-tu au nom du père, religions des liens
Parallèle sans croisade, l’illusion
Qu’à chaque signe, il y a
La peur, inexplicable
Sais-tu ma sœur qu’au fond de chaque regard
Après heurts, pervers remous de toute part
Qu’au fond tout au fond, il y a
Le pur sentiment, la même faim
Sais-tu ma mère qu’aux goûts sur nos lèvres
Après mets, parfums d’alcools qui sèvrent
Qu’au goût tous goûts il y a
Le souvenir, inévitable
Sais-tu mon frère qu’au bout de l’horizon
Après avoir voguer, flotter à travers fond
Qu’au bout tout au bout, il y a
Le même chemin, la même fin
L'huitre perle
.Un goût en masque.
Lorsque tu regardes dans la nuit, que vois-tu
Si ce n’est noir silence
Lorsqu’éblouit phare vie, qu’émoi tue
Quelle sera ton obéissance
Moral, cœur…
Lorsque d’un regard t’entends les battements
Aussi fort qu’interdit
Lorsque déni tu renies le sentiment
Quel corps tu détruis
Maux rales en choeur.
Derrière les volets, boulimie
Des murs en salpêtre d’ennemi
Lassitude en division, un cœur en deux
Manque un morceau, vite, vieux….