Cours d'une balade
.-Bal à deux.
Et si tu venais visiter mon nid
S’il te prenait l’envie
Essaie donc, tu verras, oui
Et si je pense toutes les nuits
Aux jours de cette vie
Qui offrirait paradis
Et si je me lance à tous ces écrits
Aux velours de ton déni
Simplement, lis, si épris
Et si tu venais visiter mon abri
S’il te tentait, essaie-moi, oui
Et si je pense tous les jours qui
Aux nuits pullulent folie
D’un nous, enlie
Et si j’élance dans cette poésie
Rime ma peau friselis
Aux champs des saisons qui
Foisonneront, on parie ?
19 février 2010
Ecoutons la pluie
.Ode d'amis.
Au fleuve de nez, d’une pluie en amont
Et de ce sourire en caniveau, submergé
On ne sait comment te réconforter
Frêle naufragée, et pourtant
Hier encore, frétiller le bout de ton nez
Tes yeux étincelaient d’amour
Et tes lèvres boréales nous offraient
Un arc en ciel chaque jour !
Et tombe, tombe crucial fatal !
Nouvelle en flèche qui transperce
Et nous voilà, témoins de ton mal
Le pourquoi, qu’importe, sommes là, verse…
Les montagnes cachent ma plaine d'être
Faut pas croire à la règle commune !
Restons juste ami, rien de plus
Et de ces mots jetés, l’illusion nue
Elle et moi, point d’amour ni même
Et si la vie file, se défile l’abstème
De ces mots envoyés dans le silence
Les yeux franchissent ses barrières
Découvrant à toute indifférence
Les mêmes notes communes, amère ?
Elle croit un La, alors que là,
Court d’explication, implication
Lilas d’amitié, gala de tralala
Entre moi et elle, rien que lien !
Dehors, l’existence laisse en danse
Semence de croyance qu’entre
Nécessaire bal des chairs, offense
Vain de dire, le temps démontre …
Flotte mot aux écluses...
.-Fil vert.
Et tout le long, roulent les bicyclettes
Pas des joggeurs qu’entrecroisent
Les enfants tenant la main de leurs parents
Dimanche printanier, platanes en fête
Lorsque sous une bise paroisse
Les occitans chantonnent : oh con !
Canal du midi, verdâtre lieu
Barbotent les péniches carieuses
Au temps logeant Riquet fabriquant
L’indéfinissable que merveilleux
Entr'océan et mer, relieuses
Ecluses, florissant mon embarcation, trop bon !
15 février 2010
Résistance d'esprit
.-Circuit imprime mon rêve !
Ô diodes quelle beauté à mes yeux
Lorsque conducteur son sourire
M’enneige à s’y dévaler
Elle, fleur de mes couleurs
Printemps aux odes de mes senteurs
Viendra-t-elle jusqu’à mon cœur
Y déposer angélisme de douceurs
Ô dios quelle muse à mes cieux
Lorsqu’astre, elle m’enivre
Chaleurs d’espérer
Elle, aurore à ma pluie
Aux rayons qu’illumine ma vie
L’amour jusqu’au bout si
Paradis, elle aussi…
Ô Dior, mon trésor merveilleux
Lorsqu’elle parodie ô mon beau miroir
Miroir d’un nous deux
Joli rêve, fol espoir…
15 février 2010
Taule d'une tôle incontrôlée
90 = A = Accident
Derrière le rideau, je me suis allongé
Le corps fatigué, les tempes en rythmées
Lumière blanche, artificielle à m’ausculter
Ce front de mer si rouge tapissé
Choc au fracas métallique, coma prononcé
Branché aux fils amarreurs, radeau d’alité
Derrière la vitre, aux bippers du perfusé
S'évide vie, le sang en petit poucet
Marionnette, embroché momifié
J’ai rencontré l’étrange baiser
Choc au fracas de ses lèvres, incarcéré
Edenté, sourire pour remercier
Derrière les heures du temps, ne pas déranger
Incubateur chapelle du désespéré
Et chaque jour, pèlerins de vœux déposés
Réveil, renaître aux actes médicalisées
Et lentement, aux rêves qui s’effacent à jamais
Je, perdu dans les couloirs, savoir si… mais…
14 février 2010
Laissez passer ce jour...
Fête de l’amour
Tête à tête d’un toujours
M’empeste à la rive du jour
Je n’ai aucun retour
Saint-valentin pour les uns
Vaseline pour les autres
Saint nécrophage au mien
Saint valentin d’apôtres
Vase vide à mes propos
Pas une fleur, ni d’alter-ego
Fête de l’amour
Commerce de peaux
Le cœur qu’illusion, lourd
Et aujourd’hui, fête du zéro…
14 février 2010
Sans dessus dessous
J’aurai pu tout lui donner
Rien n’aurait suffit, imparfait
Elle réclame plus que soldes ha !
J’aurai pu jusqu’à me tuer
Mais là aussi elle m’l’aurait reproché
J’aurai pu ignorer, faire à ses côtés
L’idiot, et sauver ses idéaux
J’aurai pu apporter des magentas
Que cela n’aurait suffit, j’veux des roses
Elle me clame et déclame en enfant :
Je veux ceci, pas cela, et
Je veux cela pas ceci, mais
Donne-moi ce que tu ne donnes pas
Donne-moi-même si je démissionne
Donne et interdit que tu m’abandonnes
Et voilà, je n’ai pas trouvé comment
Ni pour elle, ni pour moi, tout cela
Ce qu’il aurait fallut à son tracas
J’aurai du sans doute, à ce je ne sais pas
J’aurai du lui offrir des petites attentions
Des fleurs de caprices, des illusions
Tout ce que je ne sais pas
J’aurai du lui offrir ma peau
Déjà que j’en ai perdu crinière
J’aurai du tout ce que je ne sais trop
Et court l’enfer, mes pas s’en vont d’hier
J’aurai du tisser des fleurs pour
Que contre trop de rancœur
Spleen lorsqu’entre, plus de recours
Spleen à l’intérieur
J’aurai du m’offrir d’autres couleurs
J’aurai du ce que je ne sais mettre en fleurs
Et là sur le ponton, pieds et poings enchainés
A jamais, je m’en vais
Et là sur cette jetée, décidé
En cargo simple, plonge ma destinée...
12 février 2010
Un monde meilleur
.-Aliénez-moi.
Je nage dans la douleur
Là où à la maille des flots
Coule mon esprit flotteur
Qu’un mal aspire au bleu
Tout au fond, persécutant
L’écume et culs me tanguent
Lorsque mal de mer, langues
Chantent les sirènes, attachez-moi
Protégez-moi !
Je rage dans cette esquille
Là où que j’aille de maux
Saoule mon existence flingueur
Qu’assaille à tous cieux
De tirs d’harpon, meurtrissant
L’écume et culs me tanguent
Lorsque mal de mer, langues
Chantent les sirènes, attachez-moi
Protégez-moi !
Et à celui ou celle qui transcrira
A ceux qui ressentiront à cela
L’impensable, rentable amnésie
A toute vague, qu’un jour ne s’échoue vie
12 février 2010
la douleur mienne
.-Anicroche.
Et par derrière, l’animal se laisse faire
Et par manière, l’être trouve l’air
Fesse contre fesse, danse le voyage
Tresse, sa diablesse, chante l’image
Et quoi que magie des couleurs imprime
Les corps, obturateurs en diaphragme
Et quoi que mitraille au plus infime
Photographie l’amour des âmes
Et en haut contre sa peau
Et par côté, mirage d’idéaux
Alors au milieu, s’aime à marmots
Alors en bas, naitront les albums familiaux
Et à l’intérieur, s’éveille l’erreur d’une note
A la symphonie, cette main qui pianote
Jusqu’à l’extérieur, la croche qui faute
Et s’intériorise le mal aux cris du corbeau
Never more
10 février 2010