Sang sans sens
Confidentiel, dossier rangé, discrétion assurée et pourtant
Existentiel, médicamenté, exécution programmée de blanc
Nul recours, illusion artificielle, bouquet final
Carrousel, goutte à goutte, goûte la seconde, dernière
Conditionnel, refusé de présent, soute en première
Closerie banal, hôpital terminal
Ainsi je ne sera plus ce moi, autre
Parterre fleuri, quelque part en sorte
L’étoile réverbère, pisse la chance
Ronces de silence
Quelques où, vagues de cendres
Aux roches de mes racines, pas à vendre
Fragile phare sans signal
Démarre tour-départ, fin fatal qu’inexorable…
Et aux mystères de mes vers, ronge ma terre
Long noël d’un été seul d'enfer, serf…
Une larme au coeur
EGOcIviSME...
Adossée à l’échelle, le regard en l’air
Les pieds dans la gadoue, souriant de prières
A tous ces passants feintant de ne rien voir
Sur cette branche, poils noirs
Boule en pleurs, peur et la foule
Passe en vitesse, laissant dénouement
Trouvera-t-elle aux barreaux, finalement
Mieux que des excuses, une âme, sauveur soul
Trouvera-t-elle aux miaulements, sauveur soul
Sauve Boule
Boule pleure, peur et elle, cœur
Chante de prières, l’aide fugueuse des passants
Où courent donc toutes ces âmes, oublieraient-elles l’essentielle
Qu’au bout, tout en haut de l’échelle, St Pierre guette leurs élans
Boule pleure, peur et elle, douceur
Chant de prières, courtoisie d’un sauveur
Sauveur soul, éternel ange, nul dénouement
Combien de temps encor, loin d’une main tendue, ciel
Lorsque du haut de l’échelle, sur cet arbre à glands
Boule pleure, peur et elle attend sauveur…
25 juillet 2010
Fenêtre fermé, plus de poussière !
.Cantique noir.
Ecoute mon cœur chantait
La douce caresse
Ecoute mes yeux dansait
Le blues tendresse
Hier, ma vie n’avait d’amour
Juste un miroir de semblant
La vie dormait sur un quai
Depuis ce matin, toujours
Le cœur chante si sensuellement
Deux mains au ciel, passionné
Ecoute mon âme
Le cor d’une fureur
Ecoute belle dame
Le cœur sourieur
L’essence d’une présence
L’insolence d’une danse
Ecoute mes mots
Le friselis du chaud
Ecoute moi geindre
Je t’aime sans moindre
Mon trésor ensevelit
Depuis si longtemps
Comme une hache enterrée !
De peur de guerre infinie
Ou saigne mon sang
Celui d’un Amour étranglé
Tant de couleurs rugissent
Un flash-back d’innocence
D’amour de baby en somme
L’Amour entre tant de toi, chôme
Ecoute toi fleurir
Epanouir ton bonheur
Ecoute en toi le désir
Retentir la fleur
Hier, ton pleur asséchait toute étoile
Le Nil du désespoir si nébuleux
Hier, si seulement c’était hier, nous deux
Les dix doigts unissant le cœur d’une même étoile
Si seulement tu savais mon reflux sans toi
La plaine du remords, plus ce toi
Enchante les champs d’orge
Les prés de moissons
Enchante le fond de ma gorge
De silence si unisson
Hier, le ru débordé tellement
Alors, tends-moi une main
Juste le désir d’unique saison
Enchante deux regards en vision
Odyssée vers notre infini
Ecoute cette prière même si…
07/06/2001
Castagnettes...
Elle change mes mots en rêve
Mes lignes en amorce
Elle danse, se métamorphose
Lorsque je lui écris, je t’aime
Insaisissable, elle se cache
Inabordable, elle me lâche
Je suis une Signorina
Une Grinta !
Madre de Dios, quelle femme
Ses lignes courbent ma voix
Elle enchante ma scène
Danse encore, rien que pour moi…
Olé !
Mirroir...
Il pleut et cependant
Le ciel de grisaille, démons
Et pourtant
Il se peut qu’enfant
Je m’éveille heureux, vraiment
Un amour naissant
Il pleut et de ce temps
Le rêve d’un astre flamboyant
Au cœur brillant
Il se peut cependant
Que je me réveille, écran
Cruel, rêve fumant…
Bleu à mon ciel
Et où que j’aille
Partout d’ici à tes ailes
Je ne rêve que de toi
Et où que je regarde
Partout d’ici à cette gare
Je ne vois que toi
Et même si l’eau m’enivre
Aux reflets de nos souvenirs
Je ne suis plus roi
Et même si l’air nous unit
A cette même mort de vie
Je ne suis plus moi
Et change les mots à mes propos
Et lange mon ego à tes échafauds
Partie, incessible croix
Et tangue l’absence en overdose
Et range mes pitances en fosse
Partie, impossible toi et moi…
Tu me manqueras, tu me manques, tu m'as manqué...
Aliéné...
Une fleur dans mon champs...
.Deux visions.
Elle s’est assise tout près de moi
Livide et pâle sourire en soi
D’interrogations en suspension
Aurai-je heures de colle…émanation
Elle s’est rapprochée tout contre moi
Insipide et mâle regard en soie
Propositions en délectations
Y aura-t-il cœurs en vol, sublimation
Elle s’est amusée de moi
Nocive et râle de pourquoi
Provocation en réalisation
Fleurirai-je cette sueur, excrétion…
A l'arrière...
Son trou
Et dire oui face au maire
Et le redire au nom du père
Sous l’hospice nuptial
A devenir ordre parental
Des enfants soleil
Dans ce ciel cruel…
Et se souvenir de noces
Lorsque mange l’os
Au pain béni de ronces
Et se dire en défense
L’Ave Maria de l’espoir
En toile de nuits noires
Au père de mes cieux,
J’aurai du y croire mieux
Même si les petites sœurs
Couronnent mon drap de chœurs
Au père de mes cieux
J’aurai du vivre mieux
En courant au-delà compagne
Redonnant tire-billes à leurs pagnes
Au père de mes deux
Je ne regrette rien si ce n’est vieux
Con en adjectif désignatif
Eloges d’un ricou introspectif…
Effluve
Ne me juge pas à ce silence
Aux mains moites en errance
A cette âme qui flanche
Jamais plus dimanche
Là où nos doigts fusionnaient
Là où nos regards s’échangeaient
A tout cela, j’ai abdiqué
Jamais plus d’été
Ne te cache pas dans ces mots
Aux sombres lignes de l’ego
A cette terminaison, mon cachot
Jamais plus, tout faux
passe rase mais pas ras d'marée
Vagues d’âme
Et quoi qu’elle pense
Et qu’importe cette danse
Entre, nos pas aux temps
Fusion aux chants des amants
Et quoi qu’elle lance
Et qu’importe cette ronce
Ensemble, nos éveils drapés
Unisson sur champ de nuitée
Mais la pluie en vie, l’oiselle
Fuyant sur les rives du ciel
Laisse sur branche sèche
L’âme du poète en brèches
Mais le cœur en cri, tremble
L’avenir sous comble
Reviendra-t-elle à la prière
Colorier l’océan en devers
Et du haut, le vent répond
Tape et cogne aux virevoltants
Ose, affronte au devant
Mais n’espère rien, non….