Au large, l'horizon
La vie apprend chaque jour,
À chacun son différent parcours,
À chacun ses danses d’ignorance,
Nul ne sait, sinon la défiance.
Hier, nous avions tant d’illusions,
Des rêves suspendus aux saisons,
Qu’aujourd’hui, nous voulons encore croire
À ce qui demeure au fond du noir.
Aux corps, à l’éternel happy,
Aux efforts qui promettent paradis,
Même si demain, plus fort encore,
Nous frappe aux épines de l’aurore.
Et de ces blessures, dans le silence,
Éclorera peut-être, avec patience,
Une rose bleue, fragile et rare,
Un éclat d’espoir dans nos brouillards.
L’entre-nous, signe d’équanimité,
Subtils parfums, regards dissimulés,
Dame de mer, sur la terre des nuages,
Flotte l’errance au pays des mirages.
Hier, nous avions tant rêvé,
Qu’aujourd’hui, de pluie délavé,
Emporte au loin nos espérances,
Comme des navires en partance.
Aux ports, les amarres sont larguées,
Les vieux repères sont oubliés,
Et dans le fort, carré de certitudes,
S’effacent une à une, nos anciennes habitudes.
Même si demain, plus fort encore,
Le vent disperse nos trésors,
Il restera, contre le sort,
Le souhait du meilleur, plus grand que l’or.
Vivre pour comprendre le véritable amour,
Vivre et chercher, de nuit comme de jour,
Dans le jardin des poètes,
Une prose de velours, douce et secrète.
Dame de mer, sur les remparts
De la Rêvéalité, quelque part,
Tu tangues aux flots, de toutes parts,
Comme un songe échoué dans le brouillard.
Hier, l’artificier des mots,
Allumait milles étoiles sous la peau.
Aujourd’hui, au fond des mots,
Il cherche encore ce qui brûle de trop.
Au phare, chapelle de foi,
Une lumière veille encore en moi.
Mais lorsque vient l’heure de l’effroi,
Il est parfois trop tard pour croire.
Demain, les cendres dispersées
Iront rejoindre nuées de marées.
Et la mer, immense livre de regrets,
Tournera ses pages sans jamais parler.
La vie apprend chaque jour,
À chacun son différent parcours.
Et lorsque s’efface l’espérance,
Il reste l’Amour, ultime évidence
La cause
Sauriez-vous la cause ?
Le problème serait
Si seulement j’ose
Écrire cette calamité
La vie prendrait
Le cœur serait
Mais non, mais non
Mais non non non
Seriez-vous la cause ?
Le problème serait
Si seulement, oses
Vivre la calamité
La vie prendrait
Le cœur succomberait
Mais oui, mais oui
Mais oui oui oui
Le soleil se lève toujours
La nuit, reste l’Amour
Le désir téléphone
Le répondeur résonne
L’infinie absence
Immense…
Alléluia
Les jours aux nombres
Ne font qu’ombre
Les nuits qui
Vide aussi
Hier à demain
La pierre en main
N’en jette l’aurore
De son corps
Si les yeux reflètent
Aux lèvres le désir
Judas regrette
T-il, long satyre
Fou, eux, Toi
Nous, vieux et moi
Chante l’allez
Chante l’allée
Pas de retour
Pas d’Amour
Ciel sourd
Cœur four
Baux de l'air, l'impure pensée
Où va-t-elle ?
Quel but pour horizon ?
Où terminera-t-elle ?
Lignes sans fin, pourtant ?
Que fera-t-elle ?
Quel cri en terminaison ?
Que dira-t-elle ?
Accomplissement ?
La vie à l’aurore,
Sans mode d’emploi !
La vie et corps,
Sans code d’un toi !
Ainsi le jour à nuit,
L’amour l’ennui !
Et tant, à l’infini,
Qui pourtant fini !
Alors toi, lit maux
Mue en mots, hauts
Lumières à l’âme
Bonheur de rires, baux
Seconde vie au loin
Au soleil du haut, l’Amour
Au soleil du bas, drôle de four
Allez savoir qu’entre,
Apprendre, contre la montre
Pas le droit d’oublier
Pas le droit de se tromper
La vie entre, découvrir
Comprendre avant
Avancer même enfant
Sinon à trop souffrir
Au soleil du haut, l’Amour
Ce soleil du bas, sans retour
Allez savoir ce qu’il faut savoir
A part prendre ses devoirs
Pas le droit de regretter
Pas le droit de s’éterniser
La vie avec, souffrir
Pour du bonheur à vivre
Elusive coeur
Toi, seconde avant l’heure…
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Toi, tu sais, amie
Tu tais, enfouie
Toi, tu hais, fini
Tu sais, parti
Loin,
...
Mat-in
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Au matin, rosée de fleurs
De couleurs, mer veille
Même si de bon’heure
Ressentir ce parfum, miel
Combien d'vaisseaux écumèrent
Où bouit l’eau, supplice d'Tantale
T’es, tasse d’aspir'étale…
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Chaque matin, rituel loveur
Ramasse fils de vers, assis
Sur ce banc, remparts d’cœurs
Ressentir l’embrun poésie
Que mes doigts tissent à défaire
L’entité des trois, coups de poing
Pleure l’enfant, rit troubadour, en vain…
Matin inéluctable
Là, au bord du chemin,
J’ai entendu, capharnaüm...
Même si ce fracas...
Les yeux, pollens du glas,
Défunt, paroissiens.
J’ai perdu ; en vain,
Même si trop loin,
Le souffle d’hiver...
J’ai entendu prières
Au nom du Père, Saint...
Le ciel s’obscurcit...
J’ai attendu aussi
Ce bruit du Roi,
Ce silence d’émois...
Tonnerre d’essaims...
Ainsi la mort, ce refrain
L’Éternel, destin;
Terrible écrin...
J’ai attendu en vain,
J’ai aimé sans fin...
Viens l’inhumation...
Matin d’azur, attraction;
Vacille l’au revoir fragile...
Ainsi l’amour, fossile
Pierre d’affections...
La lune caresse la terre,
Soleil jouant colin-maillard;
Ses mains, en croix, jachère
Ne réchauffe ni enfant, ni vieillard...
L’âme engloutie, plus rien…
Qu'invincible Amour...
Rêve Réalité, brisure avec fracas
De cette nuit,
Terrorisme, vieille poésie
Transcrit vent, rêve enfilant
De perles, scintillants
Vers, admirable solitude
Incessible toux de vastitude
Ne demandez pas le pourquoi
Ne demandez pas, ni même moi
La rue a des caniveaux pour canaux
De là, voyage l’invisible radeau
Nuages de cris, ruisselle
La fin, là où les goûts scellent
Cliquetis de détresse
Le temps empresse
Alors rêver ainsi
Amie, s’achève la nuit
Juste, la réalité
Adulte, écorché
Qu’un pauvre petit con
Casse-toi loin, au fond
Raclure, rature, de nature
Qu’un pauvre petit, sûr !
L'Enfant Troubadour mi-orphelin
L’Enfant Troubadour
A travers toutes ces routes,
S’entremêlent peurs, doutes
Qu’elles soient de sentiers
Jusqu’aux maux de pieds
Continuer d’innocence
A croire que de vouloir
Pouvoir de l’enfance
Nenni au revoir
Aux souffles de l’encre,
Embaumant chaque feuilles
Tortueux tronc, branches
Ocres racines d'où montent
Ces mots, chaque seuil
Enversit l’âme qui penche
D’ombres, l’émotion chantonne
Ce Sentiment pur, platonique syntone
A travers toutes les vies
S’entremêlent jalousies, envies
Qu’elles soient d’égoïsme
Jusqu’aux pêchés, sadismes
Survivre d’innocence
Aux devoirs que d’avoir
Pouvoir et puissance
Nenni âme noire
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"Mon amie" la Mort...
Si tu savais, "mon Amie", laide heure
Tu graves la vie aux longueurs
Malheur si irrécusable
Qu’indéniable
Mon Papa, parti je ne sais où
Parti pour, parti sous l’amour
Mon Papa… Ici le silence tait
Nos larmes... Cette peine qui nait
A ce dernier souffle
A cet ultime baroufle
Le temps si vide
Invalide
Si tu savais, "mon Amie", à cette heure
Tu enlises cette lie de douleurs
Coulent pleurs, intarissable
Si pénétrable
Et dans l’allée du cimetière
Là aux noms, mariés deux chiffres
Des photos pullulent qu’hier
Qu'à sa Pierre, trône titre
Mon Papa, parti je ne sais où
Parti 97, manque d’ans
Papa, si nul, sans toi, fou
Mon Papa, sache que, ton enfant…
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