Pluies de Noé
.Mon Papa.
Évidemment, tout le monde doit mourir
Évidemment, nos jours sont programmés
Bien évident que mon Papa n’a pas l’éternité
Mais la vie sans, c’est comme ne plus écrire
Au sang qui fusionne, il est mon Dieu
Évidemment, tout le monde doit y passer
Évidemment, son tour est à l’envol
En évidence que mon Papa n’a le monopole
Mais vivre sans, c’est comme m’éborgner
Plus de reflet en mes yeux, il est mon mieux
Un jour viendra, au silence du père
Ma déraison, en clair
Perte de repères, que serpillière
Tellement peur, l’absence de son amour
Ce Père que j’adule pour toujours
Évidemment, tout le monde doit partir
Évidemment, son tour est annoncé
Bien évident que paix, Papa va nous protéger
Mais la vie sans sa présence, grand vide à dire
Papa, je t’aime pour ce que je suis
Évidemment, tout le monde se voit partir
Évidemment, à mon tour de survivre
En évidence, du souvenir pour simple avenir
Mais vivre sans plus pouvoir lui dire
Plus que douleurs dans cette suie…
Papa
Assis au chevet
Priant sainteté
Assis à ses côtés
Pour vivre finalité
Sans corps, ailleurs
Pour le meilleur
De l’amour entouré
De l’amour volupté
Notre Papa arrive
Longue route, fatal
Notre Papi le sait
Bonheur sucré
Notre Pépé termine
97, l’hiver triomphal
De l’amour simplement
De l’amour tout le temps
Aussi loin qu’une lumière
Il aura vécu de printemps
Floraison avec rosière
Forestation d’enfants
Que retenir que de le détenir
Que retenir à tous ces souvenirs
De l’amour sur nos visages
De l’amour à ce voyage !
Pluies aux façades, chairs
Lui, Patriarche, prières
Papa, si tu savais l’amour
L’amour à t’entourer
Papa, si tu voyais autour
L’amour à t’accompagner !
De l’amour nous en crible
De l’amour invincible
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Jetée du mystère
La vie dompte le rêve
parallèle deux souffles
La vie compte d’haleines
Jusqu’a perdre souffle
Et sur le tableau, craies
desseins vendus
Danse, destin qui pue
la vie chante partout
L’initial que banal, des espoirs
la vie se perd toujours
À cette amour, illusoire
Et sur l’ombre d’une
danse fragile fée
Elle en ma lune !
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Lavage du coeur
Dans le bleu ciel
de ce message
t'écrire réveil
ce silence en cage
Le soleil s’échappe
et même ne se rattrape
Pourtant au dernier
tout comme à notre premier
tout fut à l’image de toi
tout fut, qu’enrage soit!
notre amour déni
ni de toi, pardi moi dis !
Peine de sûreté
S'il avait été, sur
D'Amour pur,
A sa lumière, il aurait
S’il avait été, sur
Sans rature,
Partageant hier à jamais
Non, ne demande pas
Bien ou pas, glas d'abracadaras
S’il avait été plus mûr
A coup sûr,
Pudeur sous la peau
S’il avait été moins, jure
A coup sûr,
Pourtant en combo
Oui, ne demande pas
Mat ou rat, crash avec fracas
S'il a été si moche ; zéro
A coup sûr,
L’enfer et chômedu
S’il a été si proche, si haut
A coup sûr,
L’Amour tue…
Peut-être, qu’Aimer leste souffrances
Agonie ou suicidaire, allégeance !
Never mo-re-quiem d'un fou
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Dans ce silence
Là où l'écho
Prend ego
Comme à l'indifférence
Blessant de maux
Faute de mots
J'apprends à vivre sans toi
Monde de pourquoi
Diable d'absence
Là où est clos
Le sang de Poe
Carence et souffrance
Muant l'écriteau
L'Amour indigo
j'apprends alors, badaud
Ivre de ton âme en faux
Jamais plus d'Amour...
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"Pour qu'un grand Amour vive toujours, il faut qu'il meure, qu'il meure d'Amour..."
J.Hallyday
Âme de fou
Requiem lent
Délicatement
Enlace-moi
Tendrement
Intérieurement
Envoute-moi
Pleinement
Inlassablement
A cet instant
La vie aura corps
L’amour dedans
Commémore
Nos bras en cercle
A l’intérieur
Nos cœurs
L’univers en couvercle
Requiem d'un fou
A l’indéfinissable, planté en mon âme
A cette aube infinie, ramifiant ce cœur
Aux larmes de pluie, joie qu’enflamme
Jusqu’en ne plus finir, qu’à toute heure...
Ouvrant grand mes deux volets; d’envie
A regarder paysage d’horizon
J’aime tant laisser folie
Écrire que vivre, n’a au fond...
Requiem : Troubadour des fous
J’ai composé anxio-tout
En vers, cacher du nous
Toxico à genoux, meurs soul
Indéfinissable, battant d’espérer
Impossible définition, sentiment
L’absorption à entourer
Cet incompressible moment...
Là, infaisable, ce projecteur
Soleil d’elle, crevure de diable
Courir d’aimer, sans elle, ailleurs
Ainsi fini poésie, inéluctable…
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Bleu c'est bleu de mer
Bleu amer
Bleu qu'enterre
Ciel d'hier
L'émotion du maintenant
A tous ces prix, de victoires
A ces musiques, belles paroles
Si subtiles que vers, croches noires
Tout cela, pathétique, bruits de casseroles !
Non, pas de regret, pas le temps
Non, pas de répète, pas le moment
Non, non, juste vivre à fond
Maintenant, tout le restant !
Le vent d’hiver, aux vagues de fracas
S’échouant aux remparts, notre histoire...
Que janvier reflète d’Alpes, mon Étretat
Nuages du phare bleu, soleil Renoir !
Non, non, pas de larmes, pas le temps
Non, pas de compet, juste firmament
L’émotion, l’ivresse Sentiment
Qu’avant, après, non maintenant !
L’amour que j’inscris aux sables engloutis
De cette tour d’été qu’enjôle l’ivoire
Cimetière d’éléphants, Salis
En ce regard, flots spleen, l’au revoir !
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Tout ira très bien dans ce rien où l'invisible oscille, alchimiste !
Oh oui
Dans la violence de l’absence
Feintant d’ignorance, différence
Là où, cœur fend jusqu’aux cendres
Que de routes, sans ses mains
Pullulent doutes et geint
Cette croix de feu, d‘étendre
A défaut d’étreindre,
Sans jamais, se plaindre
Vivre l'histoire
Sans goût, ses lèvres
N’en restera, fièvre
D’attendre dans le noir
Qu’à chaque nuit, euphoriser
Où chaque rêve, la croiser
Mutin de la trouver heureuse
Et sans autre lumière, qu’éclaire
En deux, mon cœur cimetière
Amour, houleuse
Non, je n’oublierai jamais
Non, je ne l’oublierai, d’éternité
Tant de ruelles en émanation
Et sous lampadaires, rails de chagrins
Qu’éteignent en nos yeux, ce destin
Sans cesser, imagination
Même vieux, même malheureux
Vivre cet amour en mon milieu
Inarrêtable
On dira, réveil, guérir
D’un feu mort, à tout écrire
Inénarrable
L’Amour
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