L'écrevisse a tué homard
Air marin, mer de lin
Sable doré, adorable poupée
Quelques jacassements, j’entre
Cash, la vérité, sucre glacé
Allongés, planche de surf et homard grillé
Un bel instant de simplicité
Vol d’hélicos, fréquence perturbée
Allo papa tango Charly, décroche ton 348 ième, mayday ...
Mon Frère
.Bernard.
Voilà le ciel couvert, lourde d’annonce
Ton départ
Te voilà partant au ciel, lumière d’ange
Autre part
Ici il pleuvra des larmes, ton absence
Le souvenir, ce lourd silence
En nous, tu vivras d’incandescence
Tu seras dans nos jardins, exubérances.
Partir si tôt, attends-nous à se revoir
Ou que mène cet inconnu chemin
On se retrouvera, qu’importe ces lendemains
T’es notre opium, qu’un simple au revoir
Et là où tu seras, entends notre Amour
Cette promesse au long toujours...
Plage
J’ai imaginé les bords
Rivage de sable fin
Rein, le long des rebords
La vague sans fin
Et allongés, bains de soleil
Des enfants aux châteaux
Déhanchés, de regards d’éveils
J’ai imaginé les chapeaux
Huilées, ombrelles de pans-bagnats
Dorures et patchwork, le bonheur
Tableau d’un été que voilà
Imaginer haut,couleurs
Antibes, nominatif
Antibes, représentatif
J’ai imaginé les bords
A vous d’emplir, de vos corps
De vos rires, l’espace mie
La vie est ainsi !!
Coelho adulé
Points de suspension, doublement
Ainsi lu transparent, respirant
L’albatros sur terre, quel horizon
Comme avant, le soleil azuréen
Comme d’antan, brûle inconscient
Les plumes de vers, suspendant
Exhumant l’air, revenant.
D'un foulard, souche, invitant
Au temps boulevard, vraiment
Plus rien au temps, vivant
Respirer pleins poumons...
Voir enfin
Aux temps à chercher
égaré bien plus
Que les pierres entachées
Et peut-être, est-il venu
Comme au vent, à tourner
Tant déposer à nu
Son âme dépoussiérée
Sans plus dissimuler, à vue
Se lier au temps, d’amitié
Un goût particulier, mue
Voilà là, un beau rêve, aimer...
08 mai 2014
Tableau d'expo
.Nature morte.
Qui m’apprendra l’Amour
Me donnera ce velours
Ce brasier à incendier
Les pensées
Qui me donnera l’Amour
Me colorera sans discours
Mon âme de baisers
L’immensité
Qui me colorera l’Amour
M’apprendra ce bonjour
Cette majuscule à enlier
L’apogée…
Combattre à tes côtés
Mon frère, aorte de racines
Oc branche, sève en nos larmes
Respire même si s’incline
L’arbre, aux armes !
Mon frère, vieillir de souvenirs
Ensemble au sens du toujours
Lutte même si d’avenir
Tous, idem parcours !
Mon frère, enfant d’avant
Le plus lentement la cours
Celle où s’étendent les grands
Gagner temps, vivre de velours
Mon frère, un à un s’écime
Combien, qu’importe, le plus tard
Cette brume scindant la rime
Mon frère, résiste, étendard !
Plus heureux...
Tout le monde se dit
Que vivre vieux
C’est être plus heureux ;
Que mourir n’est l'avenir !
Tout le monde se dit
Qu’aimer à deux
C’est être plus heureux ;
Que seul naît à périr !
Et quand je vois,
Vous, espoir et foi !
Je me dis,
Vous, croix et bois !
un zeste !
Alors même qu’un seul suffit !
Au sang, suture et enrubanné
La tête lourde, cogne, plaie.
Et aux lendemains, percepteur édit
Un maux, sonne l’oiseau
Deux maux, tonne repos
Et trois maux accumulent
Tant de maux, pullule
Escargot sur divan.
Dansent mois, vœu rémission
Alors même qu’un seul… Suspicion
Prouver, subir, cap devant !
Jusqu'à ...
Socrate, philosophique fin
Ciguë, gré des Athéniens...
Et ainsi, moi, quelle sera ma fin
Aux vagues des Humains…
Jusque-là, à bout de bras
Porté idéal ébat
Et depuis, ainsi, rien ne va
Ni peur, ni pourquoi, spleen glas.