Prémonitoire substance...
.La cigale arrête.
J’aime fumer
Peu importe l’odeur
Elle s’échappe, libre
J’aime les brunes allumées
La saveur
Qui lape, m’enivre
Ecran de fumée
Pour m’y cacher
Goudron
Tombe de béton
Peu importe
Moi le cloporte,
Je fume
De préférence les brunes
Je fume
L’illusion de la lune
Brasier consume
Mon piètre costume
La tenir dans mes doigts
Et la voir s’échapper
L’aspirer
Et s’embraser en moi
Accroc de sa drogue
D’une brune qui disloque
Le besoin de la détenir
Manque d’elle, manque de nicotine
Plus pouvoir tenir
Juste une bouffée,
La dernière d’un condamné
29/08/2000
Pleuraimer
Assis sous l'arbre tout à côté
Un banc occupé,
Et en face, remparts et beauté
Ce dimanche, à se parler
Les flots en poussières
Caresses d'un ange, frère
Assis contemplant en prière
Ondule l'air
À jamais, brûle en concert
Corps, en cet mer
Ta disparition, sa venue
Courant, mis à nu...
Assis sous ce pin penché
Accompagné
Et toi au bleu d'immensité
Assez, vous, bouleversés
Entre toi et elle
Entre bois et ciel
Je perds, déséquilibrés
Aux chagrins, émotions
Elle atteint le sommet
Cinglé, trop de sensations
Elle, lunettes au nez
Et moi, déboule illuminer...
Assis dessous, grésillent
Contradictions
Endeuillé, amouraché
Fusibles en fusion
Assis à vous écouter
Vagues en addictions
Son regard, décontenancer
Je m'égare, trop d'addition
Mon frère, penche l'arbre
À sa branche, marbre
Mes larmes, trop ensablé
Me libérer...
Ultime cadeau de mon ange gardien
Sans bruit
Sous la pluie
La voilà
Elle, repas
Fil de mots
Elle sourit
Sans trop
Elle m'a dit
Ce que je dis
Fusionnel
Entre moi, elle
Un paradis
Marcher ensemble
Parler, dimanche
Entendre son écho
Voir bleu flot
Et entre mon frère
Entremetteur, concert
Elle est, elle a
Je suis, j'ai
Ressenti, apprécié
Apprivoiser l'ébat
Stone, j'ai trouvé mon soleil
Mais suis-je son ciel...
Je souffre
Elle souffre
Je pleure
Elle pleure
Quoi que je dise
Elle, même emprise...
À cette balade, Long moment
Assis face à la mer
Face à mon frère
pour longtemps
Ce rendez-vous pour commémorer
Secousse séismique, attachés
Je peux fabriquer des murs
Des barrières qui rassurent
Entre moi elle
Septième ciel
Platonique
Et si fantastique...
Et lorsque je repartirai
comme une fois ultime
le perdre encore, c'est
comme un crime
il me manque tant
et m'a offert, un précieux instant...
Incroyable destinée fusionnelle
Assise face à moi, elle est venue
Petit papa Noël, joli cadeau pour Bernard
Si douce, si jolie et tout en retenu
Trinquer à la santé de Nanard
Assise aux reflets bleutés, rive à soi
Les frissons et l'emmêlage en moi
Sécrétant désirs, j'ai succombé
Fusionnel, moi pour elle, impudeur
Avouer, clefs, code et à tout déballé
J'ai ressenti, soleil, candeur, réciprocité
Et bien mieux, elle est la chaleur
Me protégeant de moi, authenticité
J'ai découvert bien plus haut, complicité
Aurai-je droit au même idem, pareil
Voilà ma vie, l'aurore de la vouloir
Chaque réveil, à chaque sommeil
Être à ses côtés, sans rien abîmer
Partagera t-elle ma réciprocité
Comme l'albatros, plane haute altitude
Volera t-elle aussi vers moi, là est mon inquiétude...
Manque...
Le reverrai-je dans l'après
Retrouverai-je ce frère aimé
La nuit s'écroule et même si
Je regarde en remède les astres
Mon cœur saigne sans cri
Mon âme se meurt, ainsi
Mes larmes écrivent mes sentiments
Et au temps qui efface, lentement
Son amour manque à mon rire
Son regard, simplicité en délire
Mon frère tu me manques tant
Protecteur depuis, vide grand
Mon frère je t'aime tant
Ou que tu sois, même avenant.
Flot...
Te voilà, oiseau venue du ciel
Admire au delà du soleil
L'important, si invisible
Et pourtant, si prévisible
Comme de croire
À nous revoir
Te voici, papillon d'été
Chrysalide d'exister
L'important est d'aimer
Et cependant, à deux
Bien plus fort, c'est
Bien mieux
Oseras-tu ouvrir tes ailes
M'envelopper,
Partagerons-nous pluriel
Ce temps, aimer
Tourbillon d'impasse
Vivre, on s'en lasse ou on s'enlace ?
As-tu des doutes, des aphtes d'appréhension
Suis-je si affreux ou bien trop con, consternation
Pas un génie, tare de création
Pardonne alors ce bossu, expiation
Trop débile, mon cœur s'excite
Faut que vite, j éteigne cette dynamite...
Sous mes pieds, explose l'espoir
D'avoir vu sur terre, une réciprocité
Ou bien n'était ce qu' illusoire
Une dulcinée de conte de fée
Ai-je rêvé dans cette réalité cruelle
Toi qui, en mouvement, m'ensorcelle...
Au revoir
Manipulé, t'as rien vu venir
Pas même l'asphyxie
Manipulé, t'as rien pu finir
Pas même ta vie
Une corde sans accord, t'as joué
Terrible douleur, silence cocufié
Un crabe dans le corps, t'as souffert
Difficile, honneur à ton courage, fier
Pudique, t'as rien montré
Nulle pitié, aucun abandon
Honorifique, t'es un combattant
Et même si, mon frère, t'es
Un astre a jamais immobile
De doux souvenirs, indéfectible
L'immensité de mon amour
L'éternité à mon toujours
Toi, mon frère au ciel
Bleu la mer te recèle
Toi, voyageur attends-toi
Un jour, se retrouver, foi
Bern...
Arrivé en bout. La ligne est mordue, j'avance. Black conscience. Plus envie. Pardonne Dieu cette monotone écriture. L'automne corbillard à subir, pleurs d'un frère. J'avoue au bavoir larmes, le temps foutu, sans plus de mon protecteur... Il y a hélas en ce départ, une danse des temps, saison. Nous nous aimions...
Et maintenant dans ce rien, reste tout. Ses petits riens qui en tout, souvenirs doux. Parti main dans la main, souffle l'absence. Désert en bout. Et claque l'affirmatif, où ? Et si quoi ? Ascension dérivatif. Terminus d'arrivée, obsédé paradisiaque, gros délire. Frangin peu importe le côté paradis bleu.. Mer...
et assis à ressasser, pulse verre, impulse ma drogue, nô comment et quoi d'autre? Substantif jointif, cette canaille de pinces, crabe de chameau. Et femme pas un canon, t'as prit pour le boulet etcétéra... Refera sa vie avant ton refroidi, et toi, tu cendreras la vague de si...
Et sans hésitation je t écris requiem mort, écoute money, barbotte dans cette prison, les mots pauvre con, pas assez, trop court en décision. Fin de ton tamtam serein éteins, lis mon amour, captif je terminerai tes rêves colorerai l'eau du torrent, ces lits dérivants de muse.
la nuit t'a prit, moi je prendrai folie..
Money Floyd
Parti au vrombissement parti
Plus de souffle, c’est ainsi
Paix à ton âme, paradis
Pourquoi, des questions
Crabe d’interrogations
Parti, souffle d’aliénations
Froid, clos regard, fini
Toi, bruel Bernard, part
Repose-toi, infini
Quoi d’autre, no comment
Cœur de souvenirs, maintenant
Mer, money, l’ange blanc...
Point d'appétit
L’adultère comme un naufrage
En mettant pieds à terre,
Île exotique
Adultes chimère, mariés en noyade
En osant l’interdit amer
Pomme inesthétique
L’inavouable, par derrière...
Et si nos bois étaient des fleurs
Les forêts seraient champs de fleurs
Adulé, l’acidulé adultère
Croquant l’idée, meurt la candeur
Caramel traine, gastrique bonheur...