Quoi
Il y a derrière soi, l’ombre
Il y a devant soi, l'ombre
Et tout à côté, toi
De l’autre, le pourquoi
Chaque regard, chaque égard
Chaque hasard, chaque placard
Et de toute part, toi
Uniquement quoi...
Chut...
Chut, Regardez-moi
Les yeux, expressif regard
Passionnante flamme
Traduisant maints puisards
En liaison avec l'âme
Et si le langage n'existait
Que seul, le regard permettait
N'aurions- nous pas plus d'empathie
Cliché, les mots dits
Oui maudit, communiquer
Entre silence et regard
Bien plus d'eau, apprécier
Sceaux d'êtres à part....
Doux baiser
Toi, prisonnier du cancer
Fuit, respirer la liberté
Nous, nos mains en prières
Priant ton paradis d’ éternité
Devant, la piste bleu au soleil
Loin, ta nouvelles destinée
Ici, cela ne sera plus pareil
Dans nos cœurs à tout jamais
Toi, mon frère que j’aime
Libère ton âme au sommeil
Dedans, l’amour d’idem
On va tous rejoindre l’aïeul
Maintenant, ferme les yeux
Et utilise tes ailes, clef
Cette belle lumière, cieux
Là tu auras droit de respirer
Dans cet mer, nous nous retrouverons
Autre dimension, on en rira au fond
Va mon frère, ne te retourne pas
Jamais trop loin, même là-bas...
Cendres en mer
Viens, ma douce chérie, sans nulle peur
Approche, laisse-toi à la dérive
Dansons, sans qu’effarouche...
Viens, ma tendre mie, sentir ailleurs
Approche, abandonne-toi à la rive
Voguons, sans dénie fourche
Et si dans mon caveau, tu y jettes
Un pétale, codicille miettes
Sucre ta larme, appât d’arête
Paravent d’un baiser de fête
Viens, ma douce chérie, portée du mistral
Chante en sifflotant, la croix
De bois d’arbre mort, théâtral
Viens, ma tendre mie, abjure ma mort
Dépose en cette demeure, froid
Ton râle terrestre, ultime velours...
Ever ou sans N...
Vivre avec ou sans toi
Vivre avec ou sans foi
Survivre pour vivre
Vivre à survivre
Des vagues inlassables
Entre toi moi le monde
Si grand, si immonde
Déverse l’indifférence
Sans toi, tu, elle, silence
Crier, vivre avec ou sans toi
Vivre avec ou sans foi
Et chaque matin, au réveil
Même ciel, sans plus de soleil
Ta chaleur manque, innommable
Vivre avec cette photo, nous
Vivre sans ta voix, fou
Silence dans les murs
Invivable parure
Vivre sans toi
Survivre de foi
Te retrouver
Bien rêvé !!
Vivre avec ou sans choix
Vivre avec ou de pourquoi
Vivre à chaque pas
Espoir de te croiser, là-bas...
L'âme du troubadour
Vous avez lu les poèmes du troubadour
Comment il rêve, comment il écrit
Et ses rimes, caméléonesques tours
Y en a-t-il qui doute de sa folie ?
Alors voilà, p’tit troubadour n’appartient
Qu’à la Rêvéalité, monde des âmes
Et si vous le croisiez, prenez-lui sa main
Regardez-le, en lui, sa prose s’exclame
Et de sa vie qui n’a d’autre sortie
Solution, meurt sa Rêvéalité, programmée
Depuis que percussions, ses yeux ont rencontré
Délirium perception, ange qui l’abandonna ainsi
A chaque vers, se guérit d’hier, son labour
Pitié ou fou, elle ne reviendra plus
Laissant pied, lit de torrent sourd
Et ne le rejoint, sait-il, jamais plus
Et si rêve dans ses yeux, le troubadour court
Passe, larme d’un petit rien
Lâchant exutoire recours
Ainsi vous lisez le troubadour qui s’éteint…
Foi au miracle
Des milles en une vie, une seule mort
Des milles en une larme, une seule sort
Ma douleur, cri d’intérieur
Vite un miracle, bonheur !
L’espoir fait vivre
L’horreur me givre
Impossible de croire, déni
Cruelle réalité, sans abri
Lexomil contre souffrance, morphine mort
Des mines blafardes, il s’endort
Demain en peur
Vit mon Frère, bonheur !
Sans iode
La mer mon sang
Salée fuguant
Antibes passé
Vivre d'été
Au présent
Les vagues en dedans
Inlassable bal dansant
Antibes terminé
Fuir, ensablé
Être, être au présent, vivant
Chant d'âme, champs de liberté
Ailleurs fuir l'omniprésent blessé
Fuir....
Mer de nuit, fuir
Tout au fond, finir...
Regardons-nous
Regarde au lieu de m'écrire
L'encre dissimulant ta dérive
L'ancre empoisonnant ton rire
Regarde quoique tu m'écrives
Regarde au profond de ton âme
Montre, ta seconde retarde
Contre, fécondes ta musarde
Regarde au lieu de te justifier
Regarde, rien de plus à déclarer
Centre, à toi la balle, Madame
Démontre-toi, pas à moi, ton bonheur
Regarde, tes regards conteurs
Dix ans ou perpétuité, pareil au même
Condamné, je regarde aussi
Je regarde, égards se sèment
Au vent, regarde, l'horizon prix...
Réalité sans rêve
Mettre mots en rime
Dans des maux sans rythme
Comment extérioriser
Trop compliqué..
Mettre la radio, fréquence rêvéalité
Ecouter des propos tout faux
Comment démontrer
Stéréo coupée...
Écrire, parler, peine perdue
Lire, deviner, scène crue
Dix ans de plus
Ainsi va la vie, nue...