Foi en Dieu
La foi vient, telle la vague
Encerclant la rive, bague
L’union de l’âme et du cœur
De l’esprit et du corps
Croire sans réponse
Les questions, point
Croire sans explication
A l’intérieur, conviction
Dieu, partout, invisible
Omnipotent, indivisible
Dieu, en nous, sans détour
Miséricordieux, son amour
Et pendant que l'injuste s'y brûle
Tandis que les anges l'adulent
Moi, troubadour, je vis de sa lumière
Aussi clair, Dieu, entends ma prière
Et pendant que l'injuste s'y brûle
Tandis que les anges adulent
Moi, pèlerin, je vis à sa lumière
Aussi clair, Dieu, entends ma prière
Ecrire néant, lirez-vous sans définition !
Vous avez lu, et pourtant
Vous avez cru et suivant
Pensez, décryptez
La poésie, mon cri
Vous avez dru, su et pourtant
Vous avez bu, lu et suivant
Polémiquez, certifiez
Les vers, vie dénie
Et aux champs où se penchent fleurs aux vents
Lourdes herbes, arrachaient de larmes d’enfant
Bleues de poussières, le feu brûle au temps
Les parchemins, à toutes rimes, néant
Et aux sables où s’allongent cœurs aux océans
Amours emmaillotés, dissimulaient pistils savants
Dieu en matière, coquillages desseins
Les poésies, à tous mots, néant
Partagez lecture à l’écriture
Chacun son monde, cryptanalyse
Frissons de voir, devanture
Pourtant, dissimulé, néant prise !
Mon opium de voeux
La neige tombe en janvier
Recouvrant tous les regrets
Après l'an des cotillons
Viens la blanche sensation
Si froid d'oubli,
Si noie ainsi
Et au vent de la plaine
Scénarise les peines
Flocons, blancheur
Et parfois ainsi, glissent peurs
Si s’échoie, oublie
Si aboie, poursuis
Au soir des candeurs, reflets
Fond, au silence, les questions
Tire-fesse, remonter
Quoi que pense, continuer, saisons
Si pourquoi, vis
Si c’est toi, folie
Regarde et monte, montagne
Les sapins, tapins de béguins
La neige enduira l’an bagne
Et vivre est ainsi, certain…
Et si froid, chérit
Et si choix, prie
Extinction
Je ne sais d’où viendra la nuit
La froideur de mon corps
Ce crépuscule que l’on renie
Je ne sais à quel moment, dehors
Entrera la raideur sans remord
Les yeux clos, idem mort
Je ne sais d’où viendra la pluie
Ce brouillard enveloppant
Drapant ce bois endeuillant
Je ne sais pourtant rien de la vie
Pourtant être fut charmant
Aimer, vous connaître, réel temps
Aimer n'est sexuel
Aimer nait près elle
Aimer pour vivre
Aimer et mourir
Dieu
Marcherons-nous ensemble le long
Les pieds dans l’eau
Verrons-nous ensemble le coucher
Les mains ciments
Retrouverons-nous tout en haut
Nos regards enlacés
Marcherons-nous ensemble, maintenant
Le même chemin
Verrons-nous ensemble l’avenir
Au présent nouons
Retrouverons-nous l’illumination
L’amour à nous unir
Frangin
Et voilà un trimestre, s’éloigne si vite
Et le temps en maitre, impose, triste
Et quelque part, dans ce nul part
T’es parti, drôle de vie
Et à chaque vague, s’échoue l’invisible
Et mes yeux, aveugle, s’inclinent, billes
Roulent aux lames, l’âme phare (mon protecteur)
T’es ainsi, drôle d’infini
Tragédie insoutenable, sourd
Le vent des interrogations
Tant de pourquoi, labours
T’es emmi, drôle d’ineptie
Eperdu sur ce banc, pensif
Eludant à nos expressifs
Résilience, même amour
T’es ici, drôle de paradis (dans mon cœur)
Ire ou abnégation
Ta disparition
Face à prières et foi en pile (méditation et énergie)
Ainsi soit-il
Demain plus pareil
Ni mains, sel
Refus, repu, faut que j’avance
Reflux, remue, ton absence
Drôle de vent
L’hypocrisie goutte à tout sang
Tout comme toi
Tout comme… quoi ?
Ainsi va la vie, en dedans
Soul d’être droit
Saoul, tertre, froid
Quartier des cons, poser
Ni question, ni suspicion
Car l’est décomposé
Ni satori, rien, certain
La peau grime les artères
Le sens réel, dissimulateurs
Vos egos, deals manipulateurs
Entre joyeuse et grand, cœurs de pierres
Ainsi va la vie, pourtant
Larmes, saloir, je, de sang…
Choix d’être, d’apporter lumière
Ni doute, ni moumoute
Foi et barrière
Nenni guerre, dehors, ouste !
Le même sens
Je vis, je rêve, je tombe
Je ris, j’aime, jeu d’ombre
Ainsi le temps en poussière
Court, coule au fond de la mer
J’écris, je poétise, j’espère
J’enlie, j’idéalise, j’enserre
Ainsi le sang en frontière
Jour, soul martyr d’hier
Oh l’Ange, dominicale, fief vassal
Oh Ange, pastorale, ciel subliminal
Entre ailes et auréoles, horloge en soi
Et sur ce chemin, d’elle, or éole, no graal…
Je prie, j’attends, même
Je nie, je mens, ire haine
Ainsi perversité identitaire
Au lundi se meurt, enfer…
Acceptation
Ne pas juger, ni faux naturel
Comprendre qu'ici où ailleurs
Rond d'eau, une rencontre
Marque un instant, montre
Quel temps me reste t-il
Quel temps vous reste t-il
M'importe, tout court, meilleur
Ne pas attendre, ni fausses ailes.
Elle danse, je rampe
Elle fonce, je trempe
Ou s'arrête la peur
Où commence, lueurs
Ne pas parler, ni faux espoir
S'illuminer d'espérance
Rond d'ego, une rose
Suave épine, poison dose
Quel sang me restera t-il
Quel sens vous restera t-il
M'emporte, luxe romance
Ne pas montrer, boire...
Stone, je cherche le soleil...
Trouveras-tu l’amour, le même
Que celui qui écrit, cet idem
Trouveras-tu l’amour, si personnel
Qui vous édit, vie, septième ciel
Et l’ego, même accord
Idéaux, même essor
Encore un pas au sien
Encore un chat, félin
Et faut-il attendre demain
Fossiles, nouer vos mains
En corps, ébats, faim
En cor, sonate, viens
Trouveras-tu l’amour, lequel
L’invisible liaison, rêve
Trouveras-tu l’amour, ma belle
Zahir, partagerez-vous, étincelle…