Troubadour dans l'âme
Nacre ce simulacre
Sacre en ce massacre
Mon cœur de troubadour
Au front, destrier
Monte affronter
L'heure de mon retour
Si tu me crois, tu verras
Si tu me choies, tu sauras
Assag, le rêve du monde
Hara-kéric
Qui deviendrai-je si d'aventure
Protecteur, j'inversai cette dorure
Que j'assenai un coup, morsure
Quel triomphe, feue d'azur
Quel pardon aurai-je en retour
Au nom de quel recours
Ce droit, souffrance d'amour
Qu'adviendra le troubadour
Auto-destruction, instinct de survie
Dois-je périr aux champs, ici
Le temps dégringole, suie, ma vie
Tout est déjà écrit, c'est ainsi...
Désormais,
Lui et moi, on sait...
Méditation du cœur de mon âme
C'est Dieu qui t'a fait
Dieu qui sait
Et où que t'ailles
Immense email
Souris, Dieu a créé
Vis ainsi, Dieu aimerait
Même si prêcheur
Imparfait pour meilleur
Prie, Dieu pardonne
Sois, Dieu chantonne
Amour, Montagne de Bonheur
Apprends l'ainsi soit-il, seule lueur
Après consultation avec Lui demain arrive l'enfant
Si vous entendiez les battements
Cette musique, guitare en accords
Gratte, t'entendra si t'écoutes
Inch´allah, la main pour guide
Si vous fermiez les yeux maintenant
Vous verriez cette lumière, essor
Illuminant, vos âmes en doute
Le cœur du monde, si fluide
Si vous enleviez vos masques
Simplement d'âmes d'enfant
Vous entendriez le fantasque
Troubadour, je sais bien, pourtant
Que vous vous êtes perdus
Des grands aux costumes gris
Sachant tout, vous, éperdus
Soyez, dommage à la vie
Moi, demain, je vais revivre
Si beau, libre comme l'enfant
Dans un monde magique, délivre
Demain, je serai prêt au néant...
Incroyable
Et la nuit descend, la bouteille aussi
Et j'en verse à la santé de Bernard, oui
J'en ressers un petit verre pour la route
Et un autre pour le reflet des étoiles, prout
Le moteur carbure, sans paille, garçon
Allez à ta réincarnation, j'attends
Derrière ce verre de tariquet
Viens, je t'attends, tiens, on a sonné...
C'est sûrement ton je t'aime
Carambar déposé, blague en poème
Malhonnête destin, boire lie
Au suivant, verre après verre, ainsi...
Tourne tourne le tournesol,
tombe tombe, larme au sol
Pluie d'été, perdu
Pourtant tu m'as donné,
Le plus grand sentiment, nu
Un dimanche, j'ai rencontré
Merveille, joie d'exister
Endeuillé mais ouragan d'aimer
T'aimer, eternité
L'aimer, c'est...
Conjuguer
Je me manque ( apprendre à s'aimer )
tu me manques ( toi qui lit )
il me manque ( mon frère )
elle me manque ( fusionnel )
nous nous manquons ( réciproque ? )
vous me manquez ( si vrai )
ils leur manquent... (elles )
Un point précis sous les tropiques, balance le cancer
Pèlerins sur des chemins
Bâtons et crustacés
Marcher, se ressourcer
Pas à leurs pas, plus serein
Et aux sels de prières
Ce bonheur invisible
Absents, partis, bible
Croix poétique, vers
Parfois, écrire, moisis
Parfois, lire, murmure
Et vivre, emmure
Pourquoi, ainsi...
Assis sur ce banc
Face à face, ecclésiastique
Je prie, foi d'un troubadour, tic
Nulle lutte, juste bien et bon...
Lumière, éclaire mon chemin
Donne-moi pudeur de recevoir
Donne-moi réalité au rêve de revoir
Cette autre partie, elle, belle, faim...
La main
Ce n'est pas ainsi
L'amour, mon demie
Pas la méthode
Ni bonne, méthadone
Au manque, besoin
Et dans l'air, sensation
Entre fusion et perdition
J'écris sans agir, explosion
Perdu dans le brouillard
J'aurai du, quelque part
Peur contre peur, réagir
Trop tôt, l'esprit à dire
Trop tard, le cœur soupire
Trop sot, l'âme miséricordieuse
Trop lard, la morale poisseuse
Ne pas blesser pour s'oublier
Ne pas abîmer, perdre point regrets
Alors pilules, comprimés, amnésie au pire
Quand elle m'oubliera, me restera plus qu'à écrire
Panoplie cafard, et couleurs
Pour être rêvéaliteur...
Aleph
Venue un dimanche pluvieux
Venue, voiture bleue
Le soleil est revenu
Dis-moi alors l'heure
Treize à plus d'heure
Le soleil est apparu
Dis-moi alors par cœur
Reflet, fusion, senteur
Le soleil, mis à nu
Venue un dimanche, deux
Venue, aux flots bleus
Le soleil vit, mue
Dis-moi oui, un mot
Dis-moi oui, ego
Le soleil au ciel, rien de plus
Venue sur ma route, lueur
Venue partager l'erreur
Le soleil m'englue
Dis-moi quand l'aurore
À cette nuit noire d'effort
Le soleil, vivre dimanches, tu...
Venue un dimanche pluvieux
Reviendras-tu ou dois-je à ce creux
Soleil, venir à toi, perdu...
Ton silence d'or
Hier j'ai vu la mort,
une fois encore
Partit en fumée,
haute voie lactée
Méditerranée,
repose en paix
Hier j'ai su au bord,
soleil en essor
Merveilleux ange,
poussière plonge
Ondulent nos âmes,
le goût plus fort, pâme
Pourquoi je l'ignore,
soleil en mon corps.