trois notes, m'a-t-elle oublié
Petit poème d’amour entre elle et moi
Les mêmes mots, inlassable
Petit poème d’amour, contre sel et poivre
Même si le sucre, cristallisable
Blues la nuit,
Toulouse la vie
Blues j’ai envie
Sous blouse, délits
Petit poème d’amour, antre, elle et moi
Les mêmes battements, injoignable
Supplique d’amour, montre l’espoir
Même si croire, excusable
Blues le jour
Toulouse, son amour
Blues parcours
Son lose, sans amour
Petit poème d’amour, ancre, elle et moi
Les mêmes souvenirs, inclassable
Petit poème d’amour contre le froid
Même si j’aime, recommençable
Blues sans toi
Toulouse sans joie
Blues fois
Pouce, oublies-moi !
2002
Bois un coup au bois de mon cercueil...
Sur cette feuille qui tombe, lourde de maux
De ses couleurs rougissantes à tous mes coups
Voltige et file aux vents tourbillonnants de mots
Regardez, vous lisez l’automne, s’entassent au tout
Des clairières aux arbres penchés
Dénudés, la sève coule à peine d’hiver
Et droit devant, fiers regardent le ciel chargé
En attendant de revivre printanier
Ces feuilles qui poussent sur mon clavier
Où fi, une scie à m’y déraciner….
Je finis alors d’écrire ces quelques mots
A ces feuilles qui tombent, lourde de maux
De ses bonheurs flétrissant à tout bout
Voltigent et signent, ces poèmes de saisons
Regardez, vous lisez mes rainures, stères en versement
Des clairières nues, déboisement à dégoût
Et lorsque la lumière brulera ces feuilles
Qui se souviendra de ces hivers, bois à mon cercueil….
Le rêve du monde, incorrigible...
A nouveau, le même réveil
Le nous, vous en idem, m’éveille
Tout m’émerveille
Et partout, le même relief
De part, tout sème au ciel, carenciel
L’arc-en-ciel
J’ai des amours, l’espoir de les revoir
Pas les mêmes, sortilèges à boire
L’élixir d’en vivre
J’ai ces amours, devoir joli, concevoir
L’extralucide thème, blême seoir
Les écrire, m’en délivre
A nouveau, le même conseil
Le nous, vous en crème, m’assène
Une seule, soleil
Et partout, le même rêve
De part, tout sème, l’anathème
Je vous aime…
Ma vie au rose...
Quelques mots, touche d’envoi
Et en retour, souche l’émoi
Entre, ondes interposées
S’écrit un échange, claviers
Elle demeure mon ego, au passé
Elle est ma demeure, fallait pas !
Entre elle et moi, à tout cela
Les cendres volatiles, en craie
Se retrouver, sms à l’idée
Risque annoncé, s’enlacer
A bientôt, bisous… ancré, fallait pas
Traduit l’amie, oserai-je ou pas….
Qui
Qui viendra à l’intérieur
Dans ce fort de solitude
Où imagine au saule pleureur
L’enfant en lassitude
Rêvant lointaine fleur
Epris d’une plage, finitude`
Qui entrera à l’intérieur
Dans ce cœur d’amplitude
Jusqu’à énoncer ce bonheur
Qui osera en foultitude
Consolera le malheur
Ces pleurs, l’inexactitude
L’enfant en rimes multiplicateur
Regardez autour, s’élude
Repoussant, dissimulateur
De peurs, d’amour, multitude
Qui viendra à l’intérieur
Et saura… Qui, béatitude…
Un jour, croissant dominical, elle reviendra...
La reverrai-je dans cette ville
Ou ailleurs, autre, imbécile
A croire qu’hier au devant
A la vouloir, femme de mon présent
La reverrai-je dans cette vie
Où ailleurs, apôtre, folie
A rêver ses yeux pour ciel
A s’aimer, aurore d’un : elle m’aime
Et de tous les côtés, du Nord ou du Sud
De l’Est à l’Ouest, à toute amplitude
Je me lève d’espoir, soleil levant
Et marche, marche droit devant,
Tout le temps
Maintenant
Tout le temps
Amoureusement
Rockcolère, Hardcri, Métalarme, silence....
Sur la rive, sauvage écume, double ciel
Prisonnier du fond, tous ces gens, y viendront
Et de cette écriture, marchent les lettres, mouvant...
Aux flots des saisons, et tout le temps, au devant
Marée, poétiquement, au loin des bateaux blancs
Et seul, les pieds dans l’eau, peines du vivant...
Ancrant cet horizon, comment…
Devine ces poissons racontant
L’héritage des morts à tout hameçon...
Et bien plus profondément,
Le chant de tous ces géants
Mort maintenant, râle, dernièrement...
Croire encore et pourtant
Vivre, aimer au silence venant
Prenant, l’abandon…





