Déchiré loin de toi
Le temps enterre de poussières
Que le vent réveille de souvenirs
L’image figée s’anime, qu’hier
Si joli, sourit réchauffant à vrai dire
L’impossible prière, mon frère
Entendre ton souffle rejaillir
A ces flots, mousse de plaire
Je t’entends toujours rire
Ton regard, pudeur revers
Je te sais là, mer d’avenir
Reflets aux voiles du mystère
Ton appel : « Vis tes délires
Carambar, mon frère
Sois d’amour, respire !»
La pluie au phare, mère
Pleure ce large satyre
Et la famille en dévers
Se perd, se déchire
Depuis que le temps enterre de poussières
Tout au fond du rivage, m’enivre
Ta frégate, pas d’adieu mon frère
Dix huit mois, cinq cent soixante trois, empire
Ton absence, malheur amer
Et sans fin, détonateur d’écrire
Tu nous manques
En moins pour du plus
Je n’ai plus besoin, du moins
Je le pense ainsi à défaut
La souffrance en moins
A tout cela, à tout propos
Je n’ai plus besoin, s’éteint
Le monde et l’immonde
Particulier destin, ma ronde
De croire à même destin
Je n’ai plus besoin, du moins
Je le souhaite ainsi, à moins
L’ultime surprise, trop tard
Au bout, trop de retard
Je n’ai plus besoin de toi
Ni d’elle, ni de pourquoi
Je n’ai plus besoin, du moins
Je le pense ainsi à défaut
Résilience en soins
Je n’ai plus besoin de ton amour
Je n’ai plus besoin de tes discours
Ces longs silences d’indifférence
Ces grandes souffrances, insuffisance
Aujourd’hui j’ai besoin de soleil
Du ciel qu’hier, candide éveil
M’envahir à découvrir la vie
A m’épanouir, oui, cela suffit
Je n’ai plus besoin, du moins
Je n’ai plus besoin de toi, fin
Comme mon Frère
J'ai écris des poésies
L'espoir
Tant de gens se perdent d’idées
Liberté des valeurs, marcher
Découvrir chacun, d’évoluer
A travers peurs, préjugés
Qu’une seule rassemble
Tant de gens prétendent savoir
Démocratie de pouvoir
S’unir dedans, manoir
A l’intérieur, gloire
Qu’une seule rassemble
Tant de gens vivent à côté
Egalité d’avancer, de partager
Brandir la vie, chance, Français !
Tant de gens oublient fraternité
Qu’une seule rassemble
Qu’une seule, ensemble
Entaché
S’écroule la nuit sans pouvoir
Ni savoir comment à trop vouloir
M’échoir de ce temps, si noir
S’enroule à moi, de revoir
Pu, devoirs, tant à concevoir
Foutoir incessant, déboire
Cauchemars, sans amnésie
Son regard vide de vie
Départ, partie, oui
Sang, froideur depuis
L’enfer, ici, ainsi
Vivre depuis, rêverie….
Cumul des secondes entre
Tout comme, tout contre
L’absence qui s’en suit
La souffrance, culpabilise
J’aurai du sans doute à ceci
Faire ainsi, cela, moralise
Rien ne libère, elle oui
Soulagée, depuis intempérie
Tourment, jardin jachère
Si fort qu’aucune prière
M’en libère, puzzle alors
Se reconstruire, remords…
C'est la vie
Le jour se lève, libre d’exister
Vivre pour se réaliser, d’aimer
Sans cesse, donner en conditionnel
Demain ne sera, sans qu’avec elle
Aux ailes du septième ciel
Le jour en thème, signe de rencontrer
Partager pour évoluer, améliorer
Sans cesse, espérer l’arc-en-ciel
Maintenant un grand soleil
Dans le regard de la réciprocité
Aimer, être aimer, oser…
Prince hué
Obnubilation dans l'igloo
Chaque chose à sa Rose, si ne s'interpose, au fond, m'y dépose...
Comme une breloque, sorti
D’amas de poussières, d’hier
Endormi d’un recoin, verrière
Jauni au temps, presque pourri
Tourne à perdre la boule
Bilboquet au fil saoul
Palot, assis en chandelier
Contemple les remparts
Le temps importe, éternité
Comme un appel, jusqu’au phare
Et si un soir, je m’enfuis
Jeter moi, sans pitié, recycler
Ma mémoire face aux remparts
Qu’importe les étoiles qui luisent
Oubliez-moi, pas de cafard
Poursuivez, trop tard pour s’aimer !
Vivre, l'unique saison
M'en allait d'aventure
Au vent, ma chevelure
S'entremêle sans raison
Déprime, dégarnis sont
Les derniers survivants
M'alliait d'amour
Au chant, poème lourd
S'entremêlent de rimes
Prime qu'ici s'arrime
Lever mon dernier vers
Et partout sans raison
Maisons à devanture
Sans jamais rien de bon
Dedans, artificielle coulure
Poings en poche, à en crever
Avancer aux lampadaires
Loin des ombres, illuminé
Chercher Melba dessert
Et partout, incompris
L'enfant vous sourit
Toujours et encore
Tous les jours, jusqu'à sa mort !








