Marée noire, glue fumoire
J’ai vu derrière l’écume, signe d’un cygne
Le même qui enfume, digne et signe
Et sur cette feuille, contrat à blablas
Le même qu’endeuille, débats, patatras
Et si tu viens, tu changeras de vie
Oublie et prends ta main
Et si tu tiens, tu riras aussi
Ainsi renaitras demain
J’ai lu derrière, fume, cancer en verrière
Le même qu’hier, dessert dix pieds sous terre
Et ondule, danse, ta naissance, artificiel
Le même goudron, paradis d’arc-en-ciel
Si vide sans flot
Encore une fois, voyage langoureux
Paysage où nous deux, même cieux
Et ses yeux dans les miens, lieu
Ce souvenir doux au creux
De cet éternel dimanche, veux
Encore et toujours, merveilleux
Ainsi
L’amour, la vie, et tout ce qui s’en suit
Et de ce monde qui nous réunit
S’oppose tremblant de poésie
J’écris lourd, ma folie
Ceux qui rêvent ainsi
Vivront d’infini
Revenir en arrière
Mais il est où
Je ne vois que du bleu
D’écumes, flotte si flou
Ligne d’horizon, cieux
Et j’attends de ces nouvelles
Ces lignes, vagues d’écriture
Blanco qu’efface, rebelle
Se souvenir sans rature
A devenir vieux sans
Manque en mon cœur
A revenir, Dieu lent
Tangue, veilleur…
Sur ma barque...
Le lac s’alourdit, des eaux la nourrissent
Et les poissons dansent, tourbillonnants
Minus ph, le nénuphar danse phalange
Tandis que dame reinette, acrobate se risque
A jouer avec mister héron, bec en allonge
J’ai regardé ce vide au silence des gens
Tableau d’un paysage, méditation
Les arbres entremêlent leurs racines
S’abreuvant de discours inutiles
Que les grillons pavoisent en leurs seins
Et en ce printemps, bourgeon de retrouver
Ce même dimanche, ce même ciel, tant aimer…
De vous à moi !
La nuit dernière, il est partit
Sa musique s’est arrêtée
Trois râles, plus rien, fini
La déchéance en tragédie
La malchance , persécuté
Le voilà au paradis
Après mon dernier baiser
Il m’a proposé à l’ombre
Cette lumière, m’en tombe
Dimanche à m’éveiller
De la peine dans l’amour
D’un mauvais rêve vers celle
N’en déplaise cette javanaise
Chante en mon ciel
L’amour et vous en déplaise
Lui et moi, même avis, velours
Aucun doute à vouloir
Revoir cette lumière
Priorité à travers, espoir
Pourtant, accord clair ?
je le sais par coeur
Alors l’étoile s’endort
Le jour nous relève
Alors la lune s’évapore
Un câlin, tonne je t’aime
Blues, le temps grisaille
Loss, le vent cisaille
Tout ce bonheur
Que la nuit, rêves...
Et la vague se meurt
Alors que d’autres suivent
Inlassable
Et je suis vague, bonheur
Mourir ainsi
Inexplicable
Alléluia, si elle lit cela
Alléluia, elle saura…
Pas de lézard sur la pierre...
Faire quelques vers, musique d’ailleurs
Où rêveur, j’écris le fond de mon cœur
Et qu’importe votre traduction,
Mon âme en composition :
Et pendant qu’elle regarde ailleurs
Entre priorité, option au détour
Le temps ne s’interroge, point d’heure
Pourtant il y a eut en ce dimanche… Sourde…
Et après, à toute belle manière
De nos sourires, reste sur cette balançoire
L’inimaginable, moitié à nous y complaire
Sauf l’autorisation, l’espace contradictoire
Et pendant qu’elle ignore ce bonheur
Entre priorité, option, éthique
Le sentiment ne s’abroge, pudeur
N’entend-elle pas le battement… Fatidique…
Qui je suis !
Si ma philosophie, alchimie d’amour
Surlient mes écrits de troubadour
Bat mon cœur d’encre, de mots
Troubadour pour rêvéalité, si haut
L’albatros dans la peau
Baudelaire, noir de Poe
J’écris d’encre d’amour comme une guitare
D’accords en rimes, de vers qui s’accrochent
A vivre de rêves, univers de lumière, phare
Un dimanche d’Eleanor, bavoche
Veule loin d’elle, titube létale
Baudelaire, mort en Poe…
Coeur levé comme un poing
Elle m’a sourit, souris d’émail blanchit
Elle m’écrit aussi, vienne dimanche
Tombe, ma peur
Elle m’a paradé, chatte grise de nuit
Elle m’nie aussi, scène qu’épanche
L’ombre, sa peur
Et nous, on s’est sourit, souris de mail blanchit
Elle m’écrit aussi, traîne blanche
M’incombe, ma tumeur
Et nous, on a paradé, cap qu’il élit
Elle m’renie aussi, ciel s’épanche
Me comble, sa lueur…
