Mu sic
Aux souvenirs d’adolescence
Sa main dans la mienne,
Pieds dans l’eau
Nous marchions d’innocences
Persuadés comme une traine
A jamais, alter ego
L’hiver aux remparts,
Difficile de grandir
D’être sans phare
L’été quelque part
Difficile de vivre
D’avoir ce coin, tare
Le matin, les mains jointes
Le pas au café noir,
Devoirs et croire
Le soir, le cœur détient
Le ver au filtre d’échoir
Poésie à passoire
Non, manque à ma ligne
Lorsqu’au parcours rêverie
La courbe de son corps
Oui, manque à ma vie
Lorsque je ressens maline
La destinée, assumer alors…
Cool coule et soul saoul
Que reste-t-il
Loveman, lovegun
Cool saoul et soul coule
Que reste-t-il
Pauvreman, pauvre degun….
Et go ! Jumeau en glace...
Les anges sont descendus
Nus de préjugé
Tu dis : pas vrai !
Pas eux, si crue
Où sont, liste, ailes
S’envolent à même
Les anges sont venus
Invisibles senteurs
Odeurs du bonheur
Les anges partout, mue
Rejoins ce paradis
Meilleure vie
Les nuages ont disparu
Le ciel, éveil en rayons
Oublies problèmes
Ouvres les volets, et nue
Mère, viens, allons
Vivre, cadeau d’Eden
L’amour
Les anges sont descendus
Les anges sont venus
Leur message
Les anges nus, émus
Les anges, peaux mus
Vivre avant passage
Chaque matin menant la nuit
Chaque instant avant l’infini
Simplifie, couleur unie
Chaque regard pourtant comme si
Choisis ton chemin, même si
A la fin, quel paradis ?
L’amour !
Cette Fille qui me manque tant...
Elle s’est levée, m’a grandi
Comme cela, folie
Dansant en charmant, serpent
Elle s’est amusée, repartie
Comme cela, fini…
La nuit, Beyrouth, flash de lumière
La vie, dégoût, clash aux prières…
Elle s’est approchée, m’a surpris
Comme cela, puis
Chantant en mouvant, sensuellement
Elle s’est effacée, infini
Comme cela, depuis
La nuit, hooligan, cœur de pierre
La vie, en tout, place : que faire !
Le diable aussi...
Aucune réaction, silence absolu
Les yeux clos, dérive
Le vent cajole, sourire nu
Les mains au dos, que j’écrive
Le temps enjôle, t’écrire, mu
Aucune décision, l’absence défendue
A Dieu d’adieu, au mieux
Sans tes yeux, merveilleuse
La vie coule, larmes crues
Maintenant et tant, pourfendu
Où qu’aille cette lecture, crois
Liens, prends mon rêve,
Où qu’aille en ratures, foi
Viens, prenons l’anathème
Aimons, parcourons
Où que se finisse, crépuscule
Le soleil incendiera nos tourments
Quoi qu’ils disent, tubercule
Nous sommes, puissance en érosion
Pourtant enfants, émotions…
Si tu savais,
Le diable rêve d’amour
Si tu le voyais,
Le diable t’aime d’amour
Le diable qui ?
Minable, je n’ai
Effroyable, galet
Ricochets, maudit
Impardonnable
Qu’inconsolable
La vie déborde, la mort sourit
Trou si petit, chat un suffit
Toi, lectrice d’âme,
Eponge le tableau, oublie
Plus personne, lame
Hier, vierge à l’avenir
Aujourd’hui,
Ne s’efface de ma mémoire
Sa mort, ce vide noir…
Ecrire pour ne plus souffrir…
Fantôm’exit
Elle le voulait sans dire mot
Regardant chaque soir, sa boite
Analysant par son propre ego
Que celui qui la veut, se dote
Elle, elle voulait un chat qui miaule
Surtout pas la nuit, faut qu’il dorme
Tout comme le prétendant qu’émule
Aux vertiges, le plomb qui déforme
Il y a ceux qui rêvent, qui croient sans faire un pas.
Ils sont recouverts de songes, certains que le ciel les aidera.
Difficile d’atteindre ces gens-là, de croire comme eux
Difficile d’aimer ces aimants-là, l’espoir se fait vieux…
Moi, je voulais tout comme cela
Au scénario, fleur bleue
Et après, disparaître avant l’ébat
Peter Pan, il n’y a pas mieux
Moi, je voulais garder l’enfant
Demeurer arbrisseau aux chants
Même si déraciner, le temps
Pleurnicheur ; et maintenant…
En haut d'une colline, je me souviens...
L’herbe fraichement coupée, allongée
Avec ce sourire, barquette de fraises
Une couverture pour s'y envelopper
A Chantilly, sucrerie en paresse
Elle avait cette petite jupe légère,
Plaine de fleurs, éternel printemps
Cheveux au vent, timide tanière
Âtre baisers sous l’arbre blanc.
L’azur comptait quelques moutons
Elle, manipulatrice de mes secrets
Son regard en braise, savamment
Mettant en feu, bergerie d’âme
Je l’ai trouvée sous l’ombrelle
Gardienne d’oiseau du phare
Pas qu’une plainte, maquis du ciel
Cela ne se fait plus, bien tard
Il a fallu histoire, sans discours
Vile nuit, girouette, changeante
Cinglante aux enfants, contour
La fin s’expatrie, déferlante…
Mettre galant, le jour à talons
Tourne l’émotion, sur ce banc
Le souvenir, signe vers, laine en fil
L’herbe coupée, autre cygne…




