Parano, entendre qu'écouter, voix en scie...
Ce soir, aux infos, parano
Ce soir, son coupé, propos
Toutes ces voix disent, empestent !
Milles voix, tant, à en perdre la tête…
Ce matin, dans mon dos, parano
Ce matin, dents à propos, pas très beau
Toutes ces voix, mise bas, sur écoute
Les foies, vilaines conseillères, rajoutent
A sa colère, le silence pleut de coups
Et martyre sans mot, l’arme à maux
Et dire qu’hier, l’offense peut surtout
Maudire l’ego, drame parano…
Aujourd’hui, peut-on écrire seul
A n’y lire que des lignes de barreaux
Demain, va-t-on vieillir seul
A n’y rire, question, cygne parano…
Les jours de vie, file, s’enfile que défile
Et toujours, ces voix, folie qu’enlie, au lit, bien trop poli
Mon sang pulse, thème, regret aveugle, beugle l’amour
Parano, ce poison infini, plus jour comme tous les jours…
Ce soir, apéro, mojitos, bien trop
Ce soir, rhum d’ego, sucre sans eau
Toutes bulles, voix sur voix, parano
Ils disent tous, trop con, trop…
Donnez vers, verres, tanguent propos
Sonnez l’an vers, sonnez gros mots
Trop con, parano, frisson de cono
Stop, trop de voies, vois, j’bois, voix d’parano….
L'éléphant bleu...
Combien de jours aux absences qui résonnent
Combien de silence au son du téléphone
Combien, bien trop cher, sans chair
J’ai écrit au mieux, lopin en mer
Une ile pour vieillir heureux
J’ai écrit vieux, chopin concert
La terre oscille, à l’horizon, Dieu…
Faut-il aimer sans s’aimer
Faut-il être aimer sans l’aimer
L’avoir elle, lavoir elle, prière…
J’ai écrit nocturne ; au corps l’encore
Des maux qui s’alignent, vers de taire
J’ai écrit au mieux, l’amour jusqu’au port
La vague s’échoue, je l’aime, manière…
D’une rose, le ciel luit d’étoiles
Planète d’un carton, trous d’air
Emprisonné dedans, dévoile
Ce banc mouton, nuage d’hier…
Et toi, partie, pénombre candélabre
Illumine chaque pas, satellite quelque part
Là, où pas, toi au réverbère
Lampion si haut dans l’air…
Dessine-moi des ailes
Emprisonne-les pourtant
Comme un appel, au ciel
Vertige d’amour, carenciel…
Parfum d'âme, la douleur...
Il en est de même
Partir sans voix, cent voies
Tu dirais, pas eu ce choix
D'elle, dire, point, poing d’idem
Et qu’entendons-nous, là
A lire ces parois
Abrupts maux, froid
D’écrire, haut fracas
Et la douleur, maudit,
L’absence par foi, parfois
Totem, silence en croix
Brûle cœur, choeur d'nuits
Rien n’oublie l’inoubliable
Bien que mort, plus faisable
Grivois le grisou, quel enfer
Et folie, tout ce reste, glaires…
Fugitif, dehors les étoiles luisent
Palliatifs, aux corps les toiles duisent
Sentir l’ultime, vol couchant
L’amour sans retour, drôle de vent !
Trop haut, l’albatros, croasse noir
Sang, ego, jamais plus, froisse
Mixture, Frérot, K’elle poisse
Vague, s’échoue, dé d’espoir…
Emporte ce temps, poussières
Sentiment, souvenir, jusqu’à hier
Qu’aime-t-on, manques, solitude
L’émotion submerge, comme d’habitude…
si mal
Zahir of Love
Just say :
Zahir of Love
Toi qui rentra jusqu’à ma tanière
Découvrant lieux et heures
Toi qui montra d’autres manières
Toi qui prit ma main, posant câlin
M’ouvrant au mieux, meilleur
Entourant cette glace, bisou satin
Toi, âme lumineuse, étoile étreinte
Sache que, sache le sans aucune plainte
Sans moindre regret
Nu comme le galet
Salis de l’éternel
Idem, Zahir m’achève…
Dictée de rimes, de vers remous
Composée hymne, à genoux
Et sourire face à l'avenir
Merci la vie, je l’ai rencontrée, vivre
De tous ces souvenirs, Bonheur
Et quoi qu’il arrive, à toujours, K'elle, chaleur !
Toi qui comprit troubadour à lui-même
Toi qui, à son Styx, dehors, en thème
Toi qui, toi, maintenant, l'enfant en moi
Toi oui, moi en eux, non sans choix
Toi de cet hiver, loin de nous, honneur et droit
L’ami ne peut, aimer bien trop fort
Te trahir, pas de l’amitié, et au corps
Toi qui fait vibrer pic et paroi
Sache que, sache le, seule route
Nul doute, vu du port
Sahel, vagues de toi, toujours et encore…
Ever mort, never more...
Zahir of Love...
Ag'hier
Elle ou l’histoire, à la une !
Plus fossile d’écrire l’histoire qu’un réel avenir
Si possible, dernier soir, vivre sur son sourire
L’encre coule comme les flots aux vitraux
Le vent poitrail l’écume des idéaux
Pourtant écrire, escarre sans fond
Plus facile de revoir hier qu’offrir présent
Si difficile, folie à boire, conserverie d’âme d’enfant
Elle sait ce que je ne sais et ne saurai jamais
Le savoir, périmé en overdose, javellisé
Pourtant souvenirs, ciel sans fond…
Requiem d'un cancer
Longe aux pas ensablés
Plonge aussi
Songe aux pas dédiés
Maints d'Elle qui
Cherche l’Aurore
Vis et souris
Parfois pas, parfois corps
Lumière viendra, vis
Lumière en toi
La lumière fait toit
La lumière en choix
D'Elle, lumière, fais-toi !
Songe aux plages endormies
Mange pan bagnat
Range tes idées, cri !
Comme Elle, là-bas
Cherche encore
Ris et plis
Berge au port
Fossile infini
Adieu, vague, une à Une
Adieu, nuit, lune
Adieu, Elle, scelle veine
Adieu, vivre… Bois K’il advienne…
L'âme-possible ou l'impossible
L’âme-possible
Vide, déchirure au gré
Silence froid en précipice
Et dehors, plus jamais
Ces fenêtres en surprise
Plus jamais, je le sais
Si seul, c’est ainsi
Vide, déchirure au gré
Absence noire qu’édit
Et qu’elle le veuille, graver
En ces yeux, tant de délices
Closerie, plus jamais
Si seul, m’en haïsse
Vide, déchirure au gré
Résilience, poids bâtisse
Et le sentiment, plus jamais
Nos mains enliées, complice
Plus jamais, je le sais
Si seul, dans cette vie
Vide déchirure au gré
Défiance, broire l’écrit
Et l’ancre coule, identité
D'eux a été, hiver serre là, bile
N’en revienne, plus jamais
Ouvrir grand cœur… L’impossible…

Au seuil, Deuil, seul...
Elle était
Encore, au corps
Urne, bois, au foie
Des verres, plus une, vers
Encore, sot destruction
Au corps, sensation
La même
Pas pareil d’enveloppe
Pas d’idem, j’développe
N’est-ce bras, vol Pénélopes
N’est- ce en ce cas, la salope
Encore, au corps
Une, chois, coeur froid
Dévers, vid’verre
Encore, explosion
Décor, illumination
La même
Autre treille, autre belle
La bête se meurt, ensorcelle
N’est-ce là murge merveille
N’est-ce encas, sal ope
Encore au corps
Un doigt, majeur de toi
Sévère, à terre
Encore, explosion
Au corps, déception
La même
Seul, conseil, bouteille
Fond d’ivresse, largesse
N’est-ce là, tangue, dope
N’est-ce qu’un cas, ça d’Ève, lope !

L'encre acariâtre
J’ai de suite trouvé la clé, dissimulée
La porte déverrouillée, les volets clos
J’ai ouvert, aéré, en grand pour éclairer
Cet antre, jadis, empoussiéré d’ego
Mort dans le jardin du salon, saison hivernale
Morte dans le bain de la pile, mais non, plus banal
Morts, tous, assassinat de la vie
Assassiner d’éternité qu’ici
Je mémore en écrivant
Que demain dans le jardin, j’irai
Que demain, pile au rendez-vous
Mon cœur bouture à genoux
Refermé la porte, la suite
Qu’écrire de plus, qu’ennui
Cacher la clé, ne plus revenir
Comme le présage, drôle, l’avenir…
Son Aum
Je ne saurai jamais
La nuit, qu’aime-t-elle
Je ne pourrai jamais
Savoir ce ciel
Je ne comprendrai jamais
La nuit, toutes ces étincelles
Je ne verrai jamais
Le jour avec elle
Et déambule mes pas
Si crédule, faux pas
Tombe, stèle même
Tout ce qui ne se dit pas
Tout ce qui reste glas
Ses yeux pour seul ciel
Je ne saurai jamais
La nuit, voile filante
Je ne pourrai jamais
Savoir, déferlante
Je ne comprendrai jamais
La nuit, tous ces rêves
Je ne verrai jamais
Le jour, l’idem
Et somnambule pas
Si renoncule, ébat
Môme qu’homme
Aum en somme
Tout s’écrit là
Son cœur, love, là…



