Mamie Poévie
A l’ordre, règne ce sourd désordre
Là où même, sombrent mes mots
N’est-ce pas plus un four à trésor
Là où même tout fond, résidu, à zéro
Au soleil, que j’écrive, andalous, ou de vous
Formol, mots académiciens, ou trop fou
S’enchaîne même résultat, troubadour
Comme à l’entrée, porte bien trop lourde
Et tout ces écrits, filoute grammaire
Qu’importe au sujet, biloute commentaire
Hier, ma grand-mère me disait tu verras à mon âge
Aujourd’hui, encore, résonne ce grand personnage
Tout son amour, fautif à son écoute, j’aurai appris
Qu’il fallait affronter le dragon, sans armure,
Surtout sans forteresse, je m’emmure
Bascule, pont-levis, trop tard, vide infini…
Full soul
Ainsi s’achève, à chaque crépuscule,
Ce jour, pour ce peuple d’ombres,
Souffle rougissant en bleu funicule.
Qu’doucement enivre, pénombre,
Vide de torrents,
J’cris forcément;
Ce projectile
Enfouit, rutile,
Balle de câlin !
(Bail d'un câlin
Battle câlin
Eperdu câlin
Perdu, salin câlin)
L’extraire, fatale !
L’admettre, destin ?
En fin, inexorable…
Et si l’aube revient,
Credo, rediffusion,
Immense, c’est certain !
Et si le silence tient,
Inlassable pantin,
Poévie, âm’défunt !
Le reste de ma vie
Assis, rêvassant en griffonnant
Mites, mots dévorants
La nuit vibrait, long spleen
Plume à l’écriture, du plus beau
Lune à la fenêtre, vole ce corbeau
Entrant soudain, en fronde
Mandant sournoisement
Jamais plus, édit de poison
De sa noirceur, plume profonde
Luisante crinière, croasse-t-il
Lui m'hante, cri d'hier, poisse-t-il
Corneille, mauvaise manière
Jamais plus, répétitif, si amer
Le chicanant, à son paroxysme
Il s’envola, répétant triomphant
Jamais plus, creusant là, nom'spleen…
En jette plume, l’absurdité
Trop fada, trop tordu d’oser
La nuit, d’écrire exquise poésie
Époux-vent'ail, clou rouillé
Tordu ma-ça-reste de pue, se réveiller
La nuit, moi-tiè-de Poévie…
Epique
Transhumance, ma poésie
Voilà, draille l’odyssée ou duel,
Seul, l’ami s’éloigne, volatil vide
Même si les lignes n’y révèlent
Maquis de rêves, lit d’éphéméride
Halo constellation, ciel d’elle
Si s’invente mot à mot, cette étoile
D’Homère ; et qui s’page, à sa chevelure
Bout de traine, ce long voile ;
Thésée, place d’aventure
Fil d’Ariane, l’Ithaque éden.
L’ode enchante l’invisible indéfini
Le matin s’amoncelle, priant chants
Qu’Aurore s’éveille, filante idylle
D’un vœu à son prénom,
Ma Poévie…
Never more
Noeud'vers jusqu'à mort...
Hier en retard
Assis-toi là, écoute ce vent
Respire bien, mer vaguant
Fermes-les yeux, voilerie
Deux mains si loin, infini
Chancel, de ces remparts
Rongeant pierres, aux fléaux dards
Hurlant à l’hiver
L’écho d’hier
Chaque victoire ; Vaut ban
Chaque souffrance, brumes d'Pré vert
Règne Peynet, duo frissonnant
Sauvage, qu’hier
Salis, cap, fusionne, cieux tancent
Enfant’roubadour’adulte, flash, phare
Au bout, insipide danse ce silence
L’inimitié, pardon de leurres, retard
Assis-toi si tu veux
Regarde au loin si tu peux
N’oublie à l'essentiel
Ce mauvais rêve...
Le sentiment, fil de pêche
Trop lourd, enferré
Voilà le dénouement, corde rêche
L'île de la Rêvéalité !
L'histoire recommence...
Sweet dreamreality
Bien évidement que tu es là, présente
Inscrite dans le registre
Bien sur, je suis pour toi, à juste titre
Un ami d’un temps dilettante
Notre adolescence, oc chemin
D’ailleurs plus la peine
De revivre la même scène
Tant la distance paraffine de part l’chemin
Et d’écrire cette pépit'histoire
Chape dans le vieux grimoire
D’illusoire qu’amitié à gloire
Tournes les pages, d'autres déboires…
Chat pitre, gniole
Tome et je ris
Haut degré littéraire
Lis aux vagues qu’affolent
Sweet dreamreality
Plage, y a aussi
Histoire stellaire
Le hasard, l’amour en cri…
Conseil blanc de savoir
D’encre invisible
Difficile qu’illisible
Tout est dans le grimoire
Poésie à chemins,
De cailloux d’exclamations
Poésie à câlins
De tonnes, mines de versification…
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Perdu ! Ah ! Trop fort (Astaffort)
Filles de villes
S’inclinent facile
Bénissant, chants princiers
Hommes de campagnes
Sillonnent en cagne
Louvoyant, champs de blés
Tandis que Lady aboie
Félix miaule
Trop drôle
Jouant au sol
Laissant ce rire
Très satyre
Ils s’activent
Tournicotent
Mordillent, s’affolent
Simple, jeux, toi et moi
Simple jeux, roi et quoi
Simple jeux, foi émoi
Simple je, pourquoi ?
Simple souffle… Sans toi
Saint peut croix
Sein du sacrément
Toi en moi
L’équilibre séparément
Qu’éternelle étoile
Luise, liant toi, m’noie…
Poésie de rimes
Vers en pieds, humes
Tanin d’encre
Troubadour, l’enfant
Qu’adulte tourmentant
Dédales, tout simplement…
Baguette racie
Abreuvoir de contes
Il n’y a pas de beau chevalier
Armure luisante et d’étriers
Au cheval blanc, tout orné
Film, moyen'd’âge, nulle fée !
A toute Aurore, Marjolaine
Du toujours, d'hors d’idem
Diadème en camelote
Troubadour sanglote
Au fil de la rivière, saoule
L’histoire qui déverse
Jusqu’aux plus lointaines foules
Grimoire, alchimie d’herses
Il n’y a pas d’amour
Donjons d’accessoires
Il n’y a qu'lourd labours
Foins d'abreuvoirs…
Long court, nu discours
Long court
Qui saura au long fleuve
Si triste de peines
Qui pourra suivre
Ces bras qui dissimulent
Profondeur qu’enivre…
Chacun s’émule
D’eau bénite
Chacun s’exulte
Et nulle dynamite
Nul ! Quelle chute
Aux océans accueillants…
La poésie tiraille l’esprit
Rus d’odes, crue de vie
Alors ruisselle
Alors conseil ?
Qui saura au long fleuve
Schistes de veines
Qui pourra suivre
Ces fracas qui ne reculent
Hauteurs aux désirs fous
Qu’aucun caillou
D’or à la rigueur, pullule…
« Bouhésie » s’enlise,
Se termine d’infini.
Qui sera au long fleuve
S’étendre aux lèvres ;
Qui aura au long fleuve
Sut éprendre en fièvre…
Poème, Nous trop sourd
A la grève, morts d’Amour…
Difficile à boire
Et chaque matin, j’oublie
Lorsque le rêve finit
Comme la vague immuable
Ne laissant que trace
Pas même caliente souvenir :
Quelle peine
S’acharne ;
Mes veines
Aux fleuves
D’art hier ;
Qu’en pleuvent
Cet idem,
Toujours
Là, même
Ce discours,
Anamour ;
Si sourd…
Rêverons-nous ?
Morts, ont tous,
Ce sentiment,
Perpétuellement…
Réaliserons-nous ?
Vivants, ont tous
Ce sang qui ment
Perpète émotion
Ah lis bas,
Baliverne, ça
Ouvre-toi
Avant bois ;
Ouvre-toi
Vraiment…
Quel pourquoi
S’acharne ;
Aux fleuves
D’artères,
Somnifère ;
Quel regret
S’acharne ;
Long fleuve
Toujours,
Foi, toi, loi même ;
A ce discours,
Vain labour…
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