Tard
Trop tard, au phare
Retard, cafard
L'espoir, la revoir
Si noir, en déboire
Elle oublie la lumière
Comme celle d'hier
Quel concierge
Prie donc la vierge
Antibes, revenir là
trop tard, au phare
Envenime, sang de Léa
décision, à part
Le regret devient
perfection...
Bas, tard !
Trop, mare...
Lettr'vEille
Deux points, y définir
Somme-il, conditionné
Naître pour mourir
Vivre à s’illusionner
Dé but pour finir
Elle, résumé, décrire
Antre, l'aimer, simplicité
Conjugaison, saigne d'exister !
Avant, dure le temps de cette écriture
Aventure autant de cette rature
Peigne d'une peine chauve...
Patt'éric
As-tu déjà lu le troubadour
Celui-là même qui écrit
Celui qui d’Amour
Sombre en poésie
As-tu déjà vu le vol d’un corbeau
Celui-là même qui pleure
Celui qui au plus haut
Tombe et meurt
As-tu été là-bas
Là où les cieux humides
Là où part en glas
Glauque adieu, acide
As-tu déjà bu ce peu trop
Celui-là même coquerico
Celui qui en vertigo
Chante faux
As-tu déjà cru aimer ce trop peu
Celui-là même tourbillon
Celui qui dit bon Dieu
Faites que ce soit bon !
As-tu déjà vu le troubadour
Celui-ci dans le corps d’Éric
Celui qui répond, court
Nul ne voit, pathétique…
L'enfant...

Dreameality. end
Broque dreameality
J’ai un rêve, je sais
Probabilité, future réalité
J’ai l’idem, satyre
On prédit l’avenir
D’autres, simple souvenir
Tout vit, meurt d’écrire
Au silence des mots qu’aspirent
Toutes ces lignes, elle ne saura lire…
J’ai un rêve, je sais
Compatibilité, rature constatée
J’en crève, souffrir
On prédit le pire
D’autre, sans sourire
Éric, arrête d’écrire
A l’indifférence retour, renait
Probabilité, autre rêve à la réalité
La nuit s’éternise,
Regarde, tout au bout
La nuit s’enlise
Regarde, au bout, nul debout…
Réveille-toi, assez !
Réveille-toi, renait !
Éric, pose ta Rêvéalité
Réveille-toi, prêt ?

My dream of reality
Promesse
La promesse faite, promesse fête
Celle qui jure, ne doit faire parjure
La promesse en tête, la promesse reste
Celle qui assure, celle qui rassure, sans rature
Lorsqu’un jour, j’ai promis, lorsque j’ai dit
Lorsqu’amour, même enfui, même si, me hais aussi
Depuis l’ombre, cette pénombre au fond de moi
Depuis je sombre, lumière , en nombre, juste toi
La promesse s’émiette, jamais ne s’arrête
Jamais ! Même si le silence, l’indifférence
La promesse s’entête, la promesse leste
Pur d’amour, sache alors, garde confiance
Lorsqu’un jour, lorsque je réapparaitrai
Lorsqu’aux vagues, de ce banc, sur l’horizon
Depuis l’éternité, les flots jusqu’au fond de moi
Même trop tard, même sombre, lumière au phare, promesse, toi
La promesse du cœur, la promesse à chœur
Celle qui dure plus que toute la vie,
La promesse d’âme-sœur, serment crieur
Celle qui conjure d’amour ne se renie !

Moi
Luminescence
Je suis troubadour, né de Rêvéalité
D’écrire l’amour à cette réalité
Qu’aux pas, la rime versifie
Qu’il n’y a d’ombre; cet écrit
Aligné contre la pénombre, oui
Lumière antre, la haine sombre; oui
Je suis troubadour, crée de Rêvéalité
D’encre d’amour à l’humanité
Qu’aux poésies, j’hume la vie
Qu’il faut aussi, de vous, folie !
Animé d’envie au meilleur
De ce brasier, oui, au bonheur
Je suis troubadour de Rêvéalité
De naissance jusqu’à expiration
Je suis troubadour de Rêvéalité
D’écriture jusqu’à libération
Vous, vous n’lisez à rien comprendre
Moi, fou, niez point, à m’entendre
Ineptie, conception de vers, pourri
Alors oui, lisez, troubadour qu’avis
Face a, face b, j’écris de long en large
L’horizon invisible, l’Amour, m'rend barge
D'Elle, Lumière !

Labyrinthe
S’échouer
Parti de pas grand-chose,
D’un langage sophistiqué
Avec toutes mes qualités
Que nombre n’ose
Me voilà sur la rime
Et depuis cette ligne, s’écrive
Parti de pas grand-chose
A force d’essayer
Avec l’idée d’arriver
Là où nul compose
Une poésie de riche…
Il faut alors que je vous l’écrive
Parti de pas grand-chose
Je suis arrivé à rien !
Si cela le valait bien,
Rien qu’à la lecture de cette prose !
Parti de pas grand-chose
Finalement arrivé à rien !
Et comme qui dirait Devos,
Rien, c’est déjà beaucoup, m’enfin !

Destruction
Distinguo
L’homme enlaidit bien des choses
D’une relation bien longue
Jusqu’au corps de sa rose
L’homme flétrit et tangue
Abandonnant l’ange mélodieux
Et la dernière en date, reposâtes
Qu’à novembre, œillets en bleuets
Valentin fuira, litière d’ouate
Prince bossu ou cossu, pas de différence
Prince ému ou déçu, plate romance
Pince d’ego ou grosso,
L’homme s'enlaidit, distinguo !
Silence lèvre de ma démence au sel de sa pensée, ce cri immense
Disparate pleur
Le soleil, bourgeon de pistils
Le ciel, mer de pays
Et là, terre d’exil
Elle, bien plus qu’amie
Drôle de religion ; vertu
Disparate scion, éperdu
L’amour n’a que peu, réciprocité
L’âme n’a au mieux, sincérité
Disparate émotion, si indue
L’amour n’a queue d’amitié
L’âme n’a peureuse, spoliée
Dit-elle à Socrate, redue…

Bon appétit
Mess du dimanche
Sève de saison
Jadéite printemps
Berçant l’autan
Blé gambadant
Friton avant
D’une oie en cadavre
Cacardant son gras luisant
Grammes de sel et poivre
Et dans l’âtre festoyant
Suc, magret saignant
Baigne d'hac'blanc, rosabelle frittant
Haut divin, doux saint-Mont…
Papilles aux babines délectant
D’Artagnan pour tous, Gers alléchant
Croque, craque, pastis feuillage gascon
Degré, café armagnac, divan
Cigare chatoyant
Ce ban ronflant
Annonçant finalement
Bonheur, flatulentes moissons !
