Irréversible
Irréversible
J’ai regardé l’avion partir
Aussi loin qu’une chanson
Chante cet air, fredonne le vent
Ce refrain à vrombir
Mes yeux à l’horizon
Tal, langue sentiment
HORIZONTAL SENSATION
J’ai regardé l’avion partir
Aussi haut qu’au firmament
Chante nuage blanc, pourtant
Frissons, son câlin, à rougir
La passion à l’horizon
Tal, inoubliable instant…
HONRIZONTAL BANC
J’ai regardé l’avion s’évanouir
Aussi invisible que présent
Oppressant, inlassablement
Chante à ne plus en finir
Son nom, à l’horizon
Tal, cet amour, ciel d’abandon
Horizontal demain
Mur du son...
Irréversible câlin
irréversible, certain !

Décalcomanie sans toit
Deux heures du mat, et toi tu dors
Quelque part, non loin
Le temps passe, toi encore
Au fond du regard, chemin
Et la lune éclaire la nuit
Et toutes ces étoiles qui
Si loin, la galaxie
Si loin, toi aussi
J’aimerai t’écrire, te dire
Franchir, ne rien interdire
Simplement, comme avant
Même si, le jour est grand
Deux heures du mat, Kargo de nuit
Quels rêves à trainer seul là
Croix sur toi, froid de glas
Traine ce sentiment infini…
Et le câlin éclaire la vie
Danse le cœur démit
Si loin, la folie
Si loin, insomnie
J’aimerai d’alcool, griserie saoul
Plaie, ce précipice, soupir
Verres aux bris, satyre
Chacun fait, les étoiles au bout
Deux, bonheur mat, l'échec casse
Trop tard, déveine en rempart
Subtil temps, flèches, face à casse
Et je meurs, fou de toi, trop tard...
Trois heures, sans ailes, je traine d'égouts
Sans plus tenir debout, lourd à tout
La nuit gronde au vent, sans retour
Pas bien, partir sans amour
Pluie au banc, dix août , ciao bella !
Tout s’est tu au silence
Comme fleur de nuit,
Regarde ces montagnes
A tout dire, russe d’errances
Longue indifférence, blanchies;
Pistils, pétales en trame...
Tout c’est toi sans mélange
Comme ailleurs, ainsi
Regarde l’encre
Coule cette source, étrange;
L’amour enfouit
Creuse symétrie, désencre…
Soif !
Elle m’avait dit de ne rien dire
Surtout de taire, ne rien écrire
L’espoir au fond d’un et mille vers
Bout’elle aux bulles amères
Degré soul, vain brasier
Elle m’avait dit de ne pas parler
Surtout d’oublier, ne rien imaginer
Jusqu’à cet au revoir, lie déboire
Ivre d’un je t’aime, brise du soir
Tanin pourpre, sang timon
Que je pleure aux mots de nuages
L’avenue aux ruisseaux se partage
Chacun a sens ru'elle naufrage
L’idée, exil ou salut, sablage
Goulot d’alléluias, chagrin grand
Elle m’avait dit de ne pas rêver
Surtout de vivre, de ne rien regretter
Seul sur ce banc, vide jusqu’au fond
Côte d’anonyme, si abstinent
Rainbow des gouttes, assoiffé
Elle m'avait dit de ne pas compliquer
Surtout de pardonner, de ne pas l'oublier
Mais au bout, si seul d'aspirine
Plonge le poète, Brise marine...
Bout’elle : bouteille
sang timon : Sentiment
Brise marine : Mallarmé - poème Brise marine
Trop lâche !
Comme un coq oligophage
Egrainé au bonheur, trop sage
Ou trop lâche, cache-cache
Elle, elle s’attache et se fâche
A l’idée que je m’arrache
Bien trop en cage, opiophage
Regard sur la mer, m’enrage
Bien trop, temporise à l’image
Elle, ne me lâche dans l’âge
Trop tâche, sarcophage héritage
Courage, enterre la hache !
Dis, crache, ose, point lâche !
Avant qu'il soit trop tard !
Je vous ai cherchés depuis hier
Rien de clair, juste ancrés dans ma chair
Qu’importe, nul part, à toute galère
Je vous ai cherchés, loin des guerres
Loin des salles de prières
Pas peu fier, être mains en l’air
Crier, jouer en compère
Libre de faire, pitre à la pit'Salpêtrière
Offrir du rêve, oublier sans manière
Etes-vous à la clairière, sortis d’affaires
Qu’importe, je vous ai cherchés, changer d’air
Ce temps d’hier, sourire vierge, corps sans cancer !

Bar à closerie
Assise, longue, longue, à l’air libre
Jambe au bouton, m’enivre
Au verre, couleur rouge à lèvres
Robe, tanin qu’enfièvre
Décante l’instant, quel goût !
Plongeoir à nez, saoul !
Oui, Vous, femme assise à lire
Verre de vin, lunettes de soleil
Attablée, sourire aux mots,
Laissez-moi séduire
Petite poésie, merlot du merle
Affable à déguster, bord'l'eau
Le désir d'affrioler
La rêverie, Vous posséder…


New blues days without you
Dis-moi, toi qui sait la réponse, dis-moi
Là où est mort, affronte par-delà, dis-moi
A quel moment, comment et pourquoi
Dis-moi, toi qui, seule, sait vraiment, m’y noie
Dis-moi, toi qui admet qu’immense est l’émoi
Quelle mort, honte aux froides parois
Je regarde à l’intérieur, signal à croire
La lumière du phare sur l’horizon, navire du soir
Gardant le cap, voir du banc, les remparts et sa tour
Regardez l’heure, dire, se dire l’amour
Dis-moi, toi qui tais la réponse, dis-moi
Là où tu as compris, là où tu as démis, dis-moi
Là où je n’ai pas su, là où j’ai tout perdu, vois
J’écris la défaite, nulle armistice, croix et bois
Là est mort, notre amour, là, bois bleu, m’y noie
Dis-moi, toit d'Kiss et sur vivrai-je alors sans toi !
Et dans ma tête, en boucle, foules de pourquoi
Et dans mon cœur, nœud, saoules d’effrois
Non, ne dis rien, dis-toi juste, au vent, dis-toi
Oui, ne dis rien, dis-toi juste, au temps, l’adieu et foi…
Sensible qu’instrumentalise, indocile qu’infantilise
Le sang court après le cœur, et revient, facile
Alors, toi qui sait le fond, le toucherai-je, m’y noie
Dis-moi, toi qui était la réponse, dis-moi
Oublie-t-on la question qui libère parfois
Pas de question, pas de réponses, dis-moi…
Si vite, je suis fini si je ralentis, si lent, je serai infini si je le vis...
Au jour où je suis
J’ai vu le jour
Et puis
Tout cet amour
Faux semblant
Trop beau, hypo...
Trop mimi, rigolo
Au jour où je vis
J’ai cru au toujours
Et puis
Tout cet amour
Faux semblant
Trop d’ego, schizo...
Trop de cris, zéro
Au jour où je lis
J’ai fui un jour
Et nous, oui
Ton âme sourde
Faux sang blanc
Globules d’alcoolo...
Ridicule, trop indigo
Ivresse
Si léger, son corail chair rose
Nageant aux ondes du baiser
Sauvages errant doigts qu’osent
L’histoire d’amour à dévoiler
Blette expérience
.........Le scénario n’a d’skipper
L’envie n’a de désert
Et vivre seul, chœur
L’aventure, flore en mer..........
Détachée, le sens aux mains
Lent, deux mains, long de maints
Des floraisons, printemps desseins
Apparait le soleil, sûr et certain
Magnificence



