L'ombre de l'inégalité
Par delà les chants évangéliques
Chantent les cris désespérés des martyrs
Ceux qui croient en foi de croix
Vie éternelle, biblique
Et si même il ne faut pas médire
Lorsqu’à leurs mains tendues d’aloi
Ils s’allient aux ères des mirages
Epopées aux printaniers pèlerinages
Ste Bernadette en paravent
Qui finit à st-Jacques, compost d’elle…
Pardi, paradis parti aux quatre vents
Quant parti paradis, mardi cruel
Celui qui de toute vie humaine
Priait, chaste de vœu à tout haine
Vivre aux neiges des saisons
Et cependant, fleur, souffle son pollen
L’emportant dans le royaume d’Eden
Pardi, paradis parti aux quatre néants
Quel refrain insistant, pardi, paradis parti
Au mardi cruel d’un bourgeon défleuri
Lorsqu’au dernier souffle, le sol froid
Pardonnez, chanteurs de hautbois
La chambre moribonde, mon cœur
N’appelle plus à croire, vivre d’heures
Souvenirs et d’en faire différents
Pardi, paradis parti au futur pioché
Les religions dénotent la peur en solidarité
L’espoir de se perpétuité sur d’autre chemin
Foi d’un au-delà pour continuer
Pourquoi croirai-je à cette invisibilité
N’ayant preuves qu’au denier
Soyez, moi je suis au bout, le dernier…
Entrez dans cette lumière
Moi, dehors, je reste de toute prière
Je leste et peste de toute prière
Je teste, déteste en zeste toute prière…
N'en demeure que... rêvéalité...
38°7, coulent les maux d'une pomme croquée...
Alors que le printemps redore de bourgeons
Le vent soufflant à ma porte, ravive dormant
Est-ce là, cerise princesse, chant euphorisant
Où seulement faiblesse, solitude intériorisant…
Et combien à même de vers dans la pomme
Chante la flèche sous un gui où l’homme
Que je demeure dans ce sourire en arc
Cache l’abysse zéphyr dans ma barque…
Faut-il y lire de l’audace ou de salace
Ces rimes qui soignent qu’aux vitraux
Buées en froideurs, lamentables moineaux
Je ne vole qu’à la graine conditionnelle qu’agace
Assurance de voler sans prendre de poteau
Alors printemps, saison, vent, à qui je va en ego …
27 avril 2009
Cinq heures du mat !
Plagiat des sentiments lorsque je t’écris
Le fond où je racle le sceau de ma vie
Celui qui m’enchaîne à t’écrire les idéaux
D’un prétendant assis au bac à sable
Je rêve d’un château entouré d’eau
Et toi, sur le pont levis, en fable
De me dire, il était une fois
Toi et moi
Je sais que je ne trouverai cet article sur le net
Ni même au magasin des croissants chauds
J’ai pris le chemin des mots, la poésie en fret
L’exportée vers ton âme, toi aveugle de mon ego
Je sais, je rêve d’une petite princesse
Tendant le chœur de sa vie
Au partage de m’y mettre aussi
Te rencontrerai-je à l’aloi
Toi et moi
Mystère et boules de poésie
Miroir magique qui m’a dit
Marche et ne te retourne pas
Vas-y, avance, tu verras !
Conifère, la haie d’avenir me fait peur
Pourtant, chante l’espoir aux embouteillages
D’une bifurcation, une aire au bonheur
Et là, j’écrirai au souffle des âges
Je t’Aime…
24 avril 2009
Plages 85
.Le chemin d’où je viens.
Turquoise à la place d’un vestige
Chemise au col ravageur
J’ai inscris au tableau, chasseur
Des pépites de petites tiges
Des fleurs à peines écloses
Aux senteurs d’eau de rose
Collier d’ivoire en ras de cou
Gourmette, claquettes
J’erre entre ces corps sans tête
Enfouis au sable si doux
Si fou alors d’effleurer leurs sens
Dilatent leurs pupilles immenses
Flirt d’un instant, d’un jour
Passe le soleil à l’horizon
Le même qui donne frisson
Rendez-vous d’amour
Aux nuits estivales, tant rêvé
Elles m’auront rendu meilleur, long baisé !
Etait-ce bien ou mal
Qu’importe à l’innocence
Des mains unis d’adolescence
Emportant au temps auroral
L’immensité d’avoir partagé
L’empreinte de mon âme blessée…
Etait-ce justifié ou profit
Qu’importe la morale
Point prémédité, ni male
Mes mains ont écris poésie
Leurs sourires évadés
Mon âme reconstituée…
24 avril 2009
Dans une cours, mou stick
Dans mes bras, elles dansent, chantent l’amour
Aux doigts de mes accords sourds
Elles racontent ce conte de fée
Merveilleuse princesse poétisée
Tu es ces mots aux ailes du refrain
Aussi virevoltant que trépignant
Electro –acoustique, les paroles s’envolent
Quant les sèches nous y accolent
Et toutes ces notes portent
A la clef de ton cœur, ces mues autres
Des cordes en mer bleu, noceuse
Guitare d’exclamation ; noueuse
Je chantonne l’amour notre
D’il était et sera toujours, toi et moi
Légende à toute fois
23 avril 2009
..................
A Toi, mon enfer paradisiaque…
Dans l’exil des mots, exulte mon orphelin cœur
Celui qui sans médaille, sans honneur
Ecrit la vie, cette vie à croire au bonheur
Continuerai-je mon chemin loin de toi
Toi qui passes et ne me vois
Dans l’aube des lignes, ode le rêvéaliteur
Celui qui dans ses orangeraies, ses couleurs
Emporte la vie, cette vie à vouloir candeur
Emporterai-je mon chemin loin de toi
Toi qui m’effaces et m’échois
Oh, femme enchante mon bonheur
Les danses que j’encense aux lueurs
Magnifie la vie, cette vie tienne, mon âme-sœur
Enlèverai-je ce voile si froid
Toi qui s’y dissimules, viens vers moi
Oh femme chasse la pluie des rondeurs
Nos yeux, plongeoir à l’amour zélateur
Parodie la vie, cette vie, toi, mon viveur bonheur
Entendrai-je ta joie pour moi
Femme qui fuit, je t’attendrai, moi pour toi
22 avril 2009
Gospel !
Reverrai-je lumière dans un regard
Ressentirai-je à ce moment
L'énergie du grand phare
M’emportant au souffle haletant
Aurai-je religion, foi d’espérer
Des mains, des mots anodins
Si grande en ma destinée
Aurai-je la chance, doux écrin
Un autre jour de fête, Noël
Pâques, des nuits aux délits
Où vivre donnerait florilèges
Du plaisir à l’entendre sans bruit
Dire des petits riens qu’au vent
Chante et hurle à tout mon sang
L’amour infini,
L’amour uni…
Je ne suis qu'impasse
.Chant avant l'après.
Et dire qu’elle m’avait dit
Elle, morte de déni
De ses mains caressant
Le sable de juan
Et chaque jour, je la revois
Elle, aorte d’égérie
Aux rêves de mes écrits
Elle, elle qui pleurait tant, oui…
Et médire, cette feue amie
Cruel qu’insupportable vie
Ombre du nombre qu’on dénombre
J’inscris l’éclair aux esprits sombres
Et dire qu’elle m’a laissé
Elle, morte de vos pensées
Tant son empreinte s’efface
Aux vagues d’une nuit salace
Et j’en crève, tant à ce poignard
Qui l’a précipité au corbillard
Pour un sida ravageur d’incivilités
Et dire qu’elle m’avait dit
Eric pardonne-moi, j’ai tout détruis
Mais aux larmes du désespéré
Je n’ai jamais eu contre elle, cri
L’alcool a détruit, l’innocence horizon
Et si elle est partit riche d’un moi
Souvenirs de son corps en sang
Aux bras d’un troubadour orphelin, froid…
Et si personne ne me comprends
Si personne ne me ressens vraiment
Pas de faux-semblant, murs d’un tombeau
Où rien, rien ne revient, mort en partie
Dans cette amitié qui m’a construit
Autant que détruit en lambeaux
Et si elle m’avait dit, promesse
J’ai tenu secret, sans nulle détresse
Brimant vie et couleurs jusqu’à fuir
Jusqu’à ensevelir ma poésie
Long somme, rivière à dénis
Jusqu’au jour, cloches en fanfare
Happer par un regard, l’enfer ressuscité
Depuis, assumer et écrire, parabole à exister…
Alors ni majuscule, ni meurtre au phare
Juste une bête agonisante, rêvant
Rêvéalité pour héros, sans fin au néant
Et même si le silence se tue d’indifférence
Je me tue d’amour à une délivrance,
Longue complainte,
Mourir lumière éteinte…
A Léa, une amie, intersection de vie en somme de tout.
Foulard chemin ée
. Message personnel.
J’ai ouvert la vanne de mon âme
Celle offrant l’armistice aux années
Et même si j’ai eu caché blessures
Alors que je plaide l’aide, frame…
Celle qui offrait l’amitié, m’a décédé
Tombe, je sais qu’avouer, coups durs
Epitaphe, sincérité coche et ricoche
Aux murs de moralité, vertu en reproche
Combien faut-il de temps
Combien de silence pour vivre vraiment
Enfer, qu’en faire maladie, traverse
Vanne de foi à croire, bouleverse !
Oui, j’ai franchi ligne en avouant ma honte
Oui, elle m’a radié, expulser, jusqu’à m’oublier
Trop tard pour attendre chemin d’amitié
Le vrai ; purgatoire, direction l’enfer damné !
Nenni appel, respect et droit
Elle a fermé la vanne des échanges, choix
Excuse-moi alors, aussi cher, j’écris mon pieu
Brisé depuis l’alcool nuitée, survivant. Adieu.
Troisième vie d'esse
.Cinco dias.
Cinq jours, España
Tapas, paella
Sangria en gala
Festifs repas
Cinq jours, soleà
Soleil d’entrechat
Des mains en bal
Et leurs corps en étal
Cinq jours, soleil
Sur le sable de miel
Où dorent tourteaux
Bronzant culs haut
Cinq jours, là-bas
Où vagues et pas
S’enlient, pas de fracas !
Cinq jours, puis s’en va !
Cinq jours qui font en cela
L’air d’une chanson, ébats
Ebats entre cloisons
N’ai-je que ce don…
Salou 19 avril 2009