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Je ne suis qu'impasse

20 Avril 2009 , Rédigé par Troubadour Publié dans #Léa

.Chant avant l'après.


Et dire qu’elle m’avait dit

Elle, morte de déni

De ses mains caressant

Le sable de juan

Et chaque jour, je la revois

Elle, aorte d’égérie

Aux rêves de mes écrits

Elle, elle qui pleurait tant, oui…

Et médire, cette feue amie

Cruel qu’insupportable vie

Ombre du nombre qu’on dénombre

J’inscris l’éclair aux esprits sombres

Et dire qu’elle m’a laissé

Elle, morte de vos pensées

Tant son empreinte s’efface

Aux vagues d’une nuit  salace

Et j’en crève, tant à ce poignard

Qui l’a précipité au corbillard

Pour un sida ravageur d’incivilités

Et dire qu’elle m’avait dit

Eric pardonne-moi, j’ai tout détruis

Mais aux larmes du désespéré

Je n’ai jamais eu contre elle, cri

L’alcool a détruit, l’innocence horizon

Et si elle est partit riche d’un moi

Souvenirs de son corps en sang

Aux bras d’un troubadour orphelin, froid…

Et si personne ne me comprends

Si personne ne me ressens vraiment

Pas de faux-semblant, murs d’un tombeau

Où rien, rien ne revient, mort en partie

Dans cette amitié qui m’a construit

Autant que détruit en lambeaux

Et si elle m’avait dit, promesse

J’ai tenu secret, sans nulle détresse

Brimant vie et couleurs jusqu’à fuir

Jusqu’à ensevelir ma poésie

Long somme, rivière à dénis

Jusqu’au jour, cloches en fanfare

Happer par un regard, l’enfer ressuscité

Depuis, assumer et écrire, parabole à exister…

Alors ni majuscule, ni meurtre au phare

Juste une bête agonisante, rêvant

Rêvéalité pour héros, sans fin au néant

Et même si le silence se tue d’indifférence

Je me tue d’amour à une délivrance,

Longue complainte,

Mourir  lumière éteinte…


A Léa, une amie, intersection de vie en somme de tout.

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