Léa
Haine au bruit du silence :
"Et combien même ?"
Le tant en vagues, désobéissance
Aime aux nuits Léa, résilience
Et qu’homme, bien de laine
L’haut, céans d’abondance
Alors écrire de vers, un brouillard
Entremêlé de lignes aux pieds
Le cœur dissimulé, à part
Qu’importe le quai de gare
Aiguillé l’infime éternité
Le cœur emplit, fou rare
Tout est rien
Marchant dans le brouillard invisible
Chaque vie découvre l’horizon indéfectible
L’envol naïf, l’impuissance indélébile
Éveil ! A l’envers au récif subversif !
Se dépasser, rendre l’inaccessible possible
Rêverie laxatif, vomitif palliatif
Chaque jour, machiavélique
L’enfer au mirage, atomique
Rien n’est vrai, conditionné
Préprogrammé, existentialisme
Tout est faux, illusionné
Réveillé, hors conformisme
Réveillez-vous ! Mettez pieds
Réveillez-vous ! Osez !
Réveillez-vous maintenant,
Comprenez ! Rêvez-vous !
Le temps colorie espoirs, muant !
Le vent emporte ! Déboire, soul !
Réveillez-vous, matrix société !
Réveillez-vous, vous rêvez !!!
A ceux qui se bercent d'illusions, la vie est votre rêve, qu'un simple enfer, gare au réveil !
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Regrets
Congélation
Aux souvenirs de poussières
Aux plaisirs d’avenir qu’hier
N’ont su offrir, seraient suffire
Aux enfants devenus adultes
Aux écorchures qu’exultent
Ne sauront définir, juste vivre
Là, sur cette marche, une fois encore
Tomberai-je, croirai-je, chance
Là, sur ce rempart, une fois encore
Triomphera, folle adolescence
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Grimaces, tu ne dis, silence
Supplices, tu ne vis, résilience
La tendresse déboire, histoire banale
Voilà l’adieu, sans regret, Rêvéalité fatale…
Aux soies de poésie, de vers et d’alcools
Ivresse d’albatros, aux vents qu’envolent
Les baisers de tristesse
Aux nuits du troubadour, l’enfant rêve
L'adulte exprime même
Brûlures enchanteresses
Mais moi, m’émoi
Mets-moi, mémoire
Mais toi, Léa
Matois fracas !
Grattage sur mot
Pharaon Kema
Un soir, rebelle, assise à ce banc
Tu trouveras, toute belle, devant
A ce panorama, l’amour à ton existence
Un soir, qu’importe lequel, qu’importe
Si le vent, les nuages, qu’emporte
A ce panorama, l’amour à ton existence
Un soir, rêveuse, tu trouveras
Une histoire, gravure, ton prénom au sien
Tu y liras dorures, d’éclats
Qu’ensemble, de cœur, belle, grandira
Tes yeux fixeront l’horizon, ses mains
Glisseront, hameçons, fer et là…
Un soir, si belle, d’âmes d’amour
Une nuit, d’étoiles, gitane d’amour
Cristal de lune, prédiction
Un jour, plus belle, Antiboise pour toujours
Un soleil, l’azur, cap d’un parasol, pin pour
Le même horizon, même maison…
Odeur de saleté
Palme du savoir
Je l’ai toujours su
Depuis toujours
Comme si je l’avais vue
En quelconques amours
Je l’ai toujours su
Ressenti au plus profond
Je l’ai toujours ; mue
Qu’importe comment !
Je l’ai toujours su
Au premier moment
Le saurai-je encore plus
Tatoué ressentiment !
Je l’ai toujours cru
Que si j’avais du
Plus, je n’aurai rien pu
Face à mon ignorance
Je l’ai toujours, insuffisance
Au chœur de mon âme nue
Ce chant à ma déficience
Je l’ai toujours suc, rance
Journal de bord
En ces mots, ce journal de bord
Si près, bien trop du rebord
Écrire là, dévers pour extraction
S'évader, rêver sans projection
Écrire dans ce journal, retors
Au cumul des maux, barreaux
Lithium combustible, psycho
Meilleur ou pire, l'effort !
Des aimants pour polarité
Quel sens, quelle défiance
Des humeurs opposés
Pollueur, bi-aux-diversités, errance
Lié au voeu, perpétuité
Tenir, point héros, ne pas plier
Tenir la main, destin ailé
Sa bipolarité...
Lettre à mon Frangin
Frangin,
Aujourd'hui, c'est la fête des Papas... Toi, tu es depuis sept années, aux vagues et flots de nos racines.
Être Papa, tu l'as vécu pas assez mais tu as ressenti la difficulté et la chaleur à ce noble Bonheur.
Aujourd'hui, notre Papa est là, merveilleuse joie de cette année qui nous éloigne tout en nous rapprochant, bahines...
La maladie est un affre, la vieillesse l'est tout autant.
Qu'il est difficile de voir perdre la lumière existentielle.
Quelle drôle d'état que l'impuissance à ce que la vie nous soumet.
Notre Papa s'éteint peu à peu, la vieillesse déconstruit, annihile les remparts, un à un. Spectacle effroyable pourtant si gigantesque. La tuyauterie est sous assistance de la pile, bientôt, tu le verras. Comme le vide va être encore plus intense, la vie...
J'assiste au mieux, le coeur vaillant à rendre tout l'Affect qui fait celui que je suis.
Qu'écrire de plus, qu'à ton tour d'avoir là prochainement Papa avec Toi et tous ceux qui forment notre Famille. Qu'importe le monde où l'on vit, celui qu'on a rejoint, nous restons qu'un.
A cela, et pour tout ce que mot ne saura jamais définir, tant cela est cosmique, je voulais t'écrire vainement ce que tu sais intimement déjà depuis toujours et pour toujours.
Le p'tit Gainsbéric...
Candélabre grillé
Adieu Jacques
Le temps triomphe, l’arbre co-expert
Aux fleuraisons de cortèges, filtrant d’air
Les joyeux aux noms indénombrables,
Des milliards, incommensurable
Sommes-nous à ce phare
Assis sur ce bois purulent
L’azur étoilée ondulant
Soufre, milles affres
On s’enroche et
On bavoche mais
Vague ou tsunami, s’échoue
Vains discours lourds
Du haut du balcon, assistons
Ces bouches, trop d’égouts
Du beau ou caisson, résistons
Nid d’couches, trop ! dégoûts
Oui en vers, larmes, à ce départ
L’appel onirique, codicille
Allée de cimetière, quelque part
Numéro, qu’importe, indocile
Le plus tard, au phare, brille la vie
Brûle l’amour aux nuits
Vivre intensément, émotions
Vivre, rions !
Après Zyggy, Zygofolie
Who is he ? Not me !
Qui est donc cette Personne ?
Celle-là même, y résonne,
Au son de nos voix, l’écho !
Immensité, idylle, paysage nouveau !
Qui est donc cet Homme ?
Scénarii ou poésie, fredonne,
Le regard qu’il pose, en moi !
Intensité, cette lumière d’émoi !
Qui est-il ?
Hier, autre, inconnu
Suis, aujourd'hui, si
Demain, en plus
J’avance sur sa route, ma vie !
Surprise ? Quiz, déviation !
J’offre, doute, d’envie !
Sans prise ! Emporte Sentiment !
Quel est donc cet avenir ?
Celui-là même, à son sourire !
Croire, l'épanouissement,
Croire, câlinement
A B.Withers, Who is he
Requiem du Whisky
Requiem du why Sky !
Assis là, sur ce bord, aimé revoir,
Ce ciel dansant, miradors noirs,
Claquettes frisant chevelure;
Don'envie, vagues dorures,
D’écimer tête, foi
Pré bleu, ajourés de pins,
Ces rayons de chaleur, pleureurs ;
Aux remparts, protecteurs,
Ressourçant fable déclin,
Y poser ces vers à soi.
A l’heure où le soleil s’évade,
Aux images jusqu’au Nomade,
Voyage lame de souvenirs ;
Inlassablement, au plus pire,
Déposer cet infini émoi.
Demain, seuil d'enfant,
Du Safranier où nous rions ;
Fleurissant ruelles d’âmes ;
Paisiblement enfin, affame,
Allongé tout contre froid.
Ainsi, là, sur ce banc, l’invisible lueur,
Le jour, la nuit, schizophrènes tueurs ;
Tapis d’épines, roches communions,
Entre mots, j’emporterai, perdrions,
L’insupportable frénésie, du pourquoi !
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