Point malade, juste une autre vision du week passé... Troisième partie donc
Tourne ma tête, j’éternue
C’est bien de saison
Enfourne tout au plus
Cacheton tout rond
Quelques euros, un sourire blanc
Feuille de croix, délivrance
Générique de fin à l’horizon
Guérison, espérance !
Coule dans l’embouchure, jolie pif
Ce n’est qu’un bouchon
Pulvérise jusqu’à l’abrasif
Sinusite instant
Purulent arrêt transitoire
En quarantaine contrôlée
Le lit pour suppositoire
Fièvre, douleurs d’été…
Et même le sourire d’une blouse
Aussi attendrissant que réconfortant
Plonge mon corps au fond, blues
J’suis malade, rien d’inquiétant…
mon test, âme, mon sourire... (à l'écoute de Brassens)
Sur les récifs du cap, j’épinglerai en poudre d’ardoise
Point d’un marbre marquant ma poisse
D’être parti abandonnant radeau et plage
Connotez-là mon dernier récit pour transhumance
Dans les vagues qui emporteront mon adage
Et piètre vers à vouloir demander pitance
D’un cercueil aux charmes ingénus
D’un bois brut que la cagette conviendra
Et que socle pour palette, retenant là
Surcharge de mon corps éteint, sonnez
Les cloches de la chapelle, éclairez le phare
Et jetez mes cendres aux flots soufflés
Qu’un vent portera au panthéon de nulle part
Ne pleurez pas, la mer déborderait, riez
Et surtout sans confesse, dites, quel con
Quel abruti de première mais pourtant
Je vous prie en sorte, évitez
De mettre le terme de gros ou autre
Point de familiarité
Mais nullement blessé…
Et vole mon cercueil aux flammes
Que la mer enlèvera en sorte
Que nul autre ne sache le chemin que je clame
Portez mon cercueil avec dix personnes
Et trente remplaçants, fonctionnaire en somme…
Qu’une musique de silence relève vos propos
Faisant comme à mon ami Joël, blasphème d’idiots
Portes d’église, point de messe, pas le temps
La marée me happe, la veuve s’attarde chez le notaire
Voulant toucher au sel, son salaire
Le peu de mon argent, ces rimes de dents
Souriez, vous lecteurs de mon testament,
Vous entendez pour la dernière fois
Mon postérieur en pleine expression
Et maintenant in ou ex mais humez…
Et si juste une fois, la dernière pour une fois
Vous partiez avec sagesse, m’accompagner….
Non, je rigole d’outre-tombe, rester
Je veux de nouveaux copains, des vrais
Tant certains n’ont aimé en ma personnalité
Que ma gentillesse à offrir mes deniers
Et aujourd’hui sacre bleu, plus rien,
Fin à ma fin et faim à la vôtre, radin !
Veillée blanche
.Nuit flamboyante.
Terminant la nuit blanche, plaid'heures d’un âtre
Milles étincelles, milles flammes, exhortant
Chant d’aurore, fols cendres grisâtres
Fi, s’endorment malgré qu’encor, doucement
Attisant le vent défaillante pensée
Où ne saurait apaiser, proie au jour !
De cette langoureuse flambée, survivant
Traces de sang, corps d’amour
Étendue là, long divan
Elle, m’happant, doux surnom, non, démon...
Le feu attise le non, crève, doux tisons...
Luise ma chair échauffée du bûcher
In corps, crépite l'apparence moment
L'épave témoin, feue, cette cheminée
Oui, les nuits flamboient, vision astrale entremêlée
Aurores réveillant fée bleue, l’amour en cendrier.
Dans mes archives, ce texte que j'ai trouvé et que je dédie à
.Archange.
J’aime tellement le temps
Celui ou le bonheur s’extasie
Ou le malheur s’anoblit
J’aime tellement ces moments
Du rire aux délits du désir
Des vents, pire aux pleurs qui s’enlient
J’aime tant l’incertain, les saisons
Ce mélange ou il peut tout arriver
De la neige à la pluie, danse les étincelles
Du ciel bleu au soleil derrière un nuage rebelle
J’aime tellement vous rencontrer
Ne pas parler dans ces pourquoi
Juste des lueurs d’âmes
Certitudes à être parmi des milliers
J’aime tellement marcher dans les bois
Là où le mystère des feuilles clament
Entre danse, les animaux s’y errent
Moi aussi, je ne suis qu’un passager sur terre
Pour finir à la clairière, un pas en l’air
Découvrir que j’aime tellement le temps
Le temps d’avant, de maintenant
Et celui qui viendra après, cet enlèvement
J’aime tant penser à cet ultime instant
De ma rêvéalité, le voyage retour
A certains, cela dérange,
A moi, cela m’arrange
Du rêve à la réalité
De la réalité au rêve
Sens en boucle dirigé
J’aime tellement le temps
De me sentir comme la sève
Revenir à ses racines, renaissant.
20/01/2004
Pour toi, Sopréca, toute mon Amitié entière
Salve
.Salle d’attente.
Je continue de t’aimer tellement
De mes yeux pleurent la foi du croyant
De mes mains gravent les mots d’amant
Je t’aime tellement, oui, tellement
Je continue de croire en l’avenir
De tes yeux au ciel d’été, mon soupir
De tes mains planent la câlinerie
Tu m’aimes tellement, oui, toi aussi
Stabilisé en notre romance
Nos peurs dérivant de notre enfance
Prendre toit ensemble de confiance
On s’aime tellement, oui, patience
Promesse au vent, dilemme maintenant
Chagrin au sentiment, zeste, un citron
Jaune, soleil, jaune, passionnément
Retrouvons-nous tant qu’on vit, je t’attends
Plat..eau de vie...
Mon regard sommeille sur la rive
Là où dorment les souvenirs
Nulle part ailleurs, je me délivre
Même pas là à vous écrire
Des pages, des rides en lignes
Des cages, des vides en cygnes
Et sur la branche, deux petites ailes
Le chant sifflotant m’émerveille
Et aux pas félins que sourds
Avançant à sa manière
Le chat n’a pas fait commentaire
En s’approchant à son tour
De ce bel oiseau suspendu
Sur la branche nue
Ni beau, ni long discours
Au fromage du corbeau
Voilou tentât au saut
Accroché une note de velours
Sur les plumes du suicidaire
Belle moral, témoin qu’acteur de la chaine alimentaire
Pour toutes celles qui vivent mieux !
.Une femme d’amour.
Une femme au fil primaire
Avant d'être cataloguer mère
A plaisir à recevoir à ses chairs
Des offrandes du coeur ouvert
L'Amour
Femme sur fond de réciprocité
Communion des sentiments explosés
Là ou le mot devient verbe
Là ou hélas manque trop ce i en amer
L'Amour
Une femme d'union doit tout satisfaire
Avant d'être remercier sorcière
Balai et serpillière
Des obligations en plus de guerres
Pas de l'Amour
Femme s'aime dans l'orfèvre
Récitation à fuir un matin d'éclair
Là ou elle puisera l'eau claire
Là ou elle vivra sans plus de misère
Face à l'Amour
Une femme en l'absence d'ego à prière
Une femme face à la souffrance à satisfaire
Avant de soulever monts de ne plus paraître
Avant de forcer le barrage à disparaître
Plus brin d'Amour
Femme qui Aimait son alter
Décision en serre, décision amère
Là ou par derrière, elle délibère
Là ou elle se délivre, terre à terre
Elle, étincelle à son propre Amour
a l'intérieur, peau d'âne
.Entr’aperçu.
Les jours passent
Et de ton absence
Des larmes sur le divan
Des larmes de ces instants
Ou tes mains caressaient
Cajolaient nos baisers
Je regarde l’avenue
Les voitures en parade
L’une klaxonne, d’autres en vue
Je regarde les façades
Les murs, taggueurs proprios
Et sur les trottoirs, les animaux
Détritus et odeurs
Et de cette avenue
Toi, mon bienfaiteur
Sans toi, cette vue
D’où je regarde depuis le divan
N’aurait rien de charmant
Les heures trottent au seconde
Le soleil décline l’attente
Où que tu sois, mon ange
Je t’attendrai, sur ce divan, patiente
De ton retour comme à chaque soir
Les jours passent sans te revoir
Et de ton absence, deux semestres
Des cris sur le divan qui reste
Un bout de nous, de nos instants
Deux menottes, terrifiant
Tu es mort sur cette avenue
Mort en traversant cette avenue,
Et lorsque je regarde dehors
Des larmes sur le divan
En serrant bien fort
Notre enfant
L'histoire d'une ville
.Trabzon.
Trabzon pleure d’encre noire
Depuis qu’elle est partie !
Témoins les fresques à voir.
Les monts d’escaliers lient
La direction de son départ
Trabzon pleure au sel noir
Monte et voit, Tulipe à y boire
Thé noir cueillit par quatre
Elle est partie infuse
A y laisser blancheur
Fresques byzantines
Elle est partie angélus
Sa demeure sainte de chœurs
Espoir de la revoir, infime
Sainte- Sophie, je prie
Trabzon pleure de mer noire
A tout jamais le thé noir
Demeure l’empreinte jadis
Qu’à sa lumière, Trabzon fut grandit
Dans la pénombre d'une confession
.Parloir.
Gothique parodie
Ou sainte écriture
De l’amour
En manque, sourd
Politique édit
Ou plainte sciure
De l’absence
En attente, patience
Ceux que l’on voit
Ne se dit pas sur les toits
Celui que l’on noie
Ne survit pas à ce qu’il boit
Entre tes doigts, feue, froid
J’écoute le silence du pourquoi
L’espoir est une vie d’attente
L’au revoir, des saisons lentes
Celui qui part sans se retourner
Ne voit pas ce qu’il a gagné
Celui qui reste sans avancer
Ne verra que l’ombre du passé
Entre l’enfer et le paradis
L’empreinte d’aujourd’hui
Entre la terre et à l’envie
Le moment enfuit
Demain en poussières
Hier brume passagère
Et aujourd’hui, présent
Don d’ouvrir à tout instant
Le plaisir, le malheur
Le bonheur, aiguilleur
Et souffle le vent
Souffle l’autan, le ton, mon temps