De retour...
.Juste toi.
Dans sa gloire du pouvoir
Dans sa chambre d’ambre
Je suis trop loin à pouvoir
Toucher sa lumière, décombres
Et à la pluie de mes mots
J’aimerai tout comprendre
Le sable pour poussières
Apprendre à tous ces défauts
Le soleil pour m’y étendre
Vivre dans sa chaleur, prières
Et à la nuit de mes pluies
J’aimerai tout reprendre
Sérénade composée à deux
S’éprendre à l’infini
Elle et moi, prêt à tout défendre
Manque tant la couleur de ses cieux
Reviens à moi
Retiens ma foi
Je ne veux que toi
Un nuage pour plage
Un nuage au loin vient
Et du bas des mots, j’écris
L’amour dans la vie
Celui que je fuis si loin
Si loin de tout baiser
Si loin de tout toucher
Un virage devant vient
Et passager des morts, je crie
L’espoir sans paradis
Celui qui colorie nos mains
Lorsqu’elle est
Lorsqu’elle sera, enlier
Et perdre le jour dans la nuit
En gagnant les étoiles pour un soleil éteint
Lorsque mes larmes reflètent aux filaments
De nos doigts, nos non-dits
Alors touche le ciel de mon âme
Alors touche le ciel que j’enflamme
Et elle m’écrivait en cette lettre : elle viendra
Te trouvera, brasier d’un long ébat
L’amour, pourtant elle ne vient pas
Seul ainsi, assis à imaginer tout cela
Même si j’ai eu chances
Même si j’ai eu, plonge dans la déchéance…
Retrouver le pas, marcher sans ombre
Vivre avec le fond, l’enfant d’avant
Cet ado mort avant, adulte en pare-vent
Alors pardonnez si j’ai naïveté, j’sombre
Et si je suis différent, illisible
Mon temps n’a l’actuel à vos dires, inaccessible…
Cynisme masculin
J’ai craqué une allumette
Sur le bord de son lit
Allumée ce bout de ramette
Fumée d’un dernier cri
Brasero, l’air s’asphyxie
Les couleurs au plus haut
Râles jusqu’au dernier repli
Incendié poumons, trop
Brune dans mes doigts
Brûle mon sourire pour toi
Lorsque ma flamme va
Lorsque ma joie revient, comme là
Je te devine, je refais
Cette première bouffée
Cette première flambée
Immolée, fumer peut tuer…
Tentative pour vous.
Le vent souffle une fois encore, ma chère amie
Rien qu’une fois, j’ose remettre pieds sur le macadam
Prendre l’élan au temps qui mène aux sourires infinis
Looping et cacahuète, je n’ai plus pieds, je clame
Le vent redonne tension en mes ailes, plus vite encore
Juste une fois, sans ré fléchir, dansent mes pas au gré d’imager
La danse troubadouresque que les cigales chantent à mes retors
Danse en cette course, je m’essouffle, rien n’y fait
Le crash est assuré, ligne limite, je m’arrête
Je regagne la nécro gare, là où dansent les souvenirs
Amantes de mes jours, larmes jalousent mon envol
Alors, vagues, je construis mon radeau, fuir….
Vous lisez aux antipodes de ma pensée, je n’ai
Vous essayez de situer, planisphère ou atmosphère
Je ne peux que répondre, tout va, check-up complet
Juste le silence, la méditation, tableau de mer…..
redif 2002 : un âge au présage
.Un âge au présage.
Elle avait un âge au présage
Une bouche pour ma bouche
Et des yeux, des yeux de mirage
Chaque jour jusqu'aux nuits douces
Satin de sa peau aux bas blancs
Laissant un voile sur mon sang
Ses fleurs ont irisé mon vent
Tendre astre scintillant de sourires
Elle est passée fuyante à l'avenir
Elle avait un âge, oh rage !
Un baiser pour m'embraser
Et des joies, des joies de mirage
Chaque nuit aux matins de rosée
Laisse l'amour glacé sur l'oreiller
Ses clameurs ont froissé pourtant
Funambule astre au café
Elle s'est éclipsée pourtant
Mal à ne plus en finir
Insomnie sur ses senteurs opalines
Infini, l'absence à accepter
J'ai remis de l'ordre à définir
Comme si une autre allait venir
Pour me faire tout oublier
Comme le temps l'a oubliée
J'ai tout remis en ordre
Comme si une autre m'attendait dehors
Pour tout recommencer
Elle aura un âge sans scandale
Une lune pour y accrocher mon nuage
Et des bois d'opium pour saveur tropicale
Chaque jour au jour de mon sarcophage
J'offrirai un pétale, un à un
La couvrant aux senteurs de santal
Décor de son corps brun
Elle aura l'interdit qui ne fuit
Sans nul malentendu, unis
Retiens la nuit...
L’Amour, oui…
Traqué, pourchassé malgré que physiquement
N’y a pas grande cuisine, pardonnez le style
Il est incomestible, homme bien trop débile
Loupé, obsédé malgré qu’intellectuellement
N’y a pas grand savoir, pardonnez primaire
C’est un buissonnier, homme bien trop calcaire
Harcelez le troubadour, il aime cela
Pourtant évitez de le rencontrer
N’y a pas grand débat
Hâtez-vous, il repartira
Rêvéalisant sa route dans l’obscurité
Rien ne le retiendra, il le sait déjà…
Aime avant d'avoir été en hiver....
.Grande roue.
Aimer l’être aimée
Aimer, être aimé
Aimer, marié par Monsieur le maire
Aimer, Marie par Monseigneur le père
Aimer, auxiliaire pour deux
Aimer, être et avoir
Aimer, plural à deux
Aimer l’être et l’avoir
Aimer, n’être aimé
Aimer, naître aimé ?
Aimer, l’avoir aimé
Aimer, lavoir épais
Aimer, divorce par maître plaideur
Aimer, arrêté par juge trancheur
Aimer, souvenirs et divers
Aimer, nulle exaction amnésique
Aimer, futur et misère
Aimer, nulle fin, cyclique.
David Vincent : le retour
Ne cherchez pas
Les envahisseurs aux cieux
Ne levez pas vos yeux
Les envahisseurs sont là
Pyramides, châteaux, maisons
Disparaissent au temps
Nature, forêts et j’en passe
Sont détruits, notre impasse
Ne promettez pas de sauver
Racine de vie, pierre en vos cœurs
Ne promettez point de sauvegarder
L’avenir d’hier, l’argent fait votre bonheur
Ne recherchez pas
Les améliorations d’un mieux
Ne pensez pas imiter Dieu
Vous les envahisseurs momentanés d’ici-bas
tout, rien du tout Deux étapes...
.S’ouvrir.
Il y a soleil au ciel bleu
Des fleurs, des prairies irisées
Si j’ouvre mes volets aux cieux
Là, je découvre bouche bée
L’Amour qui me brûle
L’Amour qui m’enfume
Il y a jour à mes nuits étoilées
Des comètes et du noir pailleté
Si je décloue ma porte à l’univers
Là, je découvre dans mon cœur ouvert
L’Amour qui m’Aime
L’Amour a l’Idem
Des instants de malheur aux pleurs
Pour des longs moments de douleurs
Et après ce vide irréparable
On s’entrouvre à l’inimaginable
L’Amour, la réciprocité
L’Amour, saisons assaisonnées
Des patients aux doubles coups du saleur
Des peurs de perdre ce jamais, valeur
Et après ce bide, inconsolable
On s’entrouvre à l’ennui, impensable
L’Amour dans la sincérité
L’Amour, tout pour s’y partager.
Il y a cri à naissance d’être
Des fléaux à plaire, des foulures
Si j’accepte d’ouvrir ma toiture
Je découvre l’âme en flamme, si clair
L’Amour contre soi
L’Amour, Toi en moi
Il y a nuits aux jours ensoleillés
Du bleu intense à toujours contempler
Et si je m’ouvre à l’indispensable
Je m’ouvre à cet indéfinissable
L’Amour pur de Toi
L’Amour, Moi en Toi
Nouveau départ...
Nouveau, des pas
Dansez, bras, en vous, taies
Comme dérive le radeau de ma rêvéalité
Je tangue, tournoyant dans les courants
Emporté dans les dérives d’un grand vent
Enlacez vos regards, magnétisez
Comme un naufragé voguant à sa destinée
Je ne rêve pas, la réalité est là pourtant
Cette musique éternise ce temps
Oui, voilà belle manière d’écrire cette nuit là
Oui, voilà cruelle matière d’écrire ce regret là
Laissant l'aurore reprendre pas
Nous séparant une fois, dernière, glas
Non, je n’écrirai plus au sang de l’espoir
Non, nu retour, même si, demeure noire
Las de torturer, je serai à voir
Plombant mon radeau, mais là, autre gloire...