Racine d'intérieure
La mer m’a vu grandir comme son enfant
Au cap d’Antibes, me donnant en don
Cette sensibilité d’écrire ce présent
La mer celle qui m’a donné son air, son chant
Avec des cliquetis sur le fond de mes peines,
M’offre tant, même larme, cependant
La mer au soleil du midi colorie mes veines
Dans ce reflet d’un ciel gris d’argent
La mer, berceau de mon âme, entonne souvent
Reviens mon enfant, si tu as du chagrin, ressource-toi en venant
Dans mon eau clair béante, noyé ton tourment
La mer d’horizon de tout fond, à mon tourment
Avec des vagues me ramenant à tout vent
Qu’il faut se laisser bercer
Dans un chant de bruit déferlant
Elle me donne rendez-vous, à tout moment
Lorsque mes yeux sous ce grand pin, assis sur ce banc
Contemple mes racines, contant ses rimes au fil d’un rythme changeant
La mer, élément, composition de corps, la mer pourtant
Plus qu’un regard, qu’un poème, tombeau d’unisson
La classe ...
Si le matin, tu t’éveilles, le brouillard au café
Le croissant ou tranche de pain trop rancie
Pense alors là en ton cœur, là où tu sais
Le beurre de son image à tartiner, et puis
Si le matin, tu t’habilles, le fard pour masquer
Le rouge ou le rose aux lèvres, trop classique
Songes alors à tout à l’heure, lorsque vous vous croiserez
Le baiser de ses regards à t’illuminer, antalgique
Si le matin, tu oublies, le réveil auprès
Le câlin, catin sous les draps satin, l’aimer
Oublie alors lexomil, xanax, là où tu es
L’antre de ses bras à t’y protéger, à t’oublier…
…
Si le matin, tu te réveilles, seule sans oreiller
La solitude, l’absence pour commencer
Réfléchis alors, l’amour donne bi-sens, partagé
Et surtout donner du soleil, des lunettes de soleil, Aimer…
Si le matin, tu t’ouvres, les veines en ruissellement
Ou que tu plonges dans un choc métallique
Réfléchis bien avant, plus rien vraiment
Dehors, il y a ton vrai amour, iambique
Si ce matin, tu te réveilles, le cœur en pleurs
Que tu plonges dans un taxi, loin d’ici
Entends ces mots, fuir n’apporte le bonheur
Que tu réagisses, viens voir cette aurore, ici…
Sans lien, rien...
.Fil de lien.
Tous les jours, à la même inclinaison
Assise sur cette colline ombragée
D’un poète disparu, son allié
Elle lui adresse un baiser
Est-ce cette étoile au lointain
L’adresse de son berger
Elle me dit qu’il est à côté
Et qu’il ignore sa destinée
Tous les jours a ce même discours
J’imprime des fleurs sur ses baisers
Qu’à son regard, le seuil de mon éternité
Et assis à côté, elle me parle d’amour
Le même que je tente d’interpréter
Tant elle habite loin, si loin
Qu’aux nuits étoilées, enlacés
Elle m’offre pour témoin…
Offrir au poème
Ce doux secret
Qu’il n’est à partager
Qu’à l’ange inscrit
Ce doux transcrit
Je t’aime

A ceux qui se dissimulent !
Mais qui veut donc travailler en ces jours
Là où les roses parfument l’été d’amours
Mais qui veut donc travailler en ces discours
Lorsque le ciel bleu se marie au joli bikini jauni,
Mais qui veut donc éviter en ces jours
Là où enfin sur le sable, allongée, la vague brunie
Mais qui donc osera renier un doux regard velours
Lorsqu’elle entrera en ton cœur, longue nuit
Mais qui donc peut s’enfuir face à l’amour
Là où les jours paradent une vie avec une autre…vie !
Mais qui peut donc travailler pour fuir le toujours
Lorsqu’elle t’attend à l’autre bout du monde, allez cours !
Et fuis tous regrets...
Racine
Antibes, mon album souvenir
Antibes, ville d’enfance
Jouvence mes souvenirs
De vieilles ruelles s’entrelacent
Aux parfums d’insouciance
Les mouettes survolent le phare
Garoupe en mire du large
Album du meilleur au pire
Comme un après-midi, foulard- romance
Comme aiguille sur montre
Forme son temps en étendard
Peinture sur mon antre
De remparts au phare
De ruelles aux ports
Fort-carré en étoile
Antibes, ancre mon corps
Juste une écume sans voile
D’un Amour si velours
D’une vue sur cours
Partant de la Salis jusqu’au fin fond de l’Italie
D’une histoire infinie
De souvenirs jusqu’au fin fond d’alliance
De cendres en mer
De bancs ou dorent mes aînés
En huiles de corps qui réverbèrent
Sur la plage de mon enfance
Antibes s’allie à Juan balnéaire
Alors je sais qu’écrire aussi cet univers
Des jours ou j’ai perdu la raison
Jusqu’à ne plus savoir l’Aimer
Au point de partir sur un autre ciel de rose
Rose de passion, sans raison
Mon cœur Peynet, lui offre une rose
Pourtant Antibes, tableau de maître
Vie de soleil en zénith
D’amourette sans voiturette
De perles au creux de coquillage
Ou luxure colore l’existence
Ou souillure paralyse la romance
Mafia, contrats dynamites
Antibes, secrète tant d'émanations
Dont la mienne fut égarée
Mouettes sur plage
Si rieuse de cœur passion
Souvent mon cœur chante cette contrée
Ce bastion sur milles horizons
Antibes, enfance en filament
A dirigé ma vie sur ce si loin exil
Toujours plus loin dans mon devenir
Tel un galet si plat d’advenir
Tout juste pour un petit coin de paradis
Ou dans un bain iodé, asile
Le tombe d’une fin en vague de nid
2003 - pour le plaisir de vos yeux
.Survie dans ce message.
Soif intangible de t’écrire
A l’encre de mes lèvres
Susurrer des mots à lire
Et surtout, seule destinatrice
Lorsque mes lignes s’étirent
A l’ondulation du rêve
Evade-toi jusqu’à en frémir
Et surtout, seule lectrice
Au sommeil du point à finir
Au blanc pour silence qui suit
J’attendrai une lettre à y lire
Surtout ose pour moi, oui
Aux reliefs de tes phrases
D’ébène au passé sans partage
J’ai foi à cette route de caillasse
Surtout à toi, mon mirage
Déjà, trop tranquille sans toi
Manque ce courage, je crois
Ensuite à ta fleur, ronces pour moi
Tangue l’espoir, il était une fois…
Oc regard
Je suis promis à une histoire heureuse
Sans doute, sans plus que le hasard
Parvenant enfin à la quiétude amoureuse
Je suis aux tarots, cartes dans l’art
Prédilection d’un château en asile
Il ne faut pas croire, juste l’imagé
Je suis promis au courant indocile
Oscilloscope aux ondes saturées
Et assis sur le banc, la rive endormie
Sous la fenêtre du nègre blanc
Je songe à notre romance enfuie
Verdâtre pelouse tout de long
Jusqu’au pont neuf, il y a écrit
Le souvenir de l’avant
Une fresque même si tout est détruit
Amoureux de ces moments
La nostalgie m’envahit
Et de la Garonne, son courant
Emportant la claire frénésie
Ces pluies ruisselantes
Et combien de temps ici
A réaliser la fin des amants
Et au fil de l’eau s’éclaircit
La nuit jusqu’au survivant
Le nègre blanc, Claude Nougaro vivait au bord de la Garonne, lieu de cet écrit....
Sur cette terre !
.Roland Garros Arbitre.
Si vraie qu'une ligne blanchie aux coups droits
Aussi saignante de terre asséchée
Moi, je l'ai tant regardée, tant regardée
Si longue, si élancée, rien qu'à moi
Aussi prés d’une ligne de vie blanchie
Elle est balayée au balai si précis
Moi, je l'ai tant annoncée, tant annoncée
Si bonne, si faute à la retracer
A trop voir, la vouloir, si convoiter
A trop devoir, savoirs de l'arbitrer
Moi, j'ai pouvoir sur ligne d'horizon
Si piétinée, si cadrée, elle, ligne de fond
Aussi vrai que Roland est son antre
Aussi plaies de défaites aux victoires monstres
Moi, l'arbitre, crocodile en recul
Si rêveur, si neutre, nul overrule
Aussi rouge qu'un court, compte les jeux
Aussi crieur que douceur, mains en lieux
Moi, j'ai été le gardien d'une ligne
Si longue, si éternelle, ma ligne...
Un cygne d'ans
Juin débarque au fil des ans
Juillet, lune en écran géant
Pour que août dévoile l’astre
Et reviens septembre, pilastre
D’un automne qu’octobre s’effeuille
Afin que novembre rappelle nos deuils
Et que décembre, donne naissance éternel
A ce janvier d’anniversaire, un an nouvel
Et candide montagne, février se masque
D’un mars fou qui grêle un ciel fantasque
Alors que le poisson d’avril donne sourire d’enfant
Avant que mai, nous laisse ce qu’il nous plait, d’autres saisons…
Bout de parcours
.Azur de bleu.
D’aurore d’amour, je suis né sur ce chemin
Entre le réel de la nuit, astres aimants
Et de la rêverie du jour, tableau peint
D’un chant estival, je suis tombé un matin
D’une étoile pour cultiver le cœur d’enfant
La fleur de pétulance, l’amour des siens
Depuis j’erre sur le chemin du Troubadour
De mots pour contrer, des lyres pour m’enchanter
Être ce rêvéaliteur du toujours
Crépuscule au fond de cette longue contrée
D’un sourire à ma belle étoile retrouvée
Lui dire qu’il est doux et cruel d’aimer
D’aurore d’irréelle, j’aurai vu un chemin
Des doux parfums d’antan, une âme en déclin
S’ouvrir serein, l’amour d’éternité
D’aurore ailleurs qu’ici, je renaîtrai
Autre apprentissage, autre compassion
Tant d’univers où j'absorbe la création