Mon divan...
Mon Satyre
Parcours des songes
Entre lit et désirs
De caresses, raisons immenses
J’en ai tant rêvé
Que j’ai volé son corps
Je l’ai tant désirée
Aimer si fort
Que les murs résonnent ces mots
Encore, Encore...
Amour charnel, Sensuelle flore.
Moment d’apocalypse
Où j’ai tué sa pudeur
Pour un éclat de bonheur
Répandu dans nos corps unis
J’ai possédé son âme
Illuminée sa flamme
Divin divan
Où c’est livré éphémérement
Mon Satyre...
Un jour ordinaire...
Pousse, pousse si vert laurier
Hausse, rehausse platane murier
L’été sied, plombant l’atmosphère
Les escargots ont migré, place désert
Sur les margelles, Voilou s’abreuve
Et à l’intérieur, les enfants se demandent s’ils peuvent
Tousse, tousse l’orage à quatre heures
Chausse, déchausse pieds dans le verre
L’eau refroidit, mon thé n’infusera plus guère
Et cependant, mon regard part vers
Le ciel de la mer, loin des enfers
Et à l’intérieur, je m’entends dire, vivre c’est père…
Pour monEtoile qui a écrit un article similaire.
Le doute
Et si un jour, tu voulais me quitter
Fait cela comme si toujours tu m’aimais
En douceur, pour ne rien irriter
Des désirs que nous avons réalisé.
Si ce jour devait naître
N’avoir que le réel
Ne pas y être confronté en dernier
N’anéantis pas tout, notre jardin secret.
Si à mes nuits, tu t’envolais
Pars avec l’honnêteté
Des gestes et des actions auxquels on s’est habitué
Car je pourrai te haïr autant que je t’aime.
Et si un jour, tu voulais m’abandonner
Fait cela comme si toujours tu me désirais
Avec tendresse, pour ne rien regretter
De toutes ses instants sucrés.
Même si nous étions incompris
Que nous tombions au plus profond de la nuit
Et même si tous ces autres avec leurs cris
N’ont vu autre qu’une banalité de la vie.
Je préférerai souffrir en mort
Que de devoir faire le beau
A ton semblant d’Amour
Qui mourirait jour après jour.
Et même si ton coeur ne m’était plus destiné
Comme une rose sans pétales, tu me rendrais
Je serai homonyme de mon être
N’aurai plus qu’à disparaître...

Dans le jardin, j'ai assisté à ce qui suit...
Parfum d’abeilles dans le massif effleuri
Et où part ce bourdon remplit de nectar si
En route, il en donne à peine à ceux qui unies
Les mains jointes, affamés supplient et lui prient
Un bout pour les enfants amaigris, c’est ainsi
Répondra le bourdon, la reine attend aussi
Et je ne veux être son repas, ce midi…
nuit sur dune
.Une nuit sur dune.
Sur une vague mourante
J’ai regardé l’oiseau y venir
Trébuchant aux remous adjacents
Commence mon histoire à vous écrire
Derrière chaque lame, tranches de douleur
Sur une plage, remonte
Là tu y verras l’homme d’ailleurs
Sel en poche, tant de marées à honte
Finissant seul au drapeau noir
Disparaîtra t-il d’écume sans au revoir ?
D’évidence de marées à tout emporter
Plus trace à l’horizon
Sur une vague se perpétuant
Imaginez la souffrance à s’y dissimuler
Courant et flots remontant son corps…
Quatrième et dernière partie, promenade dans les rues marchandes à Marseille...
Quelques heures tout au plus
Rue du paradis et alentours
Mes pas dans les rues
Et mes yeux aux nues,
Long discours
Marche en gyrophare, glu
Mes yeux déambulent
Aux corps qui fabulent
Marseille, chaud !
Encre mon sourire accro
Je suis de là, d’ici-bas
Respirant le mia
Lisse ou volant au vent
Leurs cheveux en flots
Je marche au sable languissant
Donnant milles merci, en haut
Bonne-mère, l’automne fait hormone
Ici, je me réveille, un échafaud
Des que l’eau s’approche
Les sirènes chantent,
Des que je m’approche
Mes racines me tentent…

Pour Catarina qui tchitchine bien l'amitié avec tous ! A toi !
.Une fleur.
Elle a une fleur senteur d’autre fois
Suis-je maladif d’aimer cette fleur là,
Elle a ce que tant de fleurs n’ont pas
Des pétales de vie, pistil à moi
Suis-je trop expansif à chanter cette fleur là ?
Comme un étourneau à tourbillonner
Je bats mes ailes pour elle, Cat
D’un ciel à aimer la contempler
Elle a une fleur saveur bien à moi
Et du haut de sa tige, je dessine
Sur ces racines mon cœur en émoi
Âme sœur, rose à moi
Elle a ce que tant n’ont pas,
Des signes aux couleurs de joies
Elle a ce que tant n’auront pas
Notre Amour, le fond de moi
Vain de m'écrire pour dire qui est cette fleur, elle n'a ni nom, ni contour, n'existe que dans le voyage du rêveur...
Au foulard rouge et noir
.Te souviens-tu ?
De ce premier baiser qui nous a incendiés
Telle la bise, une caresse bien douce
Un reflet nuisant, un baiser
En nos yeux, sincérité rêveur
D’un long voyage diseur
En nos lèvres, toucher fondeur
D’un long brasier, j’en pleure
D’antan, tu t’enfonçais dans mon bonheur
Déliant le verbe gladiateur
Autant, je t’aimais depuis mon cœur
Reliant le sujet à ta tiédeur
Songes-tu parfois à ce prédit inachevé
D’un somme hivernal tétanisé
Printemps reviendrai-je sur ta souche
Fleurir de pléiades sur le bord de ta bouche.
Le temps s’en est allé sur d’autres contrées
D’autres cieux, d’autres pensées
Juste nos souvenirs pour s’inonder
Vagues de regrets l’éternité.
02.86 ;-)
Sorcier d'un corbeau....
Sort sied d’un corps beau
Toi qui me désirais tout contre sang
Me donnant là de si bel argument
Me dévoilant à ce coup de vent
Chaleur religieuse de tes draps blancs
Moi qui ne rêve plus,
N’écrivant que sinistre
Rechigne l’armistice
Et toi qui m’a tant plut
Le piaf regard si triste
Solstice à l’interstice
Toi qui voulais proprio à mes propos
M’offrant bels agapes matrimoniaux
Stupéfiant ébats au lit de ruisseaux
Brasero, corbeau m’y drape d’ego
Jamais plus,
Nerver more,
Jamais plus,
D’autre corps… beau …

A M. Sarkozy, Merci ...
Au moment même où je dépose les mots sur ces lignes, le fisc m’épingle, fausse déclaration.
Contrairement à tous mes talents, force d’écrire sans mettre le zéro pour réception
Panne d’encre, faute de concentration, pardonnez-moi, rien à faire, sanction punitive
Et j’ai beau me plaindre, contester, jusqu’à réclamer crédit, rien à faire, contravention expéditive….
Au moment même où je descends de ma voiture qui se traine, la police m’interpelle, pas de pot !
Contrairement à tous mes silences, force de dire le bruit, pollution de l’environnement
Sourd de naissance, faute d’intéressement, pardonnez-moi, rien à faire, papier en incision
Et j’ai beau gesticulé, supplier, jusqu’à réclamer vice de forme, rien à faire, mort aux veaux !
Au moment même où je rentre enfin chez moi, l’huissier me suit, vous n’avez payé vos crédits
Contrairement à tous mes plaisirs, force à suffire, trop de luxure, la déperdition d’une saisie
Pleurs en souffrance, faute de paiements, pardonnez-moi, rien à faire, dormirez sur la table
Et j’ai beau me plaindre du dos, attester, sponsoriser mon traversin, rien à faire, lamentable…
Au moment même où je saute du balcon, la sonnerie retentit, trop occupé pour répondre
Contrairement à toutes mes attentes, force d’en finir sans subir le lot du quotidien
Cri de désespoir, faute de témoins, pardonnez-moi, rien à faire, je tombe
Et j’ai beau du rez-de-chaussée, essayer, jusqu’à recommencer, rien à faire, démission…
Question pourtant, qui sonne à la porte, un agent du fisc ?
Où l’huissier qui a oublié la fourchette, ou alors ce flic ?
Qu’importe si j’ouvre, je suis raide fauché, judas regard…
Non, je n’y crois pas, même l’avocat de mon ex… pension en retard….