Première vision de mon week
Sur l'autoroute, dans l'Aude, à la vision d'une éolienne,
j'ai écris ce délire...
L’eau s’est retirée, terre !
Hissez haut !
Le vent de mer
Trois ailes lisses,
Vole le paquebot
Sur un cure-dent de fer
Watts pour canisse
L’écologie, hélices numéraires…
Cantique
Voici une ode pour vertir le présent
Voici un cantique pour versifier mon chant
Si triste fornicateur
Pour une historiette
Ou j’hois en magot
L’adoube l’hétéroclite
D’une verve vespre de sot
Oh! toi, Aphrodite
Au sang hermaphrodite
Madrigal l’histrion macaronique
Magnifie le madré hiéroglyphe
Voici un poème pour traduire le présent
Voici une romance pour poétiser ma chanson
Oh ! moi le courtisan
Si triste amant
Pour une petite histoire de lien
Ou j’hérite d’un visage malsain
Un renforcement de pué
Humeur nuitée d’une poétique de niais
Oh ! toi Déesse de l’amour
Au sang jumelé qui nous parcourt
Galante le bouffon aux poésies burlesque
Exalte le malin vaudevillesque
Pour une dorure de somptuosité
Le regard
Evocation.
J’aime le regard, la flamme
J’aime à tout discours, l’âme
Peu importe le milieu
Peu importe quel Dieu
J’aime luire en ces étincelles
J’aime plus que tout, merveille
Interrogatif ou suspensif
Expressif ou admiratif
Les yeux, du ciel colorié
Des cieux, l’éveil, se partager
Agressif ou exclamatif
Lumière si profonde
Plaintif ou palliatif
Milles tours du monde
Il y a les secrets enfouis
Les mensonges camouflés
Les non-dits, l’hypocrisie
Et parfois l’amour, inné !
Les étincelles, l’humanité
Il y a les formules toutes ridées
Les enclos alourdis
Tous ces mirages sans vie
Que voyez-vous au reflet,
D’un miroir, d’une eau étendue
Jusqu’où s’arrête votre identité
Professionnel, familial ou plus
En être simple sans facette
Complexe recette
Pas facile de dire je
Sans y mettre ce on
Pas facile de vivre vieux
Sans sa pureté d’enfant
Pas difficile de dire oui
Sans mettre en je, sa vie
Pas difficile de dire non
Sans mettre en jeux, ses enfants

Méditations
Des souffrances chimériques aux frustrations psychiques
Vous écrivez vos enfers aux combats si lourds
Vous écriez, décriez l’étincelle si machiavélique
Comme si la poésie ensorcellera meilleur amour
En déposant à vos pieds, rayon gamma
Métamorphosant votre entrepôt
En des chaleurs de brasero
Moi, je ne crois plus à tout cela
Des coins de lune, des braises d’un illustre jadis
Interpellent et miment vos espoirs si morts
Voiles de spleen à la vie, vivez même si rien ne s’oublie
Relevez vos plats, vos yeux d’amphores
Sachez y puiser une eau à apaiser
Plus qu’à déferler, édifiez votre bonheur
Cessez tous ces propos, noirs à décès
Eveillez-vous avant cette dernière lueur…
Boisson méridionale que quasi-nationale...
.L’Apéro à Marseille.
L’heure de l’apéro,
C’est l’heure d’éveil.
Un verre d’abeille,
Sous le bleu du ciel;
Séance de rêve à Marseille.
Quelques olives vertes fluo,
Accompagne nos verres de miel.
Vivre sous le jaune du soleil,
Embaume nos cœurs artériels,
Vie plus saine à Marseille.
D’instants de sommeil,
Ou le verre se dore au soleil;
Pastaga de Marseille,
Fête de Pagnol, d’or et de treilles.
C’est cela, l’heure de l’apéro,
Et là, Fanny, tournée de pastis sans duel,
Pour l’amour d’une belle;
Séance de rêve à Marseille.
TOULOUSE, 21 Septembre 2001, 10h17mn, jamais plus pareil...
.A.Z.F.
Voilà sept ans
Bougies anniversaire
Bougies mortuaires
On ne peut oublier cet instant
10 heures 17, Baanngg
BAAAAAANNNGGGS
Toulouse rose a viré
Rouge empoussiérée
Fuyant, feignant ce gris ciel tombant
Tant de gens meurtris
Allongés dans leurs plaies
Souffler par les verres en bris
La vie s’est, à cet instant, arrêtée
Que comprendre, attentat ? Et puis
Ce silence, cette immense fumée,
Toxique ? Se confiner mais où ?
La désolation est partout
Dans les yeux, des amputations...
Le drame si triste pour l'Onia
Lieu de gruyère, passoire à sécurité ?
Autorités ont dit accident, à cela
Je rétorque, raison d'Etat ?
Paix de reconstruire aux âmes
Lieu de recueillement, une flamme
Jamais, je n'oublierai que moi aussi
J'ai été proche de cette trentaine
La vie ne tient qu'à un souffle, ainsi
Toulousains, Toulousaines,
Commémoration, plus jamais cela !
reécrit pour ce triste anniversaire
L'imprimerie de l'oublie publie :
.La nuit nous imprime.
Je n’oublierais jamais
Les yeux de ton corps brûlé
Ce parfum du souvenir enterrer
Non, même si tu as oublié
Le premier baiser
Non, moi je n’oublierais jamais
Tous ces moments secrets
Je n’oublierai jamais ton intimité
Tes lèvres sucrées,
Tes mains me caressaient
A jamais
Toute ma vie, ce passé
Que l’on a mal terminer
Fin que je ne voulais
Tu n’oublieras jamais
Ton cœur blesser
D’un passé déjà trop piétiné
Tu n’oublieras jamais
Tous tes regrets
Toutes tes plaies
Même si je t’ai aimée
Comme je t’aime à ne rien oublier
Et pendant que nos vies filent
Aussi vite que poussières d’anges
Volent aux champs infantiles...
J’espère que mes mots te dérangent
Je n’oublierais jamais
Ni l’amour éprouvé,
Ni ta tendresse emmiellée
Je n’oublierais jamais
Ni l’hiver à se cajoler
Ni ce printemps à espérer
Et même si tu nies pour passé
Mon cœur ne cessera d’espérer
Je ne t’oublierai jamais
Même si le soleil
Se cache au ciel
Même si ton visage
Se cache à ce paysage
A jamais
Espoir de t’y retrouver
Je n'oublierai jamais

Bohème
Connaissance
.Connaissance.
J’ai appris de la vie
Qu’il n’y a rien de vrai
La réalité est selon notre envie
Plus belle que désespéré.
J'ai appris de l'amour
Qu’il n’y a rien du toujours
La passion au fil des jours
S’éparpille de son parcours.
Il est vrai qu’il n’y a rien de tout cela
Que vous ne sachiez déjà
L’ultime reste évidemment
Notre intime conviction.
J’aurai appris de vous
Qu’il n’y a pas de vérité
Sans un coin secret
Remous.
J’aurai appris si peu
De ce monde schématisé
De travaux, d’amours, du mieux
Que l’on ne cesse de rêver.
Sur mes ambitions
J’ai perdu par tentation
D’aimer que de haïr
De rêver que d’exister.
J’aurai mis du temps
A vous connaître vraiment
J’aurai mis du temps
A vous découvrir vraiment
A Papa
.Mon père.
Évidemment, tout le monde doit mourir
Évidemment, nos jours sont programmés
Bien évident que mon père n’a pas l’éternité
Mais la vie sans, c’est comme ne plus écrire
Au sang qui fusionne, il est mon Dieu
Évidemment, tout le monde doit y passer
Évidemment, son tour est à l’envol
En évidence que mon père n’a le monopole
Mais vivre sans, c’est comme m’éborgner
Plus de reflet en mes yeux, il est mon mieux
Un jour viendra, au silence du père
Ma déraison bouillon, en clair
Perte de repères, plus que serpillière
Tellement peur, l’absence de son amour
Ce géant que j’adule pour toujours
Évidemment, tout le monde doit partir
Évidemment, son tour est annoncé
Bien évident que mon père va nous protéger
Mais la vie sans sa présence, grand vide à dire
Papa, je t’aime pour ce que je suis
Évidemment, tout le monde se voit partir
Évidemment, à mon tour de survivre
En évidence, du souvenir pour simple avenir
Mais vivre sans plus pouvoir lui dire
Plus que douleurs dans cette suie…
Art naked à l'église, oui arnaque ai-je dit ?
Hey Mister Riri ! Viens avec moi au bénitier
Boire un petit verre, c’est ma tournée
Cul au sec, lèvres mouillées, d’la dynamite !
Allez viens avec moi, t’fais pas prier
Assis-toi là, Jésus nous rejoindra
Fais comme moi, décoince-toi, voilà
Shoote –toi de foi, de belles paroles
Dieu nous bénira, premiers rôles
Hey Mister Riri ! Viens avec moi à la sacristie
Boire un petit verre de blanc béni
Sucré que réservé, vierge d’ecclésiastique
Allez viens avec moi, la bonne a envie
Regarde-là, immaculée conception
Et tant pis le boogie-woogie, résiliation
Détonne la crèche avant minuit
Tu trouveras peut-être ton paradis
Hey Mister Riri ! Filons avant d’être père
Et de se faire crucifier d’une divine colère
Allez fuyons, quittons cet amour parasite
La croyance, l’espoir, qu’un cri sans suite….
Fin d’une tendresse, d’un propos
Le reste n’est qu’hostie périmé
Recrache donc ce pain d’idéaux
Et viens, dehors, tout recommençait
Hey Mister Riri ! Vois la fin de l’histoire
L’eau ne sera jamais du vin, cesse de croire
Hey Mister Riri ! Sèche tes larmes, vite !
Dehors, Aldo retrouvera sa joie, de suite…