Y croire
Pousse cette porte, ose donc
Ne cherche pas dans le pourquoi
Laisse ton ombre derrière ; toi
Qui marche seul ; quiconque
S’approche, repart gentiment
Masque de clown, tête à con
Hisse ton regard, ose alors
Ne cherche pas la perfection
Laisse-toi allé à vivre, sors
Dehors le soleil brille d’adoration
L’Amour reviendra pour toujours
Un Amour dans l’Amour
Et si tu as peur, peur d’être
De paraître fou à la lumière
Laisse tes pensées au vestiaire
Dehors personne ne peut parfaire
Personne ne peut y parvenir
Essaies, surprends-toi, un bel avenir…
06 mars 2009
Esprit embrouillé + musique pour détente = Machine à manège
Cela n’arrive pas par pur hasard
Lorsque se mélangent les sentiments
L’eau dissout la candeur des amants
Et vivre, difficile tambour, une mare
Les produits pour rendre plus jolie
Les tenues qui colorient la vie
Rien que de l’éphémère
Une journée à plaire
Pour qu’ensuite, lave, linge de l’amour
S’étend fil, javellisé sur cours
Au panier, sale à rincer
D’essorage à tout oublier
Les sentiments en rizière
Lis l’étiquette, trop clair…
A un être sans sa moitié, partie précipitament...
La lune emmitouflée d’un pull de coton
Pleure, pleurera encore
Le soleil s’efface dans la pénombre sans fond
Juste une étoile pour éclore…
Une fleur dans la grande ourse
Une fois de trop, voile froid sur un être
Une fois pour dire, elle a été, perdre repère
Ses sourires, ses actes au cœur d’enfant
Passeront souffrances, événements
N’en restera, cette absence si lourde
Une fois de trop, part au large de la vie
Une fois là-bas, souhait qu’il y ait paradis
L’éternité pour tous ceux qui partent avant
Laissant au vide, ce silence aveuglant
Et pourtant, faudra continuer, coute que coute…
Une fois de trop, une étoile s’illumine là-haut
Une fois de trop, perte de son ego
L’amour pleure son enfant,
Et quoi qu’on écrive, dise, rien que céans
Elle continuera à vivre dans le cœur de tous
Nul ne l’oubliera…
à D.S. toutes mes condoléances...
Le bonheur est un champs de terre...
La terre retournée, engrais incorporé
Quelques semences pour finaliser
Une peau d’eau suffit pour colorer
Le soleil fera le reste, certifié !
Quelques jours d’hivernage, bâché
Eclosion, chaleur conditionnée
A ces tiges bourgeonnées
Des pétales, senteur rosacée
Et comme d’habitude, chaque année
Les fleurs parvinssent les allées
Douteux aux gouteux bouquets
Lorsque je vous les offre d’amitié.
03 mars 2009
Haïr ou se venger, c'est accepter de perdre une part de soi.
J’ai pardonné avant même toute pensée
Mauvaise que rancunière, plaie
Les excuses d’un téléphone
Ou d’un semblant de votre personne
Qu’importe, je pardonne en toute impunité
Même si vous auriez à recommencer
J’ai pardonné même si j’en pleure encore
Des larmes d’alité, m’en sortirai plus fort
En acceptant de vous pardonner
Même si vous continuez…
Qu’importe, chacun ses options
Les miens, concessions
Et en attendant, est-ce que je peux vous demander
Non pas de votre pitié, juste un mouchoir pour m’essuyer…
03 mars 2009
Vieille ancre...
.Son présent, éternellement.
Alors que nos regards se sont entremêlés
Elle m’a dit d’un air charmant, enchantée
Elle parlait accrochant un sourire fascinant
Elle qui chantait à chaque balbutiement
Je lui répondais aussi timidement que poliment
Les mêmes sourires, admiration
Je lui ai même composé alors, une p’tite chanson
Quelques rimes manière de la revoir, toute discrétion
Alors comme deux enfants, riant à tout instant
Elle me racontait le présent
Vulgaire avenir ne la voulant
Elle me parlait sans mélancolie, surprenant
Je lui ai assurée un jeu d’yeux amoureux, indécent
Lorsqu’elle m’a surprit, pleurant, sans traitement
Phase terminale ; elle m’a dit : je descends
Enchantée de t’avoir à toujours dans mon présent…
02 mars 2009
Une autre terre d'amour...
Au soir, les étoiles tombent mortes
Leurs couleurs martèlent ma porte
Assis au coin d’un âtre crépitant
J’écoute cette pluie tombée lentement
Si longue chute des cieux éprouvés
Si mante à d’autres, me voilà ridé
J’ai réussi à franchir le temps
Mais à quel prix
J’ai bâti à force cette lie
Mais pour quel présent ?
Et si demain je pars de vie
Seul, restera cet écrit.
Une terre lourde
sourde d'amour
Premier pas, l'insurrection
Insurrection
Que m’arrive-t-il, je ne comprends pas
Ce matin, je me suis levé, sans fracas
Marchant au silence du coq endormi
Que m’arrive-t-il, je ne sais pas
Ni réfléchir, ni dire au psy assis là
La démarche de cette folie
Que se passe-t-il, la journée en cortège
Et filent mes pensées au manège
Tout tourne, l’impasse en tête
Que se passe-t-il, six heures en solfège
Et les accords me prennent en piège
Encordé, je chante à tue-tête
Allez, la vie n’est qu’une fête
Faut faire danser
Oubliez la disette
Et rire à en crever…
Mal à écrire ces mots
Mal à vivre ces maux
Place du crucifié
Me faut oublier

En corps
Expoir
Aimerai-je encore une lumière
Si douce qu’effervescente au corps
Aimerai-je encore
Derrière, je laisse un beau décor
Celui qui a fait mon or
Aurai-je encore une lumière
Au vide intérieur, marche aux heures
L’infini peur de ne plus jamais ressentir
Au prime délice, le bonheur
Et même si demain, marche mon errance
J’aurai goûté jusqu’à renchérir
Et qu’importe, j’aurai Aimé, immense…
27 février 2009
Quant une âme se parle à elle-même...
Monologue à mon âme
Tien, mien, sien, mains
Lien, écrin, enceint
Nos petits riens dans l’éternité
Marche, balance tes hanches
Illumines le ciel, mines s’épanchent
Nos sourires entre noués de baisers
Ecrire, rythmique poéstar
T’écrire, y croire même en retard
Blême, assis sur ce banc
Tien, mien, rien, fin
Lien, malin, éteins !
Le déclin au vide chant
Sache, tâche de moi
Pardonne-moi
J’ai manqué de moi
Lâche, tache en moi
Croix en moi
j’ai chaviré, si froid…
27 février 2009