bernard
Poétiser avec art, mourre
Il aura fallu, mort sur l’oreiller
Il aura fallu, corps incendié
Ses cendres en mer
Pour rencontrer l’opale
Il aura fallu, partir discret
Il y aura tout au plus, craie
Pas ceux l’éponge, effacer
Pour qu’en fin, veuve joviale
Pas assez guerrier, ni con
Battant pourtant, pourtant
Donne-moi larme, je l’essuierai
Personne, non personne d’autorisée
Qu’importe la haine, la mienne
S’exhorte, Chienne, mu l’idem
Il en aura fallu, pleure pour
Il aura fallu, tard dans l’art, mourre…
Il y a des sentiments, dimanche
Des émotions qu’épanchent
La réciprocité, véritable domaine
Il y a des moments, démangent
Des sensations franches
La vérité, intraitable, je t’aime
A Bernard, Lady,...
Tu manques...
Le vent n’a temps
Ni l’enfant vieillissant
Ni ce moment
Ni ce tourment
Le cœur a horreur
Le bonheur ailleurs
Tout comme au silence
L’absence, indifférence
Lecture de mots, l’alchimie
Mixture, soupe de larmes, vie
Lorsque s’arrache une âme
Ce qui s’en suit, profane
Le vent n’a, invisible
L’indivisible
L’enfant, si risible
Dedans, l’impossible
Ne me dites point, grand
Aujourd’hui, sans
Demain, tout autant
Ni deuil, subissant
Il n’y a, n’y aura
Il fut, demeure dedans
Et souffle le vent
Souffle, qu’importe le temps
Derrière la fenêtre, la mer reluit
Dedans, hameçon de sourires, si
Depuis, déchirure, perdu et d’envies
Ainsi, pour lui, je vis la folie même si
Les années passent, qu’importe la réalité
L’important est, futile accessoirisée
Les grands décrètent, la mort trône
Et l’enfant, lui, rêve et fanfaronne…
18 mois
Je revois ton électrique main
Ton souffle au départ
Et cette furie, réalité joyeuse
Cette famille qui ne se peint
Tant, l’absurdité, pas de brassard
Flot remous, nuit désastreuse
Je revois tes yeux éteints
Ton sommeil s’arrêtait
Et cette vision, destructeur séparation
Cette immonde qui sur jouait
Nos parents te protégeant encore
Et cette scène, adieu si fort…
Aujourd’hui, cinq cent soixante trois
Et cela continue, sans toi
Aujourd’hui, invisible ailleurs
Electrique au fantastique, lueur
Je t’écris ce message d’amour
Brother Love for ever, Frère d'Amour pour toujours….
No say good bye
On vit tous… L’espoir
Jusqu’à ce terrible naufrage
Comme la vague venant à s’échouer
On nait tous… La gloire
Jusqu’à cette sombre image
Telles mues, nos corps alignés
On aime tous… Savoirs
Qu’entre nous et toi, les étoiles définissent
Ce besoin, cette énergie à dire
On se retrouvera tous… Qu’un au revoir
Et où qu’on soit, poussière calice
Apprendre, sans toi, qu’un survivre…
Son
Entendez-vous ce son venu des étoiles
Un bruit d’amour, lumière instantanée
Filant au vent comme le temps
Entendez-vous ce son venu à nous
Galactique invisible, les âmes du passé
Ont-ils oublié de refermer une fenêtre
Pour qu’on entende ce son
Y a-t-il un message peut-être
Est-ce eux, sur leurs étoiles ?
Entendez-vous, êtes-vous sourd ?
Douceurs en ce son, l’infini amour
Entendez-vous ce son venu à nous ?
Indéchiffrable symphonie, enjoue
Petit bonhomme en mousse…
Un an...
Mort en soldat, armes à la main
Mort en héros, manque le pot !
Quelques nuits, factice fusil
Quelques infus, finies les miles
Ni suicide, ni départ d’engagé
Mort au rebours, mer en caution
Mort en remords, gît mon ego
Affres, maladies sous peau
Balafre d’où l’écriteau :
Frère, amour, notre éternité…
Mon frère de malchance,
en substance,
où que tu sois,
ressens mon émoi
sache que, sache que je t'aime
Fenêtres d'écumes
Les hommes pleurent le monde
Mystérieuse étreinte qu’inonde
La ligne d’horizon, seule empreinte
Seul au fin fond, passager d’emprunt
Les hommes tombent en soldats
Aux plombs des saisons, vils débats
Labyrinthe néon, veuve discrédite
Veule, pue pardon, fils dynamite
Et la mer en boucle, rivage d’image
Et d’hier déboule, frère et cancer
Aux lourds poumons, sans air
Cette prière, no comment, de passage…
Marée noire, glue fumoire
J’ai vu derrière l’écume, signe d’un cygne
Le même qui enfume, digne et signe
Et sur cette feuille, contrat à blablas
Le même qu’endeuille, débats, patatras
Et si tu viens, tu changeras de vie
Oublie et prends ta main
Et si tu tiens, tu riras aussi
Ainsi renaitras demain
J’ai lu derrière, fume, cancer en verrière
Le même qu’hier, dessert dix pieds sous terre
Et ondule, danse, ta naissance, artificiel
Le même goudron, paradis d’arc-en-ciel
Revenir en arrière
Mais il est où
Je ne vois que du bleu
D’écumes, flotte si flou
Ligne d’horizon, cieux
Et j’attends de ces nouvelles
Ces lignes, vagues d’écriture
Blanco qu’efface, rebelle
Se souvenir sans rature
A devenir vieux sans
Manque en mon cœur
A revenir, Dieu lent
Tangue, veilleur…
Never without
Et les aiguilles s’unissent
La nuit enlise
Coups après coups,
A la porte, passent sous
Les poussières, souvenirs d’hier
Et peurs, regrets, passé
Les larmes coulent, mer
Des mots, mort en maux agonissant et
Luisent ces lignes d’ours
Si grandes, si petites, enchaîner
Ne point l’oublier, rai d'ajour...
La nuit enlise, plaies
Où et partout, glaces
A toutes fenêtres, s’entassent
Les heures, l’horreur, l’inimaginable
Et pleurs, cœurs, ineffaçable
Et tout au fond, intangible
S’écrit pareil, même fusible
Disjoncte, poésie de troubadour
Et jusqu’au dernier vers, l’Amour…
En manque de mon protecteur...



