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Histoire d'un fait divers, pour mon Tonton partit...

23 Mars 2009 , Rédigé par Troubadour Publié dans #Poésie

Place de l'amour


Tout au fond de la terrasse

Assis entre ceux qui s’prélassent

Un vieil homme aux bretelles assombries.

Devant  un café blanchi,

Regardant à peine les passants,

Lui et son journal datant de trente ans,

Relatant un fait divers, carafon;

Disparition tragique d’un oisillon.

Las, amaigrit, les rides en sillons,

Profondes d’un tourment aiguisant,

Rien n’ensevelit, rien n’enterre cet instant;

Rien, plus qu’un mort-vivant,

Alors pourquoi s’acharne-t-elle en lui

Tous les jours en ce café blanchi,

Lui qui n’en boit même pas.

Elle, elle rêve, prévenance d'apaisement,

Même si lui, loin de tout cela

Ne voit même pas

La douceur d'un regard.

Elle, malgré le froid de sa part

Espère un jour, son réveil,

Long sommeil;

Lui qui n’en finit plus de regretter

De n'avoir vu son enfant drapé ;

Plus rien n’a alors, ni cette place

Où au fil des jours, il fait face

A l’entrée du cimetière

Attendant  dans cette prière

L’heure de le rejoindre mandement

Pour demander son pardon;

Lui qui pleure du soir au matin

Lui qui écrit : je ne suis plus rien !

Triste existence sur cette terrasse

Déserté par ce malheur qui glace

Les passants préférant fuir

Par craintes d’eux aussi de subir....

Alors cet homme, assis tout au fond

En gardien fidèle, attends patiemment

Tout comme elle qui aussi

Attends en commun accord sagement

Qu’un dénouement enfin survienne.

Et même si les cloches rappellent

L’heure de leurs espoirs, il n'en est rien

Demain sera peut-être sa fin

Où bien, le début d’une main  à sa main

Qui pourrait, personne ne sait

Mais  vivre, un conte de fée…

Où même les méchants vont

Avec les fous chantonnant

Alors même si là sur cette terrasse

Il attend le châtiment plus qu’une grâce

Elle, elle pleure leur enfant dormant

Sa disparition, un chaînon manquant

Mourir n’a pas d’âge, pas de loi

Terrible aux parents de subir croix

La disparition, et d’eux en témoins

Je n’écris nullement désolation

Témoin de ce drame, quelques mots

Quelques lignes pour mettre haut

La chaleur d’un père

Et d’une tendre mère

Vivant à chacun leur drame, leur flamme

Difficile d’offrir la quiétude, l’harmonie de charme

Au soleil qui brûle à tout moment

Qui endolorit alors vivez avant

23 mars 2009

 

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