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Le soleil se lève une fois encore, une habitude qu’on aime tant contempler. Alors on se lève comme d’habitude, de contraintes ou de plaisirs partagés. On regarde cette chaleur inondait nos joues, tandis que le café coule, délivrant une odeur enlaçant ce moment, d’un amour routinier qui rassure. Et plus le temps passe, plus il monte à son zénith.

Et banalement, après une cigarette, un journal qu’on feuillette, quelques routes embouteillées, on oublie de le voir, cessant de flirter avec lui. Lui qui nous offre toute sa splendeur depuis le début avant que le monde ne soit.

Et plus la journée s’écoule, coule l’aventure du nouveau jour. Et il repart comme il est venu, aurore où crépuscule, même tableau, même nature. Et nous, migraine ou amnésie, on devient aveugle,  croyant à l’éternité de cette rencontre magique, nous les éphémères.

Et ainsi, vous croisez tant d’astres, des brins de soleil qui s’ignorent les uns aux autres. Ainsi la société donne un rythme noctambule où nous sommes tous des nuits sans étoiles, seul le rêve nous aspire à remonter vers cette aurore que nous feignons de ne pas voir.

Le monde est sourd qu’aveugle par cette imperfection qui terrorise la vie où seul l’amour donne le tempo. Vivre pour aimer, Manger pour rire, boire pour oublier…

Et demain, alors que chacun de nous regarderons le soleil, nous aurons oublié la magie de cette existence auprès du soleil. Pourtant à jeun, nous n’aurons point bu expliquant cela. Notre nature demeure destructrice, tel le scorpion sur le dos de la grenouille… 

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Published by Troubadour