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XII

 

De temps en temps, j’entends une âme au loin utiliser d’un instrument mettant plus de tempo, plus de pow-pow à la danse qui finira le show tant la fatigue gagne nos pistes.

Et après, certains au bar, une écuelle pour mieux m’y complimenter, prennent les airs des compliments d’un nouveau show pour mieux remettre leurs coudes aux comptoirs…

 

Et ai-je parlé du nom donné à mon radeau, Rêvéalité.

 

Mélange du rêve avec cette réalité, et une part où j’alite impuissant à cette vie si foudroyante. Lorsque j’approche la plénitude, un seul éclair suffit à m’aveugler, à perdre la bulle qui me protégeait.

La Rêvéalité est aussi un morceau d’un amour non consommé, nul regret ou remord, juste une autre dimension parallèle où je me vois auprès d’elle.

Qui est-elle ?

Pour l’un, elle s’appelle Béatrix, pour d’autres, Eldorado.

Les Morella, les Una, les Éléonore d’Edgar Poe et la Seraphita-Seraphitus de Balzac.

Moi, elle a prit l’apparence en ce mot, Rêvéalité.  

Je la devine interrogative à cette ligne… Pourtant lorsque je regarde le ciel, je la vois me fixant dans un pas de danse.

Sa douce bise susurre une voix de miel cicatrisant ma joie d’avoir retrouver son radeau, la méduse.

 Et si je regarde l’océan, je la vois me riant suavement. Son doux sourire est un bopper de larmes. Trop de peines la rendent aveugle.

Sa beauté est une fatale vision. De pierre, elle rend l’avenir tant elle demeure brute d’avenir en ma compagnie.

 

Alea jecta est lorsque je lui ai envoyée une bouteille à la mer.

 

Du silence au goût trop sec en retour, abreuve mes propos. Pas du tariquet à éclaircir les vapeurs qui embrument notre relation.

J’ai compris qu’aux fleurs, jamais, elles ne prendraient racine dans cette eau.

Des chutes de Niagara, j’ai jeté une gerbe de pleurs. Et aussi Sacré-Cœur, je prie pour que vive malgré l’audace, cette amitié sucrée. Elle compte tellement pour moi.

En ces heures de transcrit, cure de silence d’elle vers moi, j’absorbe ce nouvel épisode avec la vision apocalyptique.

J’ai appris que l’on ne retient pas l’âme, ni versatile à la muer.

Et si d’aventure, elle s’y mutile, en mes mots, réconfort d’ami philosophique.

Le silence à tout propos.

Je lance d’haleine, des floraux à l’eau, pourvu qu’elle hume ses parfums, que par-delà la fascination, elle ose venir prendre ma main. Est-ce mal ou bien de vous conter ces propos. Trop de pluies m’ont appris à vivre dessous sans qu’aucun préau où diverses lieux ne protègent la synthétique existence.

Je laisserai donc plutôt cette place à ceux qui ont fais leurs idéaux. Aujourd’hui, saoule de mots, je la ressens en tour de Babel, incapable de réagir.

 En attendant, sahel, le sel dans l’air, le sirocco embrume son radeau, je le perds de vue. Une fois encore…

Rame et rame encore pour qu’elle ne m’oublie plus.

 

XIII

 

Certains qui écrivent avec l’aisance, oublient sans doute ce tam-tam qui perdure même lorsqu’on vieillit.

L’argent peut faire perdre ce rythme, où la grosse tête plus simplement. Je ne les juge pas, ceux qui d’un radeau, voguent aujourd’hui sur des hauts paquebots.

De jolis somnifères pour se croire bien au-dessus de la mer. Faut pas rêver de si haut, surtout qu’à tout tropique, Cancer ou Capricorne, voguont tous , les âmes en somme d’une belle plage…

Il m’est arrivé de les croiser, je crois bien qu’ils ont encore plus peur qu’avant, peur du naufrage, du recul à l’état antérieur…

 

 

Je ne suis qu’une ombre sans prétention à vouloir sortir de la brume.

Moi, mon seul but,  cette plage.

Là, mon costume qui me colle à la peau, vertiges narcissique de l’ego, je volerai pour bien plus haut.

En attendant, je continue sur cet esquif, le récit d’un type mal dans sa peau.

 

 

 

 

 

XIV

Il fut un temps sur cette voilure, j’y pris femme au bâbord de ma main, nous fîmes un temps ensemble sous le même pavillon.

Je croyais détenir là, cette plage sur ce bout de rafiot.

Un premier enfant, union d’un naufragé et d’une femme aimante, une cicatrice témoigne sur son crâne encore de sa naissance.

Forceps pour baguette, on l’appela Julien.

Moi, le papa flash, tant mes yeux mitraillaient en larmes, la joie d’y voir un bout de moi.

Il avait le corps petit comme un bout de coton, si fragile. Ses yeux si grands ouverts, ses poings serrés, quelques cheveux déjà lui donnaient fier allure.

Il est venu au zénith des étoiles dans la nuit du neuvième mois du neuvième jour.

Le pourquoi de tant de radeau sur l’océan, les sentiments liants. Deux ans après, mon second enfant, fêtait à la plénitude des étoiles au dixième mois du dix-neuvième jour.

On l’appela Nicolas.

Ces instants sont des temples dédiés au bonheur. Je souhaite même joie à tous.

Il avait l’appétit d’un ogre et le sourire d’un bout d’ange.

Un pichiot de première, il singularisait les gémeaux de l’amour avec son frère.

 

Seulement les histoires ne finissent jamais tous dans ils eurent beaucoup d’enfants et de bonheur…

 

Il pourrait un jour se tourner un film à la situation.

 

Tragédie, cette ritournelle. Des chocs métamorphosent le désir, puis le plaisir en souffrances. N’en reste que souvenirs et décadence.

Expliciter la chute, danger aux victimes.

Assassin, je le devine, j’ai commis le crime. Plus la peine de croire au macadam d’une piste d’envol en sa compagnie, tant j’endeuille.

Embaume dans une feuille de soie, cette histoire, laisse là y reposer en paix, tant y flotte des regrets à l’échec non voulut.

Ainsi la vie se veut cruelle. Un jour, elle prendra un radeau construit à la hâte par les moyens précaires, et s’éloignera de moi. La distance ne nous sera pas trop profitable.

Je verrai mes enfants autant que possible. Ainsi ; le reste du temps, j’enfumerai bien plus le temps.

Les barreaux dans ces aiguilles qui tourneront, seront une prison psychique.

J’ai déjà prévu maints programmes, mais à chaque fois, rien ne se déroule comme prévu. L’émotion me submergeant, m’adosse l’énergie à ne pas tomber.

Ils manquent déjà tant à ma vie.

Sans doute, là est cause de cette plage que je quête tant. M’envoler pour les voir depuis là-haut…

Les voir même si eux ne me verront jamais.

 

Loin du terminus, de ce bye-bye, je continue inlassablement ce rêve que je poursuis tant il me reste un souffle de vie pour porter mon radeau sur cette rive.

Sur une note de vent, là où se brise la lame, j’ai conspué au ciel l’insipide discours

 

Je suis navré en ces lignes d’œsophage, s’y décompose mon regard noirâtre.

Effectuant à l’existence, les mêmes pas d’un routinier. J’oublie qu’au ciel, des yeux crucifient mes pas. Qu’il n’y a pas de fond à mes empreintes.

Que de vos doigts pointés, vital de poursuivre sur un autre sentier. Que le bien et le mal, la raison et le tort, tout ce qui englue l’âme, je dois chasser en un tir de précision, un tir fatal.

Mortification d’avoir arme en mains, menottes frêles, cène où je dissimule peurs et aucun vœu à faire mal…

Paradoxal système…

Hier, j’avais le goût de regarder les flammes de l’enfer, tant fascination et spiritualisme glorifiait ma pensée. Leurs antres femelles sublimaient ma fièvre de m’en sentir hors d’atteinte. Affliction, je m’y crus en immortel, le Bambi esseulé pleure encore trop. Les jours sont plus que l’envers d’une nuit pensive.

Hier, mes mains percevaient le souffle d’un vent, froid ou chaud, la tiédeur envahissait mon Barathrum ; ainsi clef de paradis, mon caveau semblait moins vide.

Hier, le regard ne s’y transige nullement dessus. J’alimente à mes souliers, l’énergie de vouloir savoir plus ce qui fait et fera. J’ai foi que mon radeau coulera bien à un moment Les soutes seront-elles emplis de trésors acquis, des sourires et des baumes de rêves ?

Qu’une vie austère et frugale me tend en béton coulé. Marche mon armée en ces ombres que trop de censure dévalise de candeur.

Oui, il m’emporte aux vents, les larmes d’encre paysagiste. Narcissisme à vouloir le sophisme culture en outre monde. Je déploie mes étendards à ressentir jusqu’à ce méandre invisible. Fil imaginatif, je suspends mon corps à un régime terrestre, le devoir moral et social. 

Saturnisme, pâle sang à régénérer ma fantasmagorie, la réalité plombe mon astrale ascension.  Contumace d’une consonance à subvenir à ce qui m’enrôle.

Créateur de vies, l’assonance de deux enfants. L’amour aux viscères, le lien amarre mon regard à d’autres horizons.

Cloués en crucifix pour donner amour et quiétude à leurs existences.

Madeleine sur mon tombeau, difformes son regard à ces turbulences de mon paddock.

Une seule s’attitre place qui englue des poux, titre de mon existence.

Moi, ce troubadour, celui qui vit à travers corpulence et propos maladroit, se terrant d’ombres et d’a priori. Moi qui pleure de souffrances inachevées, je propulse l’esprit sur les abysses d’une nue simulatrice.

Conspué en ces propos la maladie qui engendre le rêveur, poète dans ses avens, a perdre le battement des aiguilles.

Le temps suspend son vol lorsque plane l’albatros…

 

Combattre, rien n’a de ce mot en mon répertoire. Paisible et quiétude, ainsi la place de mon village accueille t-il les regards savants.

En ma cité d’or, ma richesse n’a l’empire aux illustres du Panthéon. Loin de reconnaissance, ma passivité suffit à ma gloire.

Plaisant sur les hauts rivages, mon univers sustente tous mes besoins.

Ma denrée philosophique apaise mes maux à ce cruel enfer que l’on nomme l’existence sociale.

Et constat qu’en sable mouvant, plus on s’y débat plus on sombre à l’enfer existentiel. Je regarde le soleil pour ressentir sa caresse même si lances de douleurs à ces rayons me transpercent.

Fondu, il est à mes ailes, le feu d’un phénix ; doucement, je renaîtrai des cendres.

Qu’importe la plage, d’une bulle ecclésiastique, je renaîtrai…

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