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IX

Je n’ai ni vin, ni haschich pour oublier à l’éphémère cette réalité.

Je bois de l’eau tant j’y cache mes secrets.

Je regarde sur ces autres, ces fantômes dérivants au plus proche, leurs écuelles les désaltérent de leur nectar que l’on dénomme ambroisie.

Ils en chantent des louanges. Ils en titubent de rires, je les envie parfois même si ma promesse est une table de prophétie.

Le lendemain, inertes et sans force, leurs esquifs dérivent plus encor aux courants repoussants.

Ils gesticulent parfois des propos injurieux envers l’océan, la rendant coupable de leurs actes.

 Le monde ne cesse de s’accroître sur cet océan, à croire que peu ne trouve leur plage. Il y a tant qui d’un égoïsme que je ne saurai qualifier autrement, pollue l’environnement fratricide que certains comme moi tenteront de mettre en place.

Ils profitent de l’absence de certains pour piller leurs embarcations, ne laissant ni vivre ni eau pour subsister. La société se perd dans le fléau de la peur à vouloir être le dominant.

 Être le plus puissant, le plus rapide aussi, que de barbaries sans cœur, j’assiste là.

 

Des brides de phrases de ci de là transcrivent ma longue traversée sur l’odyssée de mon radeau. De ce récit d’astrolabe, mes apparaux sont stériles à parvenir à hisser voile à la force du vent bénéfique.

A dieu vat’, même si ababouiné sans le moindre alizé, je continue à conter l’âme d’un enfant oublié sur cet océan dévasté de solitude…

 

 

 

Dans un temps déjà du jadis, j’implicite en cela d’être une sorte de prophète de parchemins définissant les limites. J’irrigue des lois de jeux, arbitre en titre. Pas évident la justesse, trop d’éléments s’entrecroisent entre le méfait, le fait et le défait de l’instant. Arborant l’uniforme distinctif, le privilège de piétiner le prestigieux endroit que d’antan, enfant je contemplais admiratif derrière mon écran.

Roland Garros, trois semaines à étancher un grand rêve.

 J’ai parcouru dans tous ces recoins, et en vibration, j’ai découvert qu’il vaut mieux parfois vivre de rêve que de réalité. Même si quelques notes de sourires enjolivent cette expérience que j’ai renouvelée quelques années durant.

Le constat en quelques mots, plus tu t’agrandis au plaisir, plus tu empiètes à te faire expulser… D’autres événements agrémentent mon parcours sur l’eau.

Les rencontres avec les pas d’autrui m’ont permis d’agrandir le champ de la rosace.

 

Ce que j’ai le plus apprécié, dans ces matchs sans enjeu, dans ses petits clubs où règne l’esprit de famille.

Celui de voir le plaisir sur le regard de ceux qui s’offraient de la joie à courir comme l’enfant court. Il court, croyant encore et encore parvenir à en faire une balle magique. Il y a en certains des miroirs d’âme qui croquent la vie à du bonheur simplifié.

 

Le perd t-on en devenant adulte ?

 

 

 

Pourquoi un cri au derrière d’une ligne
A quoi bon, une main qui se tend
Du haut pour contempler en insigne
Les va et vient, toi qui m’offre tant
Face à l’autre ennemi(e) d’un instant.

Pourquoi arrêter ce manège de force
De coups en intermittence, si prenant
Du haut de mon trône où j’use de morse
De points incessants, drôle de jeux
Qu’une partie entre toi et l’enjeu.

Pourquoi donc être vainqueur
Même si je demeure impartial
Tu n’offres qu’un spectacle d’heures
Ou tu fustiges le rond dans une salle
Si jaune comme un astre que tu renies.

Pourquoi contester mes décisions si

L’espace sert à nous dissocier

Offre-moi des échanges à nous faire sublimer

Joue les sets et match ta vie

Juste pour posséder les victoires inouïes.

 

 

 

Et surtout, j’ai écris un soir au retour de la magie enfantine d’avoir vécut un des plus beau rêve qui m’a été donner de vivre, la visite de Paris durant le grand chelem de Roland Garros, inqualifiable de part sa grâce et sa beauté.  Qu’importe si mon regard a croisé celui de célébrités, de gens notables persuadés aux défenses psychiques, dans la réclusion d’imager des symboles imaginaires.

En moi, il n’y avait qu’un regard enfantin à tant de plaisir d’un simple bonjour. J’ai découvert à travers leurs yeux, la peur de paraître, la peur à tout recoin.

Je les plains de ne pouvoir exprimer leur âme dans le fond de ces peurs, des cachots au fruit de la notoriété. Ce que je regrette le plus, l’attitude aussi hautaine, de se croire dominant, et surtout plus acéré à convoitise d’un mieux social…

A chacun son radeau, le leur, je le nommerai, Superficiel…

 

Porte en porte sur le périph’
De stèles en monuments
De musées en célébrations
Je navigue et dérive.

Mon cœur sur le long de la Seine
S’enivrant de musiques de quai
S’apaise aux pieds de Notre-Dame
Jamais beauté enjoue d’haleine
Les gargouilles si secrètes
Veillant à l’immensité de la flamme.

Les yeux au sommet d’un zénith
Tour de métal, trophée
De part s’aligne Trocadéro
Imposant le temps d’élite
Paris demeure palais
Bastion d’un mot, beau.

Jamais, l’ivresse fut si douce
De pierres aux portes de toutes parts
Le Pigalle rose la fleur fantasque
Inégales splendeurs où poussent
Tant de corps inertes sur champs de Mars
L’Amour d’une capitale à multiples masques

Paris, ville reine de mausolées
De Champs-Élysées si étoilés
Compte la folie stressante
Multiplexes conduites adjacentes
D’atmosphère sans plus de pureté
Savoir où finira la futilité ?

Longue traversée de Boulogne
Troisième univers sexuel
Des corps en laps d’une passe
De pickpockets sans rogne
Juste un bois tire d’ailes
Un univers de masse

Je dérive le long boisé
Bien trop in, Boulogne
Multiconfessionnels, excitations
Le rire en billets, onirique salaison

Où le cœur d’une capitale
Si lumière jusqu’aux frontières
Se dirige à l’Amour ?
Y aura-t-il limite orbitale
Un météore unitaire
Où Paris sera Glamour ?

Pyramide du Louvre
Sourire d’une Dame
Attente douve
Immensité théâtrale.

Château de Versailles
Allées de platanes
Jardins de cisailles
Illustres profanes.

Restaurant du Châtelet
Exotique Maroc
De plats typiques à déguster
Jusqu’aux voûtes d’un dancing de roc.

Tant de lieux, d’aventures
Qu’une vie ne suffirait
Pour détrôner sa parure
Tant de plaisirs, gâté.

 


Pont de l’Alma, une flamme
Sinistre souvenir d’une nuit
Où l’étoile princesse glane
Le silence de s’être enfuit.

Place des étoiles, évasive
Si foule d’entre danse, massive
Des vagues de longueurs, si démesurées
Des points étoilés d’alerte immodérée.

Roland Garros, trois semaines
Un climat envoûtant
Le plaisir d’arbitrer sur la scène
Le rêve d’enfant, géant.

Mais Paris, royal architectural
Ne possède la racine de la vie
L’existence se nourrit d’étal
Où toute souche s’enrichit.

Devant sa splendeur de grandeur
Paris engloutit son royaume
De terroir profanateur
Le cœur sans veine en somme.

Champs-Élysées pour décrire
En une somme de reliques
Le paradis d’avoir pollué l’avenir
Dernière ligne pour crier ma panique !

 

 

 

Et à écrire en cet instant, devant moi, un mirage se dresse, l’effet de la chaleur altère ma vision, je sombre sans doute dans un vieil souvenir cathodique.

 

 

X

Là devant sur ce lointain horizon, je visionne une fois encore une des fausses notes. Un de ces accords de musiques qui faussent ma partition de pérennité. Asséché de ce feuilleton, je vois au sourire de l’ange blonde, des vieux rideaux dissimulant mon acte peu illustre

 

Veule là où me mène le satyre à écrire ce vent tournant, acteur mélancolique.

Là où vont ces mots, l’ange comprendra mon intérieur à lui définir quelques lignes, maladresse.

Manipulatrice, l’ange m’a conduit sur une île. Localisation sous l’estuaire du fantasmagorique, nos brides de propos prirent la voie lactée, des années-lumière d’échanges pour aboutir sur cette plage qui avait toutes les couleurs que je destine à la piste d’envol.

IRM. à l’écho de mes propos, je renfermais beaucoup trop d’eau sur mon rafiot. Elle a beaucoup peint sur mon ponton, des scènes de vie inoubliable, chavire encore mon planisphère. Qu’importe le patronyme, de douceurs à défaire les lacunes, celle à m’ouvrir cadenas que chair. Elle m’a permit d’enlacer ciel d’entretoise. Mythique, susurrante la buée de mes yeux, la peur d’un si haut panthéon si soudain alors qu’au bas de sa cité, le brouillard. Epais et sombre, mon ciel devenait si limpide à ses côtés.

 

Parallèle aux tropiques du Cancer, Capricorne, jolie soleil au désir de la retrouvait. Du même câlin sur cette même table, les mêmes yeux ouverts à se nourrir de l’hiver de l’autre. Cela peut se définir en réciprocité, un miroir sur un parcours sans fin, tant en nos cœurs l’ardoise persistait perméable. Tant de craies avaient gribouillé des théories sans lendemain. Et à l’idem, nos mains se joignaient sur la plage où une tour d’effets la dominait. Rien d’autre que de la candeur en masque d’oxygène. Une forme de bulle à écran géant pour un film sans vrai lendemain. Fautif à trop de griffures, j’abomine à porter le fardeau de ce suicide.   Alors qu’allongé sur sa plage, une fraise au gosier, je regarde seul, la tapisserie de ses murs, bleu d’éthylène.

Et à la fusion, trop long discours, tout se métamorphose.

 

Ce qu’il a manqué, quelques mètres de moins sur sa longueur. Trop de distance à m’y fondre en unique géant. Descente noire à pas oser croire, manquement de confiance en moi certes, pas assez haut pour et trop bas aussi…

Econduit au check-up du père, il m’a fallut retourner à mon radeau. Epongé tout le spleen des émotions qu’un ciel bleu met dans le bleue d’une âme.

 

L’ange manque à mes airs. Je siffle avec mes mains qui nous symbolisent tant. Une chanson d’un homme d’or le délivre si bien, des souvenirs foisonnent sur les écumes de mes yeux…

Aujourd’hui encore, j’y transcris une mare de sel à saborder ce qui m’enliait à une plage descriptible à celle qui fait mon ruisseau de couleurs. Elle a du parcourir à l’orage de mes nuages, des brumes de noirceurs que j’ai point voulu mettre en ses yeux. L’espoir fait que j’image pour elle, sa quiétude auprès d’un monoxyle de liston à orner son regard de bonheur.

Et trace de ce texte que j’ai écris pour elle, il y retranscrit la tourmente et tous les sentiments que j’aurai toujours. En ma cassette, elle trône en une place inoubliable.

Il est dommage que le silence couronne et que l’absence fasse ouvrage de douleurs. 

Dans cette zone de silence, j’ai marqué cette œuvre comme à ne jamais oublier. Elle a sut le dire si bien, résonne en moi ces boulets de canon qui tempête sur les vagues de l’océan. Non, jamais aux milles continents du poète, je ne défaillirais à rechuter à la calamité.

 

Cela n'est pas grand-chose

Cela n'a pas la senteur d'un parfum

Pourtant, ce petit rien

C'est comme ange de rose

Petit détail, futile delirium

Quelques miettes de pain

 

C'est comme l’ange qui ose

Il ne faut pas beaucoup

Juste un peu de soi

C'est comme ange qui se pose

On donne rien parfois

Pourtant c'est fou, fou

 

C'est comme un ange de prose

Des résidus de vivants qu'on sème

Aux portes de notre prochain

C'est comme ange qui déroge

Alors depuis je cote ce poème

Aux coeurs de ses petits matins

 

C'est comme être Ange d'éloges

J'annonce de riens, le serein

Le cri de l'âme si minuscule

C'est comme l'Ange qui dose

De mots doucereux en pression

Contre son coeur où tout se bouscule

 

C'est comme là, ange de rose

Si elle était là, je crierai encore

Toujours plus fort, toujours plus fort

C’est comme vous, anges en pause

Vous êtes, vous tous, des anges flores

Allez vivez ! Allez dehors !                                          A D.B.

 

J’inscris ces quelques lignes de plus pour verset cette ange à la continuité actuelle…

Rêve d’une nuit sur barge, elle m’est apparue secrète dissimulatrice. Me cachant le fruit de nos nuits sans escales, une enfant. Martyr d’un songe où rien n’est au présent. Reprenant le fil d’un message, j’appris son bonheur ruisselant. Il m’est indispensable d’y asseoir mon souvenir en tombe galant. L’essentiel subsiste dans son jardin floral, qu’elle s’épanouisse avec cette danse qu’elle change si élégamment.

Plus mot sur elle et ma passion instable, un trait suspend notre liaison. Encor un bouquet dans cette grande mare pour prier à oublier en faisant deuil à ce mal ouvrage….

 

 

Cinq années ont passé

Certaines plus longues que d’autres

Et pourtant, c’était hier

Je revois l’aéro, le premier regard échangé

Je revois l’aéro, le premier pas à ses côtés

Et pourtant, le temps a changé

 

 

Cinq années sont passées

Certaines plus difficilement qu’une porte

Et pourtant, point fier

Je n’ai pas donné au plus vrai

Tant apeuré, j’ai étranglé

L’hymne de ce tourment

 

 

 

 

 

 

XI

 

Puisqu’il faut maintenant contenir en un seul tonneau, l’eau de pluie, je ne bois plus trop.

Cela s’édit sur les cardinaux, cap vers les nuages, quelques gouttes ne sont pas de trop. Et quand sur la voile, je dessine le mistral, ce vent natal, j’attends les gazes pour décoller bien plus tôt. Tant je navigue depuis trop.

 

Et sous le soleil, enamouré de ces vagues rythmant au mal de mer, le cœur en battement.

J’éprouve, là où passe ma grenadine, le manque d’un reflet à s’y fondre pour sublimer.

Si longue traînée derrière mon esquif, des remous qui m’obligent à faire face.

 

Dernièrement, j’ai croisé un surfeur qui avait transformé son radeau en planche. Il s’est arrêté pour un petit dial. de première. Surfant de phrases bruineuses, il recherchait sa vague. Je lui répondis qu’il y avait des milliards de vagues, qu’il n’avait que choix.

 

Le regard à tournoyer, il me répondit, pas de folie, aucune n’a le critère, aucune ne mérite le surf de Légende.

Il m’explicita les caractéristiques techniques de la vague attendue. Les descriptifs correspondaient à un mannequin, Miss Surf, des contours au millimètre, et une voix doucereuse à la vague frémissante.

Dans une bulle de foi, il semblait convaincu de trouver là où elle prenait corps. Je lui souhaitais bonne glisse et d’un clin d’œil, me fit un cliché, genre : « lourd, tu es… »

 

Paradoxale système à quêter tous, le pourquoi on respire. Ce bonheur qui se décode sous les traits que nos âmes fabulent.

Passerai-je toute ma vie à vouloir et ne pas me contenter de ce que je possède en ce rien de mélodieux…

Et faut-il au rien pour vouloir tout dans l’antonyme d’un tout pour rien qui en suit ensuite…

Contradiction sans cesse, on revient toujours là où tout commence.

 

Delirium tremens, ma pensée me sèvre.

Oui, je chantonne de verres méditatifs et oui encore, la vie me capitonne de serres destructrices… Rien ne sert à cet océan de combattre, même pas une poussière ne vacille.

Les guerres et les champs de batailles où tonnent canons et sermons aromatisent les charognards avides de sang. Si force de rébellion parcourt mon âme, elle a force d’une eau douce, si douce à la froideur de son silence, si transparente par son indifférence.

Et lorsque je vois par delà ce que frontière physique, je m’inscris témoin acteur, assistant à la destinée de ma création.

Lorsque je repense au départ du surfeur, j’aperçois toujours cette lumière filant, assis sur sa planche et ramant les yeux fixés au devant.

 

J’ai oublié de lui demander, depuis combien de temps, il flottait ainsi.

Moi, cela fait trop longtemps. J’envie son abnégation à croire. Si j’avais été gangster, je lui aurai pris son impulsion tant il y avait la foi… Trop beau.

 

Ce soir, en hypnotique, j’ai écris quelques mots sur une planche ramassée. Elle devait dériver depuis un petit moment, dessus un nom figuré, Cactus.

Piquant, une écharde m’a prit en mon doigt, la poésie qui scintille aux nuits qui résonnent.

 

Tantôt, au loin, j’entends des voix qui reprennent en cœur, ces quelques chants que j’entonne, un chœur à l’unisson nous frisonne.

 

 

 

Saleté de radeau

Sale, j’ai été, pas beau

Depuis, je rame sans peau

Nu comme l’escargot

Vu par madame cargo

Elle m’acclame, chaud chaud

Saleté de radeau

Sale été sans eau

Depuis je crame ma peau

Nu comme un crapaud

Vu par madame cargo

Elle enflamme, t’es zéro, pas beau pas beau…

 

 

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