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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 10:00

 

 

Toi qui effeuille cette lettre sur ma tombe

Là où s’enterrent larmes d’âme,

Vil drame d’une dame

N’en serait  ce toi qui causa l’atome

Divisant mon corps dans la perpétuité

 

Toi qui gavroche mes mots d’un regard

Là où dessous, sceptique je dors

Là où trop saoul, pourri mon corps

N’en serait ce toi, paradis, mon phare

M’happant à revivre de tes baisers…

 

Recroquevillé dans l’arbre abattu

Couvert de velours, de clous condamnant

Pourrirai-je alors en ne vieillissant

N’en serait ce toi, croquante chaire charnue

 M’aimant de gerbe flétrie, déposée…

 

Tes pensées catins à me regretter

Pleurniche, mon somme trop profond

Et quoi que tu me pardonnes maintenant

Déni  de vie, parti à jamais

Perds plus ce temps, va autre, l’aimer…  

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 17:35

 

Fièvre, toux et  faible

Tremble doppler

Séisme corporel

Immortel cancer

Alité au septième

Porte à numéro

Perfusé chimio

Fond blême

L’espoir à leurs sourires

Marécage concert

Le noir à l’écrire

Immortel cancer

 

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 17:25

 

 

Confidentiel, dossier rangé, discrétion assurée et pourtant

Existentiel, médicamenté, exécution programmée de blanc

Nul recours, illusion artificielle, bouquet final

Carrousel, goutte à goutte, goûte la seconde, dernière

Conditionnel, refusé de présent, soute en première

Closerie banal, hôpital terminal

 

Ainsi je ne sera plus ce moi, autre

Parterre fleuri, quelque part en sorte

L’étoile réverbère, pisse la chance

Ronces de silence

 

Quelques où, vagues de cendres

Aux roches de mes racines, pas à vendre

Fragile phare sans signal

Démarre tour-départ, fin fatal qu’inexorable…

Et aux mystères de mes vers, ronge ma terre

Long noël d’un été seul d'enfer,  serf…

 

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 17:14

 

EGOcIviSME...

 

Adossée à l’échelle, le regard en l’air

Les pieds dans la gadoue, souriant de prières

A tous ces passants  feintant de ne rien voir

Sur cette branche, poils noirs

Boule en pleurs, peur  et la foule

Passe en vitesse, laissant dénouement

Trouvera-t-elle aux barreaux, finalement

Mieux que des excuses, une âme, sauveur soul

Trouvera-t-elle aux miaulements, sauveur soul

Sauve Boule

Boule pleure, peur et elle, cœur

Chante de prières, l’aide fugueuse des passants

Où courent donc toutes ces âmes, oublieraient-elles l’essentielle

Qu’au bout, tout en haut de l’échelle, St Pierre guette leurs élans

Boule pleure, peur et elle, douceur

Chant de prières, courtoisie d’un sauveur

Sauveur soul, éternel ange, nul dénouement

Combien de temps encor, loin d’une main tendue, ciel

Lorsque du haut de l’échelle, sur cet arbre à glands

Boule pleure, peur et elle attend sauveur…

 

25 juillet 2010

 

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:32

 

 

Elle change mes mots en rêve

Mes lignes en amorce

Elle danse, se métamorphose

Lorsque je lui écris, je t’aime

 

Insaisissable, elle se cache

Inabordable, elle  me lâche

Je suis une Signorina

Une Grinta !

 

Madre de Dios,  quelle femme

Ses lignes courbent ma voix

Elle enchante ma scène

Danse encore, rien que pour moi…

 

Olé !

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 10:04

 

 

Il pleut et cependant

Le ciel de grisaille, démons

Et pourtant

 

Il se peut  qu’enfant

Je m’éveille heureux, vraiment

Un amour naissant

 

Il pleut et de ce temps

Le rêve d’un astre flamboyant

Au  cœur brillant

 

Il se peut cependant

Que je me réveille, écran

 Cruel, rêve fumant…

 

 

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:55

 

Et où que j’aille

Partout d’ici à tes ailes

Je ne rêve que de toi

 

Et où que je regarde

Partout d’ici à cette gare

Je ne vois que toi

 

Et même si l’eau m’enivre

Aux reflets de nos souvenirs

Je ne suis plus roi

 

Et même si l’air nous unit

A cette même mort  de vie

Je ne suis plus moi

 

Et change les mots à mes propos

Et lange mon ego à tes échafauds

Partie, incessible croix

 

Et tangue l’absence en overdose

Et range mes  pitances  en fosse

Partie, impossible toi et moi…

 

 Tu me manqueras, tu me manques, tu m'as manqué...

Aliéné...

 

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 15:07

 

.Deux visions.

 

 

 

Elle s’est assise tout près de moi

Livide et pâle sourire en soi

D’interrogations en suspension

Aurai-je heures de colle…émanation

 

Elle s’est rapprochée tout contre moi

Insipide et mâle regard en soie

Propositions en délectations

Y aura-t-il cœurs en vol, sublimation

 

Elle s’est amusée de moi

Nocive et râle de pourquoi

Provocation en réalisation

Fleurirai-je cette sueur, excrétion…

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 12:39

Son trou

 

Et dire oui face au maire

Et le redire au nom du père

Sous l’hospice nuptial

A devenir ordre parental

Des enfants soleil

Dans ce ciel cruel…

Et se souvenir de noces

Lorsque mange l’os

Au pain béni  de ronces

Et se dire en défense

L’Ave Maria de l’espoir

En toile de nuits noires

 

Au père de mes cieux,

J’aurai du y croire mieux

Même si les petites sœurs

Couronnent mon drap de chœurs

Au père de mes cieux

J’aurai du vivre mieux

En courant au-delà compagne

Redonnant tire-billes à leurs pagnes

Au père de mes deux

Je ne regrette rien si ce n’est vieux

Con en adjectif  désignatif

Eloges d’un ricou introspectif…

 

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 21:33

 

Ne me juge pas à ce silence

Aux mains moites en errance

A cette âme qui flanche

Jamais plus dimanche

 

Là où nos doigts fusionnaient

Là où nos regards s’échangeaient

A tout cela, j’ai abdiqué

Jamais plus d’été

 

Ne te cache pas dans ces mots

Aux sombres lignes de l’ego

A cette terminaison, mon cachot

Jamais plus, tout faux

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