Citation :
Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille !
Charles
Baudelaire Recueillement
Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille !
Charles
Baudelaire Recueillement
.Entr’aperçu.
Les jours passent
Et de ton absence
Des larmes sur le divan
Des larmes de ces instants
Ou tes mains caressaient
Cajolaient nos baisers
Je regarde l’avenue
Les voitures en parade
L’une
klaxonne, d’autres en vue
Je regarde les façades
Les murs, taggueurs proprios
Et sur les trottoirs, les animaux
Détritus et odeurs
Et de cette avenue
Toi, mon bienfaiteur
Sans toi, cette vue
D’où je regarde depuis le divan
N’aurait rien de charmant
Les heures trottent au seconde
Le soleil décline l’attente
Où que tu sois, mon ange
Je t’attendrai, sur ce divan, patiente
De ton retour comme à chaque soir
Les jours passent sans te revoir
Et de ton absence, deux semestres
Des cris sur le divan qui reste
Un bout de nous, de nos instants
Deux menottes, terrifiant
Tu es mort sur cette avenue
Mort en traversant cette avenue,
Et lorsque je regarde dehors
Des larmes sur le divan
En serrant bien fort
Notre enfant
.Trabzon.
Trabzon pleure d’encre noire
Depuis qu’elle est partie !
Témoins les fresques à voir.
Les monts d’escaliers lient
La direction de son départ
Trabzon pleure au sel noir
Monte et voit, Tulipe à y boire
Thé noir cueillit par quatre
Elle est partie infuse
A y laisser blancheur
Fresques byzantines
Elle est partie angélus
Sa demeure sainte de chœurs
Espoir de la revoir, infime
Sainte- Sophie, je prie
Trabzon pleure de mer noire
A tout jamais le thé noir
Demeure
l’empreinte jadis
Qu’à sa lumière, Trabzon fut grandit
.Parloir.
Gothique parodie
Ou sainte écriture
De l’amour
En manque, sourd
Politique édit
Ou plainte sciure
De l’absence
En attente, patience
Ceux que l’on voit
Ne se dit pas sur les toits
Celui que l’on noie
Ne survit pas à ce qu’il boit
Entre tes doigts, feue, froid
J’écoute le silence du pourquoi
L’espoir est une vie d’attente
L’au revoir, des saisons lentes
Celui qui part sans se retourner
Ne voit pas ce qu’il a gagné
Celui qui reste sans avancer
Ne verra que l’ombre du passé
Entre l’enfer et le paradis
L’empreinte d’aujourd’hui
Entre la terre et à l’envie
Le moment enfuit
Demain en poussières
Hier brume passagère
Et aujourd’hui, présent
Don d’ouvrir à tout instant
Le plaisir, le malheur
Le bonheur, aiguilleur
Et souffle le vent
Souffle l’autan, le ton, mon temps
.Un rêve.
Et je suis...Rêve
Si imaginaire.
Et rêve, je ne suis
Rêve si fluide,
Aux idées anarchiques.
Rêve dans le silence,
Avec tant d’envies, je danse.
Rêve de tout espoir,
Traîne l’infini, l’illusoire.
Rêve jusqu’à l’ivresse,
Songe de caresses,
Rêve d’insolence,
Aux images qui dansent, dansent.
Rêve, un paradis
Sensuel d’amour chéri.
Rêve si seul d’amour.
A chaque tristesse, discours.
Rêve, songe si parfait
S’écoule et plaît.
Rêve profond qui se déroule,
Me défoule.
Rêve du bout des doigts,
Caresses légères, l’émoi.
Rêve pour m’épouser la nuit,
Quand fiévreusement elle m’envahit.
Rêve jusqu’au bout de ma vie,
Soupire, s’enfuit...
Rêve...
.Marie en pseudonyme.
A force de trop décrier
Tous les chants à sa Prométhée
Marie nous rappelle, vierge
L’Amour aux flammes du cierge
Nouveau temps, Internet trop librement
Spirituel, nouveaux amants, mentant
Derrière l’écran, à tout les temps, vent
A force de trop écrire
Tout mot s’y perd même innocent
Pseudo, nous protège, pire
Décryptons ce poème vivant
Marie en mélange, Aimer vraiment
Pseudo, un pet avant seau d’eau, raison ?
Lisez en mon cœur, l’enfant
innocent
Ce soir, les yeux immobiles
Et tes mains si fragiles
Ne pas savoir quoi t’écrire
Tant les mots ne peuvent suffire
Et quoi que j’’écrive, tu es en moi
Mon amie, ma confidente, un bout de foi
Que flamme vive, espoir
Et ne pleurent nues ; les âmes
Tant je veux encore y croire
Ne baisses pas les armes
Ne laisses pas au grand sommeil
Mon âme sans toi, j’ai pris goût
Ma Walkyrie normande, mon essentiel
Tous ensembles, main dans la main, comme des fous…
Avec toute mon affection.
.Jasmin.
Si tu savais comme d’antan
Les poings d’enfants
Tenaient en joue
Les maux malins aux forts du nous
Hymne à Léa
Si pure, t’as su dessiner
Mes yeux d’enfant
Sans encre entachée
D’un par-dessus trop encrassé
J’avais juste le cœur poupon
Si doux et candide à Aimer
Maintenant, je me dis
j’ai aimé ta présence
Pour tendre un paradis
De tes sourires d’once
Aux fleurs jasmin
Himalaya
Et infiniment, je me dis
D’un rêve en rose
Eclos l’innocence parodie
On a l’étamine le pistil en surdose
Fleur aux milles sources de ton secret jardin
Par-delà ma bohème
Ces mots de saveurs
Les parfums aux senteurs extrêmes
Le cœur en pré de fleurs
Aussi sauvage en toi,
Aussi intransigeante que Toi
Vision de chacun
Ce soir, monsieur et ses copains sont de sortie
Partis faire la soirée au bistro à commenter
Le match de la soirée, bière et Cie
Ce soir, madame er ses enfants sont réunis
Ensemble à regarder le dernier Disney
Jusqu’aux baisers étoilés, cendrillon et Cie
Et pendant que trotte l’aiguille, flotte sa pensée
Le temps des amours, le sourire des amants
Et pendant que dort sa promise, dote ses secrets
Le vent des discours, mentir à l’emploi du temps
Demain soir, monsieur partira en séminaire
Gros contrat pour mieux colorier preuves
Il ramènera un souvenir pour parfaire
Demain soir, madame confiera ses prières
Espérant miracle, devenir veuve
Pour ne pas salir au bonheur qu’elle espère…
Et tandis que flottent pastilles, dissous ce poison
Le verre fêtant le retour, sourire et plaisir…
Et tandis qu’il entre, bouquet et petit présent
Elle lève son verre ; à toi, mon amour,
trinquons à l’avenir !
Voilou me tire la langue pour meilleur profil, je l'accorde...
.Aime-toi.
Si tu veux suivre la trace
Aussi bizarre qu'ordinaire
que l'on suinte devant sa glace.
Aime-toi, aime-toi !
Si tu veux vivre, faut te plaire
Cesse de regarder à demain
Apprends la vérité, foi.
Ton corps n'est pas le critère
Tout comme la couleur des mains
Regarde ton âme en clair.
Candide et étoile, illumine-toi
Si tu veux sourire, regarde-toi
La beauté est là, pure !
Ni costume, ni robe n'assurent
Aime-toi, aime-toi !
Si tu veux fuir ta place
Si tu désires être à ta place
Voilà l'occasion à plaire
S'aimer pour aimer
Se donner pour donner
Chance à se satisfaire
Aime-toi, aime-toi
Aussi loin que tu ailles
Aussi bien devant qu'en arrière
Accuse et accepte d'avancer
Commence à t'affronter, Toi
Donne plaisir sans détail
Face au miroir de la cruauté
Cesse toutes ces prières
Si tu veux être aimer, aime-Toi
Aime-Toi