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Le temps s’évade et j’aimerai tant le retenir, être au firmament. Cette continuité éloigne inlassablement, effaçant en souvenir, ce zénith d'un moment quelconque pour ceux qui assistent et ne comprennent bien après, que là, en cette seconde, il y eut le soleil, une chaleur que l’âme colorie après en spleen.


Si je pouvais arrêter le temps, revenir a un moment bien précis, je ne douterai pas.


Sur, on dira qu’il faut avancer, que l'utopie ne rend pas heureux. Putain de vie…
Si j'avais une graine, je chercherai une terre abondante, un ciel chargé de saisons.
Si j'avais un silence, je chercherai fond du regard, ce sourire emplit de sentiment.


En attendant, ma chère amie, je dors. Sommeil d'existence qui convient à ma nature dans ce temps qui n'est point mien.
Psychologie, prescription ou des petites voix déboutonnent un a un, moral et devoir… M’est égal si majuscule demeure à un train vide ; ce temps enfume le bal des rêves.


Il n'y a plus que souvenirs et wagons de larmes, de regrets. Impossible d’accélérer ou de quitter ces rails ou la coque coupe à chaque pas, saigne Venise…
Ma chère amie, le temps a tant et tant de fois en conte de fée, fait que le présent ne s'accorde présent qui offre le passé fuyant.
Et s’il reste souvenirs, dédale, disparaissent et surgissent en lames aiguisées pour éveiller les mélanges. Entre joie et pas, que restera-t-il au futur, train de retard.


Finalement, l'espoir de cette boite du temps jadis n’allouera rien,  ni maintenant qui se scellera au royaume des imbéciles… Dire des choses, heureux d’écritures et malheureux aux ratures. Je m'accoquine à la vieillesse où nu, mes yeux se noieront, et mon corps asséché servira d’engrais aux fleurs des futurs amoureux…


Ma chère amie, vivre avec des bisous dans le cou, vivre avec des baisers qui en vaillent le coup.
A tout cela, à cette existence où le temps des amours, sommet d'une croix…
Résurrection qu'ascension, apprendre avant, genoux pénitents…
A jamais du toujours, le temps interdit de revenir à un moment précis, à cela je n’en doute pas, trop…

Beaucoup trop mais au moins, il est vrai que le manque souffle en mes veines, que tangue l’alcool destructeur vers mon cœur. C’est vrai que je bois, tasse de trop, noyade de solitude aux verres sans fond, que même le temps semble différent qu'indifférent.

Ma chère amie, ne culpabilisez pas ! Mon âme, la torpeur et le sable sur ma face s’écoule. Qu’importe s'il y a destruction, qu’importe si c’est un midnight-express, je ne renverserai pas tant il y a jolie degré.
L’été, l’automne à cet hiver me lève, à jamais cette idée que le temps m'a volé.

Allez, tourne l'hélico, ma vie, je commence à la détester. Nul suicide, route a part sans tube de colle a la moralisation. Grands les miens, muguet pour moi désormais, si le temps veut offrir, moi je sens rebord du verre.. Ainsi un a un, je souris et oublie… 

Ma chère amie, tu es de plus en belle, moi de moins en moins dans tout ce qui est le plus des extrêmes. A chacun sa folie, mélancolie, je ne me détruis pas, je vis dans une sorte de banlieue, hors du système, en panne du correct.
Tout cela pour que tu ne m'en veuilles pas, si pourri a l’intérieur, longue la nuit qui viendra. Je barre a mon radeau jusqu’à cette plage où tout se barre… 

Ma chère amie, ne m’en veux pas, aujourd’hui, je ne dirai rien de spécial que le temps est fini. 
Je lève mon verre a ce ghetto, a cette zone de non-droit. Là en cette piscine de couleurs où se mélangent les doses et parfois grelots de musique, j'absorbe ma solution aux mirages.

 

A finir ce papier blanc comme cette bouteille, j'y glisse comme je l'imagine mon battement éternel pour que tu l'ais en chaleur lorsque mes doigts, tremblement et dédoublement, ne relieront plus nos mondes….

Prends soin de ton rêve et ne laisse pas le temps comme il a fait pour moi, tu y parviendras.

Et sans aucune habitude a ces derniers Mots :

 

Je t'embrasse ma chaire Amie.

 

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Published by Troubadour