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En feuilletant l’album photos, aux flots des années, des saisons marquant ces évènements, mutation physique comme ce regard d’enfant prenant le chemin des con ...damnés.

C’est la vie, vent qui souffle nos rêves et nous amène au-devant, à devoir construire et  détruire lorsqu’on ne fait pas attention…

Moi, détruire, je ne sais pas le faire, preuve en est. Je n’accepte pas de faire mal à autrui consciemment même si cela va au détriment de mon bonheur.

L’égoïsme n’appartient pas à mon terreau.

 

Respecter l’être comporte la nécessité de le protéger même à mon propre détriment.

 

Ainsi ma conception s’organise.

 

Alors face à ses photos, le monde s’ordonne au fil du temps.

Et chaque photo, une histoire, des souvenirs, des numéros de comédie, tragédie aussi.

Et le temps nous en éloigne en naufragés à ne plus pouvoir y retourner.

Et aux souffles des jours, plus rien n’est comme avant. Et en détresse, on devient.

 

Refermer l’album, comme clôturant le temps, passé,. Accepter que plus rien d’avant ne sera pareil, cruauté aux disparus, aux sentiments, émotions… Ainsi va la vie, nous oubliant jusqu’au dernier instant, mares de regrets que nombres auront.

 

Et là, assis à écrire, je réalise mes pulsions d’adulte, de ces bateaux blancs à la dérive, de ceux où trainent mes rêves, croisière d’amnésie pour pouvoir perdurer sans dire qu’il ne fasse beau.

Et même si mon écriture se remplit de fleurs aux rondeurs de lettres idylliques. L’assemblage n’a pistil de senteurs, mes mots révèlent que j’erre inexorablement depuis Léa, en dénie.

Réaliser que mes larmes sont celles d’un enfant en quête de Bonheur, d’être qu’au but simpliste, être heureux. 

 

Et de voir qu’au temps, tout s’en va et qu’il me faut décider inévitablement un côté, là où je me  dois d’aller pour continuer d’être entre le jour et la nuit.

 

Heureux ou non.

 

Et à ce non, impliquant responsabilité et des préjugés personnels. Méditer ne sert à rien, je me révèle à mes actes.

 

Et finalement je ne sais où est le réel Bonheur, tant je ne cherche plus.

 

Dire que je suis blasé ? Donner ce n’est point vouloir recevoir, là va ma nature. Alors point blasé, simplement, accepter les conditions existentielles des relations humaines, société en manque d’amour vrai, de relation humaine en valeurs autre que matérielles.

Naturellement, on se doit d’avoir un toit, des exigences matérielles. L’image de vivre tout nu et vivre d’amour et d’eau pur.

 

Utopie du mot heureux !

 

Vouloir des bises et des bisous d’une nature candide, ressourçant à chaque fois mon sourire…

 

De ces baisers non physique, platoniser est-il proscrit alors que je me délecte de cette sollicitude.

 

Alors certains y liront dans l'erreur, peu sauront ma  nature, celle qui sans fièvre vengeresse, cherche à augmenter la lumière à l'intérieur, de cet amour sans fixation charnelle.

 

Non certains ne sauront comprendre, ils traduiront avec leurs chaines, boulet qu'ils trainent et qui finalement leurs empêchent d'accéder à la lumière...

 

Avoir trahi une fois m’a coûté, ennemi suis-je…

 

Réveiller les mots qui depuis guident mes nuits. Et si le rêve demeure le seul endroit où l’on me trouve, il n'a ni porte où d'interdit, simplement l'accès réclame de savoir marcher sur le sable mouvant.

 

En caméléon, je me dissimule en protection, repoussant parfois par des comportements inappropriés qui paralysent ceux qui viennent trop près sans préserver...

 

Ils n'y verront qu'incompréhension, ne regardant pas par leur lumière pour comprendre que dans cela, feux d'artifices, nul fou où compliqué, une âme enfant en mode protection...

 

Bien évident que dans mon bouillon, trop cramé par le temps, par les aigreurs, et d’ingrédients qui ont donnés goût loin du mot Bonheur.

 

Me suis réveillé diront les plus expérimentés.

D’autres diront, c’est la vie…

 

Et aujourd’hui, dans le radeau de la Rêvéalité, dérivant sans chercher à maintenir de cap, dans un carpe diem, je laisse le hasard me donnait le rendez-vous, me portant ainsi vers le destin mien.

 

Et même si j’ai rencontré ce A. N’en demeure l’espoir fol  et profond de le recroiser en allégresse.

 

Et si un jour, le hasard en symphonie, me mène  dans une réciprocité, la majuscule, la piqure de rappel sera terrible.

 

Et  comme un tic-tac, bombe humaine, à l’intérieur de moi, le choc imminent sera au départ de mon Papa.

 

L’ancre sera levé et plus rien ne m’empêchera de rejoindre la pudeur de cette planète invisible.

 

Et plus le temps passe, et plus je me rends compte que tout est écrit, que je me déleste en offrant mon amour pour partir plus léger, plus haut que l’invisible ne transparait à ces mots…

 

Solitude de mon existence, vivre entouré mais seul dans cette jungle. Tous disent me connaître mais aucun n’a pareil horizon. D’explicatifs je n’en donnerai point tant je donne le meilleur et le reste m’appartient.

 

Et s’il me restait un vœu à faire par ce génie qui veille sur moi. Lui qui m’a offert la magie de l’écriture qui lézarde mes murs d’insolence. 

 

Ce vœu serait, une dernière fois, pareil aventure avec un rebord de falaise pour que la terre rejoigne la mer…

 

A chacun son interprétation, le génie comprendra.

 

Et l’album photos à nouveau  rangé comme le seront dans le cimetière, nos corps figeait, drôle de photographie… 

 

Est-ce que cette vie terrestre nous prépare à cet après, la réponse serait simple mais la bulle coince et renferme dans l’aquarium,  le trésor cachait.

 

L’oxygène s’y échappait d’ailleurs. Oui, écrire délivre des bouts de moi que tant ont cru décrypter.

 

Je ne suis point encoder mais simplement personne…

 

Soldat de l’amour, j’ai combattu par mots couchés, liaison de l’inconscient, maison mère des sentiments.

 

Baïonnette d’encre, transperçant de silence, les répétitions, j’aurai écrit dans une célèbre bataille que le bonheur se construit dans les souffrances…

 

Et voilà je termine ce chapitre dans les absences obligées, bâtissant de ce nouveau moment où dans le rétroviseur, j’ai revu tous les anges partis dans le feu de l’éternel.

 

Moi-même, métamorphosé de cendres, j’irai alors aux pieds des remparts, fortifié cette ville, ma silhouette s’envolera dans un foulard rouge et noir…

  

 

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Published by Troubadour