Mercredi 16 décembre 2009
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La barque retournée, les rames de côté
J’ai entreposé les bouées, les accessoires
Mis les pieds dans l’eau, me voilà paré
La canne à branches pour étendoir
Au fil bouchon qu’inexorable flotte
Pas de vers que d’hameçon, chapeau
Mon corps allongé bercé aux flots
Et plus rien à l’horizon, sieste barbote…
Et soudain, un souffle m’éveille, un drôle d’oiseau
Perché là, sur le rebord, me tournant le dos
Je l’ai regardé pantois, silencieusement de peur
Qu’il ne s’envole, laissant là qu’une erreur
A sa venue affable ; alors je me mis à lui parlé
Dans l’esprit que je concède aussi plombé
Que regardes-tu, ma ligne, n’as-tu rien en tête
Où comme moi, rêves-tu à cet amour boette…
Allongé, lui, sur la proue à fixer l’eau
Je me suis mis alors à regarder le soleil
En riant, pourquoi, est-ce là mon essentiel
Est-ce là, un signe à mon alter-ego
Rêverai-je d’oiseau pour la retrouver
Devrai-je avoir des ailes pour qu’albatros
Je m’envole dans les cieux étoilés
Lui chuchoter mon amour qui tosse
Et aussi lourd qu’un bruit sourd
Mes yeux s’ouvrirent sur un plafond
Aussi lumineux qu’au blanc défilant
Des bruits tout autour,
Et une douce voix qui me dit
Surtout bel oiseau, ne vous envolez plus ainsi
Vous êtes tombé de l’échelle sur la barque
Hôpital, opérations sans fin, je débarque….